Loisirs·Schizophrénie·Tennis

Reprise des tournois de tennis après 7 ans

J’ai joué hier mon premier tournoi de tennis depuis 7 ans!

Ces 7 dernières années n’étaient pas que des années de malheur, mais les années 2014 et 2015 ont laissé des traces terribles. Mes psychoses m’ont conduit à deux reprises à l’hôpital psychiatrique pour une durée de deux mois à chaque fois. Le plus dur était en fait de se retrouver à la maison sous forte camisole chimique, sans emploi et sans perspective de retrouver un financement par un nouveau travail ou par l’invalidité.

C’est assez curieux, mais maintenant ces souvenirs me reviennent des moments où j’arrivais à peine à tenir une fourchette pour me nourrir et où j’étais dans mon fauteuil en regardant l’heure qui passe de manière interminable, sans envie de faire quoi que ce soit pour m’occuper et bien entendu avec une forte tendance suicidaire.

Fort heureusement, en 2014, mon feu psychiatre traitant avait reconnu la gravité de la situation en réduisant le traitement precrit par l’hôpital (la dose maximale autorisée, soit 150mg de Xeplion) à quelque chose de plus raisonnable. Mais les dégâts étaient si importants que j’étais durablement handicapé dans ma motricité.

Pendant plusieurs années, mon tennis était devenu lamentable. J’ai progressivement pied grâce à mes fidèles partenaires, ainsi qu’au club de Schinznach où je joue régulièrement au double avec un groupe de retraités très sympathiques et compréhensifs de ma situation.

C’est donc en voiture que je me suis rendu au tournoi à Schinznach, à l’endroit où je m’entraîne habituellement de nouveau depuis un peu plus de 3 ans. Là aussi, victoire sur le mauvais sort, étant donné que mon permis de conduire m’a été retiré à deux reprises, en 2014 puis en 2017, ceci pour une durée totale de 4 ans et demi.

Je suis arrivé assez tôt, le temps de prendre un café à l’Aquarena, un centre de Wellness situé sur le même site que mon club de tennis Mon premier adversaire est arrivé un peu plus tard en raison d’un retard de train, mais il a gentiment accepté de poser pour une photo, comme dans les tournois de l’ATP 🙂

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Le tournoi était un MS R7/R9, c’est à dire à priori destiné aux jeunes joueurs, donc j’étais plutôt l’exception. Mon jeune adversaire est maintenant âgé de 18 ans, donc il avait … 11 ans lorsque j’ai dû arrêter les tournois pour raison de santé.

Le résultat d’un match de tennis est parfois assez trompeur. J’ai perdu 2:6 1:6, mais les jeux étaient assez accrochés,
la partie ayant duré presque une heure et demie. Mon adversaire a commencé à jouer à l’âge de 5 ans (moi à 35 ans). Il était très calme, avec une bonne routine pour gérer toutes les situations.

La bonne nouvelle à retenir est d’avoir la confirmation que je suis de nouveau capable de disputer des tournois. D’ailleurs, je viens de m’inscrire à trois autres tournois en décembre. Il y a certes des points à travailler, mais c’est ce qui fait l’intérêt de la chose et donne de la motivation pour continuer ce travail de fond.

Ce tournoi de reprise était un tournoi à domicile, sur mon terrain d’entraînement hedbomadaire, en fait de la terre battue sous un ballon plastique en hiver.

Voici une photo du clubhouse (datée de 2017, avant le Corona).

Clubhouse

L’autre intérêt des tournois à Schinznach, c’est la possibilité de jouer deux matches sur la journée, aussi bien en cas de victoire que de défaite. Le temps d’attente pour le second match était assez long, plus de 4 heures. Mon deuxième adversaire était beaucoup trop fort, niveau réel bon R6 en Suisse, c’est à dire environ 15/4 en France.

Ce match était plutôt à sens unique. Mon adversaire maîtrisait un service puissant avec du lift sur mon revers, mes retours étaient trop courts et il me mettait systématiquement un pain dans un côté du court. À noter qu’il est actuellement en tête du Grand Prix Suzuki de la catégorie MS R7/R9.

Curieusement, la forme physique n’était pas un problème, bien que j’aie arrêté le footing en raison de troubles assez inexplicables dûs au traitement à l’hôpital en 2015.

Cet après-midi retour à l’entraînement à Schinznach. Ce sera l’occasion de travailler mon smash afin de mieux couvrir le filet en cas de lob de l’adversaire. Mis à part une scéance de smash à un camp d’entraînement en juillet de cette années, je n’ai pratiquement pas joué ce coup lors des 7 dernières années. Mes entraînements se cantonnent en général aux coups de fond de court et au service.

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Club B & Club S

J’ai lu voici quelques années un excellent bouquin sur le partage de l’Univers entre deux mages.

L’un possède le Club B sur la Terre, c’est à dire la loyauté, l’ordre, la propreté, etc… L’autre manage le Club S, soit la luxure, le jeu, l’alcool, la droque, la maladie,  etc… L’univers est donc un jeu. Nous faisons partie de la matrice en étant leurs jouets.

Dans le livre, ils envoyent chacun un émissaire sur la Terre pour un duel. Si je me rappelle, les deux émissaires tombent amoureux l’un de l’autre. À la fin, tout le monde se retrouve autour d’une table dans le bureau du propriétaire du Club B.

Mais voilà, la réalité dépasse la fiction, comme on dit. L’évolution des espèces s’emballe sur la Terre.À mon avis, Club S fait attraper une psychose à un chimpanzé pour le faire évoluer, juste pour rire bien entendu. Mais l’animal développe des capacités intellectuelles insoupçonnées. L’évolution s’emballe. Le singe devient homme et colonise la terre à vitesse Grand V. Club B invente donc la religion pour essayer de dompter l’homme, ainsi que d’introduire les sciences (mathématiques, physique, etc..) pour guider l’homme vers le bon chemin. Club S introduit le sexe « permanent » (par rapport aux animaux, pour qui c’est sporadique), le jeu l’art et la musique pour occuper l’homme de façon intelligente.

C’est là que la schizophrénie du singe devient incontrolable. La pyramide des races avec l’homme comme super-prédateur devient davantage pointue. L’homme forge petit à petit une hiérarchie avec des top managers au sommet gagnant des dizaines de millions. Le même système extrêmement pyramidal existe dans le tennis ou le foot. Les problèmes commencent à s’intensifier lorsque le Club B récupère des méthodes du Club S et vice-versa. L’ordre est perturbé.

L’homme s’organise au point qu’un leader du Club B (oui d’abord B on me dicte, et pas S) émerge, regroupant tous les vices de la vertu. C’est Osama Bin Laden. Il est sans doute mort maintenant, mais il a dû organiser sa descendance pour le remplacer.

Dans l’autre camp, un autre leader émerge, récupérant la religion sous forme de Scientologie, ainsi que les sciences occultes pour arriver à ses fins.

Les propriétaires du Club B et du Club S organisent une réunion de crise et décident d’introduire la technologie sur la Terre pour éclairer l’homme en guise de nouvelle religion. C’est Adam Smith puis Joseph Smith (entre autres) qui sont chargés du boulot. La gestion des process doit remplacer la religion, dont la dérive inquiète fortement.

Pas de chance, les choses s’emballent encore davantage. Steve Jobs, un leader psychotique, invente l’iPhone, au système propriétaire, c’est à dire non Open Source et non partageable avec d’autres. Un ingénieur est normalement quelqu’un de généreux, prêt à partager son savoir avec d’autres, comme le font les fondateurs de Google. La durée de vie de la batterie est réduite à un jour… soit-disant pour des raisons de place… L

La vraie raison est une autre… l’iPhone utilisé comme outil de dictature avec plus de 50% de parts de marché dans certains pays peut devenir une fantastique machine à exclusion. Pas de mobile, pas d’accès.

La Terre est prête pour une dictature féroce, encore pire que ce qui a existé avec la Roumanie ou la Corée du Nord. Les robots deviennent les policiers du leader psychotique. Bientôt, ils partent dans l’Univers faire leur mission d’asservissement.

Club B et Club S paniquent… la situation semble perdue… leur beau jouet en train de devenir cassé… L’ennui est la plus terrible des sanctions, pire que la souffrance. La partie semble déjà perdue… Ils décident donc de former un individu regroupant les qualités des deux clubs et de lui faire suivre un entraînement digne des forces spéciales israeliennes.

En fait, comme aux échecs, ils ont anticipé cela depuis belle lurette. C’est pourquoi ils ont fait la Suisse, état politiquement neutre. L’individu en question ne naît pas de l’opération du Saint-Esprit mais de père inconnu, à priori avec du sang juif (voir unendliches Judentum sur Google). Il étudie dans une grande école d’ingénieurs française, où on apprend entre autres choses à être un haut fonctionnaire de la République, soit un gérant du territoire et des personnes. On le marie à une enseignante, douée pour responsabiliser les enfants. Club B et Club S sont d’accord, il faut « casser » cette personne pour lui faire comprendre le monde de ceux qui sont défavorisés.

L’individu (der Explorand, en jargon psychiatrique Suisse, ce qui peut faire penser à un explorateur) est donc périodiquement envoyé en clinique psychiatrique dû à une psychose cyclique. Il découvre le tennis pour stabiliser sa personnalité.

L’Explorand croit communiquer avec les Aliens le 14 november 2012, en filmant un vaisseau spatial (la planète bleue près du soleil) avec son mobile HTC. On croirait apercevoir l’aigle de l’US Air Force sous forme de nuage.

US Air Force in Action v2
Hello to the Aliens

La même chose en vidéo:

Et une vidéo d’exorcisme en prime pour ceux qui ont eu la patience de lire ce blog jusqu’à la fin. J’en ai encore une avec trois planètes (boules en marbre pour le Club S, le Club B, et une balle de tennis) .

L’Explorand est formé au xleadership lors de séminaires organisés par son entreprise, Colt Technology Service, une grosse boîte anglo–indienne-américaine de Télécom/IT. Il apprend les bases des méthodes process et s’intéresse plus particulièrement au Social BPM (Social Business Process Management) dont l’essence est d’éduquer les utilisateurs aux principes de construction informatique.

L’Explorand est fiché par la Scientologie dès son plus jeune âge, lors d’un voyage en Irlande en 1984, alors que les fichiers informatiques n’existaient pas encore. Il est repère comme une menace potentielle en raison de sa fermeté de principe. La Scientologie ne le lâche plus. D’ordinaire, il mêne une vie normale, avec femme, enfant, voiture, job, appartement, sport (volleyball) et tout ce qu’il faut pour être heureux. La Suisse lui convient bien pour vivre et travailler.

Lors des psychoses, la Scientologie tente de l’impressionner. L’Explorand commence à penser qu’il est l’arbitre entre la CIA et la Scientologie. Il est interné à plusieurs reprises contre son gré, parfois il passe deux mois d’affilée à l’hôpital psychiatrique.

Mais sur la Terre les choses se corsent… Donald Trump et Kim Jong-un commencent la troisième guerre mondiale. Pourtant, Kim Jong-un a reçu une éducation en Suisse dans un collège avec des élèves normaux. Cela montre la puissance de la tyrannie.

Les gestionnaires du Club B et du Club S décident d’abbatre toutes leurs cartes et d’arrêter de jouer… Club B entre en contact direct avec Bip (le nom de l’Explorand à l’école d’ingénieurs) et lui confesse son histoire, en lui confirmant le secret de l’Univers. On lui demande d’être efficace et rapide, la destruction et le chaos menacent l’Univers.

L’Explorand change. Au lieu de considérer la Scientologie comme un fléau et d’être aggressif envers toute intrusion, il commence à considérer ça comme un jeu. Il tend la main à la Scientologie en leur proposant de suivre des cours de xleadership. Il tend la main à la Mafia et leur expliquant que la prison est certes à court terme la seule solution légale, mais que c’est temporaire.

L’Explorand a vécu les affres des symptômes négatifs de la schizophrénie, le temps qui ne tourne pas, la nébulisation par les médicaments fortement dosés, le risque d’exclusion sociale par la stigmatisation mais aussi tout simplement la perte d’intérêt.

Voilà voilà, j’espère que cet article vous aura plu. La suite de l’histoire sur ce blog!

Loisirs·Tennis

Après-midi à Schinznach Bad

Les bains thermaux de Schinznach Bad se situent presque sur le chemin de retour de mon travail. Cet après-midi j’ai pu me libérer après une bonne matinée de travail et j’en ai profité pour aller au sauna.

Sur le chemin j’ai rencontré une dame âgée à la station de train de Rupperswil qui voulait faire la causette, chose plutôt inhabituelle en Suisse alémanique. Je lui ai montré mes connaissances fraichement acquises en prévision de temps/pluie par l’app MeteoSuisse.

Une fois arrivé à Schinznach j’ai pris mon temps pour admirer le green de golf ainsi que de faire un tour au tennis club de Schinznach. Chose curieuse, d’après Swisstennis je suis encore membre de ce club, étant donné que j’avais fait une demande voici quelques années. L’entrée est normalement réservée aux membres, mais vu le peu d’affluence à ce moment, ça n’a pas posé de problème de se faire admettre.

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Une fois arrivé sur place, je m’étonne de rencontre un visage connu, celui d’un joueur de Bremgarten, le club de tennis dont j’étais membre depuis 14 ans, avant de devoir cesser d’être membre suite à mon invalidité causée par les dernières psychoses ainsi que les médicaments. Urs avait rendez-vous avec trois autres membres du club de Bremgarten pour leur programme annuel tennis + golf. Il est en effet possible de jouer en tant qu’amateur sur trois trous du terrain de golf, ceci sans conditions particulières.

Le club de Schinznach me plait bien. La gérante m’a orienté vers les profs de tennis tchèques, ce qui m’a branché étant donné le tarif de leçons particulières assez abordable pour la Suisse. Je prends donc une leçon mercredi prochain à 18h.

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En chemin vers les bains thermaux se trouvaient un chantier compromettant l’accès habituel. Un ouvrier allemand m’a conseillé de traverser la clinique privée. Surprise, au rez-de-chaussée se trouve une immense pièce bar, ainsi qu’une extension dehors. Surprise encore, un pianiste entretenait les clients. Surprise encore plus grande, ils applaudisssaient à la fin de chaque pièce.

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J’ai pris deux panachés en envoyant des messages Whatsapp à Jana, ma partenaire de tennis tchèque, qui a répondu de manière très prudente, étant donné que j’utilisais l’ancienne carte SIM de ma femme, donc avec un autre numéro. Clever girl!

Je suis finalement allé au sauna où j’ai fait deux cycles assez rapides pour pouvoir rentrer à une heure raisonnable à la maison. Pas de photos, c’est interdit dans ce sauna « naturiste ». Par contre, pas de souci pour faire un selfie avec le très sympathique employé du restaurant de l’Aquarena.

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Retour à Zufikon en reprenant le train à Schinznach Bad, changement à Brugg et Dietikon.

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