Développement personnel·Loisirs·Musique et show·Tennis

L’année 2022 en rétrospective

En relisant L’année 2021 en rétrospective , je constate que j’ai déjà mis la barre bien haute en 2021 !

Eh bien force est de constater qu’en 2022, ça a continué dans la bonne direction…!

Le coaching reste un élément essentiel dans ma vie. J’ai entretemps arrêté les séances de coaching de développement personnel, n’en ayant plus besoin. Le coaching tennis continue de plus belle avec Petar, mon nouvel entraîneur à la TAD et Jarda comme précédemment. Le piano et le piano-chant deviennent une passion atteignant le niveau du tennis, ce qui n’est pas peu dire !

Ce qui est nouveau en 2022, c’est le coaching spécifique pour le chant. En mai, on a commencé « The Show must go on » de Queen en piano-chant (accompagnement piano en chantant) avec ma coach franco-suisse. Là, grosse révélation, je me suis rendu compte que Freddy Mercury avait une tessiture assez haute… En juin, j’arrivais péniblement à chanter (ok, le verbe correct est plutôt « sortir »…) le si aigu de « Show » parfois le matin, mais pas le soir. Je « chantais » les phrases « does anybody » etc.… en alternant voix de poitrine et voix de tête. Ma femme n’aimait pas, mais avec le recul, je dois avouer que c’était assez affreux…

Le découragement n’est pas le genre de la maison. J’ai donc recherché en allemand sur Google comment chanter plus haut. Je suis tombé sur les vidéos de Martin Selle, un Munichois. Certaines de ses vidéos ont 200’000 vues. Je me suis inscrit à un cours d’essai (payant, mais à tarif réduit), curieux de voir s’il allait venir en personne. Cool, c’était bien lui ! J’avais un peu le trac qu’il me dise à la fin que mon niveau était insuffisant pour ce genre de cours. La seule condition, c’est apparemment d’être motivé et là, pas de souci !

J’ai donc commencé à faire des exercices de chant. Avec mon nouveau smartphone Google Pixel Pro 6, acheté grâce à mon fils (il m’avait légèrement bousculé au printemps en mettant son manteau, ce qui a entraîné la mort subite du précédent), j’ai commencé à enregistrer les séances de coaching pour les passer en revue tout en marchant dans la forêt, dans le quartier, le long de la rivière ou au lac, parfois devant des vaches… J’étais fasciné par cette impression de liberté. Mes nouveaux écouteurs Bluetooth de Bose sports fonctionnent à merveille. Il suffit d’emporter cette petite boîte bleue en plus du smartphone et c’est parti !

Le chant est passé d’une occupation à une passion. Pourtant, ça faisait déjà 7 ans que j’étais membre assidu de ma chorale à Rudolfstetten. Mais je ne m’étais jusque-là jamais posé la question de la technique de chant, ignorant même la notion de voix de tête par exemple. On n’est plus que 2 ténors hommes (+ une femme à la voix devenue plus grave, mais affaiblie), puisque notre 3è ténor avait malheureusement eu un sérieux accident en tombant d’une échelle voici deux ans. Pour compenser, la présidente de la chorale m’avait demandé lors de la dernière excursion de la chorale en août 2021 si je pouvais chanter plus fort… Elle m’a dit que j’ai une belle voix, mais pas assez sonore.

Au bout de quelques semaines, donc assez rapidement, mon volume sonore a augmenté grâce aux séances de coaching. Les femmes du registre alto à ma gauche ont été étonnées ! Il y a trois ans, j’entendais mon voisin chanter plus fort que moi. J’étais peu sûr de moi pour entonner correctement. Maintenant, c’est le contraire 🙂 À souligner qu’il a malheureusement eu une attaque cérébrale cet été dont il ne s’est sans doute pas complètement remis.

Ma chorale vieillit et aucune relève en vue. C’est une perspective un peu déprimante… En faisant régulièrement des exercices, je pense parfois atteindre le niveau pour devenir le chanteur d’un groupe de musique amateur. Bon, c’est juste une idée, pas de pression… Je découvre un nouveau monde grâce à Internet en utilisant l’application Smule par exemple. Ça permet de faire des solos ou des duos accompagnés de musique. Encore une bonne chose découverte en 2022 ! Et voilà le résultat en septembre : https://www.smule.com/recording/emmanuel-moire-sois-tranquille/2321849636_4470886921?channel=Copy-Link

Bien sûr, on peut toujours faire mieux ! Et fin 2022, ça a encore bien progressé !

Chanter me donne ce sentiment de « Party ohne Ende », c’est à dire de fête sans fin. Je suis mieux connecté à moi-même. Je redécouvre les émotions de la musique, étouffées durant plusieurs années par les neuroleptiques. Je prends de nouveau du plaisir à écouter de la musique en route dans le train par exemple. Je chante même en guise de préparation mentale avant les tournois de tennis !

Et voilà mon nouveau sac à dos avec mes loisirs préférés, fait et peint à la main en Alsace.

Bon, le tennis passe visiblement en deuxième place en 2022… c’est pas mal, dans la mesure où entre 2014 et 2016, je croyais que c’était définitivement mort ! Mes objectifs pour 2021 ont été partiellement atteints. J’ai participé régulièrement à des tournois, en gagnant un match de façon régulière au bout d’un combat de deux heures (adversaire niveau bon R8) et un match WO par abandon d’un joueur s’étant blessé en voulant sauver une bonne balle d’attaque de ma part. Plus quelques autres résultats honorables genre 3:6 5:7 contre des joueurs classés R7.

J’ai fait exactement un entraînement avec mon ancienne équipe du TC Bremgarten, en remplaçant un joueur ayant mal au dos ce jour-là. Petite anecdote marrante… le joueur un peu handicapé est venu en spectateur en fin du match d’entraînement alors que je jouais en double contre son frère jumeau. Il a claironné « faute de pied » sur un de mes services au jeu décisif final. Cela ne se fait pas à notre niveau, où les fautes de pied sont plutôt la norme… Pas fair-play. J’avais encore un service sur le partenaire du jumeau. Ace… et question lancée au spectateur : « et là, il y avait aussi faute de pied ? »… Trois balles plus tard j’ai conclu sur un bon smash en guise de balle de match. Soirée réussie, mais niveau encore insuffisant au goût du capitaine.

Qu’à cela ne tienne, je fais de nouveau partie du club de tennis de Bremgarten. J’ai pu m’entraîner régulièrement le mercredi midi avec Beat, de niveau bon R7, voire R6. Beat est ce qu’on appelle un « Querdenker », sceptique mais bon vivant. J’ai aussi participé au tournoi annuel du club en août. Perdu quatre matches en une semaine, mais content d’être capable de montrer que je pouvais de nouveau me battre sur un terrain. En fin de saison, j’ai également commencé parfois à m’entraîner avec Ernest, un autre membre du club du même niveau que Beat.

L’entraînement à la TAD continue de plus belle avec Petar, un coach âgé de 23 ans d’origine serbe et italienne. Ces derniers mois, je sens que ça va décoller… en 2023. La grosse découverte en 2022, c’est comment accélérer la balle. D’abord une toute première fois, waow…, puis en répétant et en systématisant. La première fois qu’on réussit à frapper beaucoup plus vite sans effort, c’est surtout l’étonnement qu’une chose pareille soit possible. Mon style de frappe était plutôt de pousser la balle, certes avec un important mouvement du corps, mais complètement inefficace. Au moment où j’écris, pas encore de performances lors des tournois de la saison d’hiver, mais les adversaires étaient parfois beaucoup trop forts (ex-R4 par exemple). Comme je le disais plus haut, le découragement n’est pas le genre de la maison !

Oui, le tennis coûte une blinde, surtout la TAD qui a même augmenté le prix des cours au cours de l’année. Mais on ne vit qu’une fois, ça me fait du bien et je peux financièrement me le permettre. Ma femme n’a pas d’autre choix que de l’accepter… Ce n’est pas faux d’affirmer que le tennis de compétition peut s’arrêter brutalement suite à une blessure par exemple. À mon âge, ce risque est à prendre en compte.

En cas d’accident au tennis, le piano, le piano-chant, le chant et le forum me permettraient de supporter la situation.

Le forum a été animé, mais on est arrivés au bout de l’année sans perdre plus de membres que sur les doigts d’une main. Je me suis fait traiter de dictateur, de petit despote décidant de tout lui-même en faisant semblant de consulter les membres. Ma femme pense qu’il y a un fond de vérité. Mais la contestation fait partie de la vie politique moderne… Je l’accepte et j’essaie à chaque incident de voir quelle leçon je peux en tirer. Certains membres n’arrivent pas à oublier les vieilles rancœurs. C’est assez usant, mais je sais qu’ils s’useront plus vite que moi…

Le site Web a été complètement refait à l’identique. En septembre 2021, j’avais commis l’erreur d’engager un Indien trouvé sur Upwork pour améliorer le référencement. Il a créé des liens vers le forum depuis des sites d’annuaires professionnels sans aucun rapport avec un forum schizophrénie. Un consultant trouvé sur Superprof m’a conseillé de reconstruire le site pour indirectement éliminer ces backlinks. Les statistiques de fréquentation du blog montraient clairement que Google nous a sanctionnés. Donc il fallait agir.

Ma femme estime que je vis dans la performance, sautant d’un loisir à un autre pendant qu’elle travaille dur comme professeur de français à mi-temps à l’école primaire. Ok, elle n’a pas complètement tort. C’est vrai que je recherche la performance maximale dans mes loisirs. C’est une seconde nature. Quoique maintenant, j’ai compris que pour atteindre la meilleure performance possible, mieux vaut être relâché. C’est donc une saine recherche de la performance comparée aux efforts passés crispés d’autrefois empreints de frustration.

Tout le monde vit dans la performance, non ? Par exemple une femme au foyer prend plaisir à réussir un bon gâteau. Il y a une phase de préparation, un léger stress lié à l’incertitude de ce que ça va donner et la satisfaction du résultat à partager avec d’autres personnes.

À part ça la famille va bien, le chat vieillit bien et mes amis me soutiennent dans mes projets. Les élèves de ma femme sont de plus en plus difficiles. Il suffit d’un ou deux dans une classe pour pourrir l’ambiance. Je la console en lui rappelant que dans son travail de professeur de français au primaire, elle n’est pas exposée au risque de licenciement pour restructuration comme dans les entreprises privées.

Ma femme a fait une belle fête pour ses 60 ans, contente d’avoir surmonté deux fois le cancer dans sa vie.

Ma mère ne décolère pas à mon sujet. Elle estime que mon comportement suite à l’affaire du blog a été impardonnable. Je lui ai envoyé un bouquet de fleurs pour son anniversaire des 89 ans en juillet avec une carte assez neutre où j’ai écrit que j’espérais qu’elle n’était plus aussi fâchée. C’était à la fois pour la féliciter, pour faire une tentative de renouer le contact, mais aussi pour me libérer de son emprise. C’était une façon de dire que je ne la crains plus et que j’en suis détaché. Mon fils lui a rendu visite en novembre. Elle a passé beaucoup de temps à vociférer à mon égard et curieusement à se plaindre de mon neveu-fayot à l’origine du tremblement de terre du blog en 2020. Alors qu’il venait tous les samedis après-midi chez sa grand-mère, c’est pratiquement terminé. Il a semble-t-il de nouveaux copains qui lui ont mis ça dans la tête.

Mon fils a changé de travail en se dirigeant vers une start-up utilisant l’intelligence artificielle pour le contrôle des frais.

Pour ce qui me concerne, le travail devient un lointain souvenir… J’aide régulièrement ma femme pour son travail, mais je me considère maintenant comme un préretraité. Encore 5 ans jusqu’à la retraite officielle. Je pense plusieurs fois chaque jour que j’ai la chance de pouvoir vivre de façon anticipée et en bonne santé cette vie de loisirs sans avoir d’inconvénients liés aux médicaments à faible dose. À mon âge, le bonheur est semble-t-il maximal, voir Devenir heureux en vieillissant

Cette année, j’ai vidé la cave en remplissant 17 sacs poubelle de 35 litres et chargé une fois la voiture pour la déchetterie. Mis à part une trousse de toilette artisanale d’une copine de ma femme jetée dans le feu de l’action, rien à regretter. Mes dossiers de candidatures sont passés à la trappe en quelques minutes. Plus besoin d’envoyer des lettres de candidatures, de se faire du souci pour les certificats de travail (en Suisse, c’est le principe du livret ouvrier, même pour les cadres). Plus de stress de se rendre au bureau en se demandant qui sera le prochain sur la liste des licenciements (mon quotidien chez Colt).

On a aussi passé de bonnes vacances cette année, Vacances à Paris sur mer , Vacances à Casalzuigno et Vacances à Budapest ainsi qu’à Vals.

Mon rétablissement depuis 2014 est à mon avis un petit miracle ou le fruit d’efforts bien ciblés. Question de point de vue.

Pourvu que ça dure encore un peu !

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Vacances à Casalzuigno

Comme tous les ans, nous passons une petite semaine de vacances d’été à Casalzuigno, près du lac Majeur.

Déjà deux articles ont été publiés à ce sujet sur ce blog, https://allesroger.blog/2019/08/07/vacances-a-la-marianne/ en août 2019 et https://allesroger.blog/2019/07/21/je-naime-pas-aller-en-vacances/ en juillet 2019, juste avant de partir.

Cette année, mon ami Alain dispose de tous les trois étages. Le plan d’occupation de la maison prévoyait la présence d’une de ses amies thérapeute de couple, ainsi que de sa fille. Elle s’est malheureusement désistée. Dommage, c’est une championne de la cuisine, plus particulièrement arabe et c’est une personne agréable.

La compagne d’Alain a invité la directrice de son école, vivant en couple de famille recomposée avec deux garçons, ainsi que ses deux filles. L’une est arrivée en décapotable deux places conduite par son ami, un riche héritier.

Je craignais un peu de me taper des discussions interminables de profs, étant donné que ma propre femme est elle aussi enseignante à l’école primaire. C’était assez inévitable, mais ça n’a pas pris trop de place. Ouf!

Autre bémol, les deux filles ont été présentées comme assez difficiles à vivre au quotidien. On s’était préparés au pire, mais c’est resté plutôt dans le domaine du folklorique!

Nous sommes arrivés en milieu d’après-midi sous une chaleur accablante, culminant à 39 degrés à l’ombre vers 18h ce jour là. Petit tour à Laveno en attendant le retour de mon ami. C’est toujours étonnant de voir si peu de monde dans cette jolie ville au bord du lac Majeur.

En entrant dans la cuisine de la maison de vacances, première surprise, les sacs poubelles ont des puces!

Gros naïf, j’imagine que ce sont de vrais puces…

On est les premiers invités arrivés sur place. Le reste de la smala arrive progressivement les prochains jours. Ça nous laisse le temps de prendre tranquillement nos marques.

Ma nouvelle routine quotidienne commence par un tour de chant… ceci après m’être réveillé en moyenne vers 4h du matin… J’écoute un enregistrement de cours de chant avec mon nouveau coach en me promenant dans le quartier. Pour commencer dans la forêt voisine.

J’avais pris mon équipement de tennis, histoire de m’entraîner au service vers 8h sur le court de tennis d’un village situé à 7 km, Cittiglio. Fort heureusement d’ailleurs, étant donné qu’il s’est révélé qu’un des deux garçons du couple d’amis de la copine d’Alain est également passionné de ce magnifique sport!

L’entraînement de tennis a vite fait partie de cette routine quotidienne. On est partis en général vers 7h40, parfois plus tôt. À deux occasions, j’ai pris un cours de tennis avec un moniteur.

Ensuite, nous sommes généralement allés avec ma femme au lac à Porto Valtravaglia, environ à 20 km de la maison de vacances. Le passage au bistrot m’a pris plus de temps que la baignade…! Il faut dire que les Italiens servent des chips, des olives, des cacahuètes en accompagnement de la bière, et ceci gratuitement!

La routine quotidienne continue avec une sieste d’une bonne heure. Comme je me réveille très tôt, c’est important de profiter de récupérer du sommeil en journée. J’ai essayé d’éviter ou de limiter la sieste pour dormir davantage la nuit, mais ça ne marche pas.

Cette année, j’ai attentivement fait le tour du quartier pour découvrir et vivre ce qui se passe tout près de la maison de vacances. Pourquoi repartir à Milan voir les mêmes magasins qu’à Zurich, alors qu’on peut s’immerger dans la culture locale à quelques centaines de mètres?

Ce qui m’a bien plu, c’est une phrase dans le bistrot où j’ai pris un-deux cappucino-cappucini (le mot au pluriel est dans le Wiktionnaire, mais pas valable au Scrabble…)

Ce que tu n’as jamais vu, tu le trouveras là où tu n’a jamais été…!

Le tour du quartier, c’est aussi la ronde des chiens de garde.

Le tennis matinal nous a permis de voir le Mont Rose depuis Cittiglio avec clarté, en vérifiant bien le sommet avec l’appli Peak Finder. En allemand, c’est la Dufourspitze, un nom un brin moins romantique….

Autre point culminant, l’anniversaire des 60 ans de ma femme, très heureuse d’avoir survécu à deux cancers.

Je termine cet article de blog en relisant les points qui me stressaient en 2019. Fini l’ennui, mes journées sont bien occupées, même en me levant tôt et sans pouvoir jouer au piano en vacances. D’être en groupe ne me stresse plus. Je suis de nouveau moi-même, avec mes lubies, ma spontanéité et mon énergie. Je raconte volontiers les détails de mon dernier travail intéressant, sans regretter que ce soit fini.

Le chant, c’est comme si j’emportais mon piano avec moi. Les écouteurs Bluetooth tiennent dans une petite boîte bleue.

Le tennis à Cittiglio était une expérience fantastique. Ce sera l’objet d’un article de blog isolé, en accord avec mon cher nouveau jeune partenaire et son père.

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L’année 2021 en rétrospective

Disons-le tout net: ça fait huit ans que je ne me suis plus senti aussi bien!

Depuis que j’ai dû arrêter de travailler pour Colt début 2014, j’ai dû faire face à pas mal de grosses difficultés. Au désespoir entretenu par l’incertitude succède maintenant une vie de préretraité s’occupant avec des loisirs intéressants.

Je prends conscience de la finitude de mon existence et j’entends bien profiter du temps qu’il me reste!

En complément du soutien de ma famille et de mes amis, j’ai décidé de faire appel à une coach de vie.

Cette prise de contact est le fruit du hasard. En fait, j’avais acheté début janvier 2021 une formation assez chère pour créer un blog-business. J’étais à la recherche d’une idée de thème de blog et je pensais peut-être faire un blog sur le vin avec mon ami Patrice.

J’ai d’abord voulu améliorer ma relation avec ma mère, au point mort suite à l’article de blog sur la mort de mon père. Les séances de coaching se sont d’abord enchaînées sans trop de résultat. Les discussions se sont étendues aux situations de vie en général. Ma coach ne me ménage pas, mais son approche structurée correspond à mes besoins.

Autre facteur d’amélioration: le tennis. J’ai timidement recommencé il y a plus de quatre ans avec de gros soucis de coordination. L’objectif est maintenant devenu de réintégrer l’équipe d’Interclub de Bremgarten, que j’ai dû quitter en 2014 en raison de mes problèmes de santé, en essayant d’atteindre à moyen terme le classement R7 (environ 30/2 en France).

J’ai actuellement deux coachs de tennis. Je reste fidèle à Jarda, mon coach de Bad Schinznach, mais pour la technique, c’est Flo de la TAD (Tennis Academy Dedial) qui s’en occupe essentiellement. À peine âgé de 20 ans, Flo a déjà une expérience exceptionnelle du tennis. Au moment où j’écris, Flo doit malheureusement faire une pause pour se rétablir d’une blessure à l’épaule. La TAD coûte une blinde, mais les méthodes d’entraînement sont au top, aussi bien didactiques qu’au niveau des équipements utilisés.

Voilà Flo avec à la Rafa Nadal Academy, où il a passé deux années à s’entraîner pour essayer de rentrer sur le circuit professionnel de l’ATP.

Le piano est presque devenu aussi important que le tennis. Là aussi, j’ai deux jeunes profs, une franco-israélienne habitant près de Tel-Aviv et une franco-suisse habitant en France. Avec la seconde, on travaille des morceaux chant + piano. J’avais commencé l’année avec ma prof de piano de l’école de musique de Bremgarten, mais j’ai suspendu les cours en août en raison d’une discussion anti-vaccin.

À priori, ça peut paraître étrange de prendre des cours de piano par Zoom, mais en pratique, ça marche très bien. Lorsque je joue, je mets en marche la seconde caméra fixée sur un trépied pour que les profs puissent voir mes mains.

Je suis très content de ces cours. Malgré mes légers problèmes de mémoire, j’arrive à progresser. Il semble que la mémoire musicale soit moins affectée. Je prends plaisir à me concentrer pendant deux mois sur un nouveau morceau, motivé par des techniques d’apprentissage avancées.

Autre élément important en 2021: le lancement d’un forum pour schizophrènes. Début septembre, le docteur Dupagne (DDD) annonce la fermeture du forum Atoute, prévue pour fin février 2022. Ce forum m’a beaucoup apporté par les discussions, les vidéos de nouvelles musiques, les contacts que j’ai pu établir. DDD ne souhaite pas léguer son forum à une autre personne, mais a encouragé les membres à s’organiser pour monter quelque chose de neuf.

Je n’ai pas hésité à lancer un nouveau forum. Cette initiative m’a permis d’utiliser mon expérience en entreprise, ainsi que mes connaissances en création de site WordPress. L’ambiance était tendue au bout de trois mois en raison de disputes avec le modérateur du forum « Arrêter l’alcool », mais ça s’est arrangé avec son départ.

Globalement, je suis très satisfait de ma vie actuelle. J’ai appris cette année à mieux comprendre ce qui me convient et à éviter le reste. J’ai par exemple décidé d’arrêter le ski de piste. C’est trop risqué étant donné mon manque de maîtrise technique. Une chute pourrait être fatale pour la suite de ma « carrière » au tennis. Ça ne nous empêche pas de faire quelques excursions à la montagne avec ma femme.

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Ma vie en Suisse

C’est une image du film « Match Point » qui résume le mieux ma vie des 30 dernières années.

Match point

Malgré de brillantes études en grande école d’ingénieurs (Centrale Lille), je n’ai pas réussi à me faire embaucher par une grande entreprise française. Leurs psychologues ont détecté mon instabilité psychique lors des tests d’entrée. Après plusieurs ratages dans de petites structures avec licenciement en période d’essai, j’ai trouvé un emploi dans une société allemande à Pforzheim, située entre Karlsruhe et Stuttgart. En tant qu’assistant du PDG de l’entreprise, j’ai essentiellement supervisé la production. Mais c’était plutôt un atelier de bricolage qu’une chaîne de production digne de ce nom.

Au niveau de la technique, mon objectif était de calculer les caractéristiques idéales d’une bilame pour implantation dans des mini-interrupteurs thermiques. Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bilame . Mais j’avais l’esprit bloqué par une sorte de « fermeté de principe » (dixit un autre recruteur). Bien que de bonne volonté, j’étais inconsciemment rebelle contre l’autorité de mon chef. J’aurais pû me faire aider par l’école d’ingénieurs d’où je venais de sortir, mais je n’ai pas vraiment fait d’efforts en ce sens.

Au bout d’une année, le PDG propriétaire s’est impatienté de ne pas obtenir cette calculation… De plus, la production recontrait de sérieux problèmes de qualité et ces difficultés menaçaient de couler son entreprise. Il m’a donc proposé de me muter dans sa filiale de distribution commerciale à Zurich (5 personnes). C’est ainsi que je suis arrivé en Suisse.

Ma femme était à ce moment à Lille, en convalescence suite à une grave maladie d’Hodgkin, où elle s’occupait de mon fils agé de quelques mois. J’ai d’abord habité à l’hôtel pendant quelques semaines avant de chercher un logement. À l’époque, trouver un logement était beaucoup plus difficile que de trouver un emploi. Une cinquantaine de candidats se disputaient un appartement. J’ai donc pris ma voiture pour silloner la région. L’idée était de trouver un logement permettant d’aller à Zurich en transports en commun en moins d’une heure. Situé de préférence à l’Ouest de Zurich pour être un peu plus proche de Strasbourg, où vivent mes parents.

C’est à Bremgarten, une petite ville de 5’000 habitants à l’époque que j’ai trouvé un studio libre…!

Bremgarten

La chance sourit aux audacieux…! C’est un endroit très agréable à vivre, avec des possibilités de promenade le long de la rivière, un joli centre ville devenu maintenant zone piétonne.

La société de bilames allait de plus en plus mal, au point que le PDG propriétaire ait décidé de me licencier, ainsi que le général manager qui supervisait son groupe de sociétés. À l’époque, mon autorisation de travail était limitée à la société de bilames. Mais la chance m’a souri. Le général manager s’est impliqué auprès des autorités suisses pour modifier les conditions de mon permis de séjour. Cela m’a permis de rester en Suisse, en trouvant très facilement un nouvel emploi en tant qu’ingénieur commercial dans une société spécialisée dans le domaine des appareils de mesure haute tension. Cette industrie est assez fascinante. Les générateurs de foudre ont parfois une hauteur de 20 mètres.

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Lorsque je suis arrivé dans cette société, le représentant commercial pour la France venait de cesser sa collaboration. J’ai proposé de suivre la clientèle en direct depuis la Suisse. L’avantage de ce projet était d’économiser la commission de vente d’un représentant, environ 20% sur tous les appareils. Ceci nous a permis d’être un peu plus aggressifs sur les prix.

C’était la belle vie. Voyager 30% du temps, l’essentiel en France, mais parfois aussi en Espagne, au Portugal, en Belgique et une fois en Egypte. Entretemps, l’appartement de 3.5 pièces situé au même étage que le notre s’est libéré. Nous avons sauté sur l’occasion. Ma femme, à la base institutrice dans le Nord, donnait quelques cours de français pour s’occuper. Je jouais au volley plusieurs fois par semaine. Et je faisais plein de vidéos en jouant avec mon fils.

J’apprends le suisse allemand pour mieux m’intégrer. Le Hochdeutsch, c’est à dire l’allemand parlé en Allemagne, c’est bien, mais ça laisse une distance.

En 1993, coup de tonnerre avec ma première psychose, déclenchée à l’hôpital suite à une longue période de diarrhées et de vomissements due au déclenchement de ma maladie coeliaque (intolérance au gluten). Poids tombé à 61 kg pour 1m96… Retour au travail trois mois après. Dépression post-psychose pendant un an… Mais les affaires repartent bien.

C’est là qu’un de mes collègues me recommande de changer d’air. Continuer à faire ce job dans cette société, c’est prendre le risque de s’exposer un jour à se retrouver sur le carreau, ceci sans avoir de formation demandée par le marché du travail. Très judicieux conseil, dois-je dire à posteriori. Dans la foulée, je commence une formation de directeur commercial s’étalant sur un an et demi avec un examen et un diplôme à la clé.

Après une recherche discrète, je me décide à rejoindre le groupe ABB en tant que responsable de projets de disjoncteurs haute tension SF6, un gaz isolant inerte. Le manager de la division m’avait caché que la production devait être transférée de la Suisse vers la Suède. Déçu, je retombe dans mes travers. Je le provoque en allant aux ressources humaines pour me plaindre que je n’ai pas assez de travail. Crime ultime, étant donné que tout manager affirme n’avoir pas assez de personnel. Le job était varié et intéressant. Mes meilleurs souvenirs sont les excursions avec les Chinois venus officiellement pour deux semaines de formation. À l’époque, ils recevaient un peu d’argent de poche pour leur séjour…

Entretemps, je réussis mon examen haut la main. Cette fois-ci, la recherche est un peu plus longue. Je prends mon temps, car j’ai l’intention de valoriser mon nouveau diplôme. Je quitte ABB après deux années pour un poste de directeur commercial d’agence d’une entreprise spécialisé dans les raccordements rapides. L’agence est à Guebwiller, le siège à Faverges en Savoie. Je prends une chambre à Guebwiller.

Malheureusement, ça se passe très mal. D’un côté, le manager qui m’a recruté est mobbé par certains directeurs régionaux, qui organisent des réunions sans l’inviter. De mon côté, je pête les plombs de temps en temps, ce qui remonte au siège. Ma période d’essai est renouvelée. Quelques jours après, c’est le putsch. Un des directeurs régionaux monte en grade. Il vient à Guebwiller et me licencie sur le champ.

Deuxième psychose… toujours autant de paranoïa, mais rétablissement un peu plus rapide.

La recherche d’emploi est plus difficile. Coup de chance, retour à un poste plus modeste, équivalent à celui d’ABB, chez Adtranz, devenu Bombardier entretemps. Je m’occupe entre autres du suivi de l’atelier des chemins de fer suisses à Yverdon.

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Au bout de trois années, la production sur le site de Zürich Oerlikon est arrêtée et transférée à Pratteln, près de Bâle. J’ai 37 ans à l’époque. Je me dis que l’industrie en Suisse part en couille. Que j’ai encore l’âge de changer de branche, de travailler dans les services, à priori moins sujets à des délocalisations.

Je tente ma chance en répondant à une offre d’emploi d’une entreprise de télécoms anglo-saxonne en tant que responsable de projets. Colt (City of London Technology) est lancée par Fidelity, un fonds de pension américain. J’achète un nouveau costume et une belle cravate pour l’entretien d’embauche. J’approfondis mes connaissances des techniques de télécoms grâce à un bouquin spécialisé.

C’est l’époque de la bulle Internet. Les entreprises de télécoms s’arrachent les clients et les collaborateurs à prix d’or. Je suis retenu! Le salaire est indécent, je me frotte les yeux… Le job n’est pas très difficile, mais stressant. Il s’agit de suivre les commandes de produits télécoms non standard et de documenter le process.

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Je découvre un nouveau sport, le tennis! Les sauts répétés au volley-ball me font mal à la colonne vertébrale. Le gros avantage du tennis, c’est qu’on peut apprendre ce sport à l’âge adulte avec un professeur. Les leçons particulières sont chères, mais avec ce nouveau job, je peux me le permettre.

Au bout de trois ans, mon chef me nomme Team Leader. Enfin un job de management! Sauf que les ennuis recommencent. Je contrôle trop mes collaborateurs. Un jour, en 2004, mon chef me convoque dans son bureau pour m’annoncer qu’un problème a été identifié et que le problème c’est moi.

Boum, troisième psychose. Très courte, mais programme complet avec paranoïa, CIA etc… Je reprends le travail sous surveillance, mais je n’y crois pas trop à conserver mes nouvelles responsabilités. Je rétrograde comme responsable de projets.

Suite à une réorganisation, je me retrouve sous un autre chef. La surcharge de travail fait qu’une trop grande partie de mon boulot consiste à consoler les clients en leur expliquant que leurs services seront livrés plus tard que prévu. C’est frustrant.

Le coup de chance arrive lorsque le team informatique au siège à Londres recherche deux volontaires pour aider à tester un nouveau logiciel de saisie de commandes, ceci pour une durée de trois mois. Le PDG de Colt Suisse soutient ma participation. Au bout de deux semaines, mon chef direct me demande de rentrer, mais je réussis à m’imposer, en évoquant l’accord pour les trois mois et le fait que je fais des heures supplémentaires à ma charge pour compenser.

La collaboration avec les Anglais et le team de développement indien d’Infosys se passent bien. Le projet continue. Les trois mois se prolongeront et deviendront plus d’une année, où je partirai à Londres deux ou trois jours par semaine.

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En Suisse, ça se passe plutôt mal. Le directeur des opérations me prend en grippe. Mon départ est souhaité.

On est en 2007. Mon fils a 18 ans. L’appartement de 3.5 pièces est devenu trop petit pour nous. Ma femme me bassine pour déménager. On recherche à Bremgarten et Zufikon, la commune avoisinante. Voyons grand, plutôt que de rester locataires, devenons propriétaires! En Suisse, il suffit d’avoir 20% d’apport pour acheter, dont la moitié peut venir de la caisse de pension. Le reste, jamais remboursé, seulement les intérêts.

En avril 2008, une opportunité de poste de travail pour le groupe se présente à moi. Mes aller-retours à Londres m’ont permis de rencontrer pas mal de gens et de me faire apprécier. Je n’hésite pas longtemps et je décroche le job. Il s’agit de représenter les unités opérationnelles de traitement de commande dans les projets informatiques du groupe. Ensuite, le profil du poste évoluera vers un travail de Business Process Manager, chargé de déterminer les responsabilités des différentes équipes impliquées dans la livraison de produits télécom. Mon plus gros projet
était d’optimiser les produits VoIP tout en introduisant de nouvelles fonctions. Ces cinq années professionnelles suivantes les meilleures de ma vie, malgré les psychoses quasi annuelles.

Au même moment, ma femme trouve un emploi comme professeur de français au collège de Zufikon. Et notre fils commence ses études d’ingénieur.

Mon meilleur souvenir reste mon voyage en Inde pour rencontrer mes collègues. C’était par hasard lors du festival des couleurs « Holi ». Ma chef était basée à New Delhi. Elle m’a proposé d’aller également faire un tour à Bangalore, où étaient basés d’autres membres de l’équipe.

Holi Party

Bien sûr, les psychoses fin 2010, fin 2011, fin 2012 et début 2014 ont été terribles. Mais je garde le souvenir d’un employeur fiable et prévenant, me permettant de revenir progressivement travailler malgré mes délires. Mon psychiatre de l’époque avait fait un excellent travail en gardant le contact avec la responsable des ressources humaines.

Fin 2013, annonce de licenciement pour cause de centralisation du team process à Londres, Barcelona et New Delhi. Déclenchement en janvier 2014 d’une psychose encore plus forte que celles des années précédentes avec hospitalisation forcée pendant deux mois.

Là, période très difficile. Pas d’allocations chômage étant donné que je suis incapable de travailler. Pas de compensation de la part de la caisse privée d’assurance maladie de mon employeur, puisque je n’ai plus d’emploi.
Pas de nouvelles de l’assurance invalidité, contactée par mon psychiatre pour obtenir une allocation d’handicapé. Au bout de quelques mois, la situation se débloque. La caisse privée de mon employeur accepte de me financer pendant un an et demi puisque je suis tombé en psychose au cours du mois de janvier, où je travaillais encore. Mais âgé
de 51 ans à l’époque, ça ne me donne pas encore de perspective de long terme. En Suisse, dans mon cas, il faut d’abord consommer ses économies, ensuite, c’est le soutien de l’aide sociale. Pas enviable… 

Comble de malheur, ma femme perd son emploi de professeur de français au même moment. C’est dû à une restructuration du système éducatif suisse. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, sa recherche d’un nouvel emploi est ardue.

Mon psychiatre (devenu de temps à autre mon partenaire de tennis) intervient auprès de l’organisation chargée des handicapés pour me trouver une place dans un bureau. Ce n’est pas un vrai travail… Il s’agit de simuler des commandes avec un système informatique. Très basique. Mais, bon, ça permet de rencontrer d’autres personnes.

En mars 2015, nouvelle psychose avec encore une fois une hospitalisation forcée de deux mois. Entretemps, j’ai dû changer de psychiatre suite au départ en préretraite de mon ami psychiatre tennismen, qui se suicidera fin avril 2015.

Difficile d’accepter de rester à la maison et de ne rien faire… En juillet 2015, je commence un emploi handicapé dans une station de vélos à Aarau. Officiellement, c’est un emploi de bureau… En pratique, je dois garer correctement des vélos, nettoyer la station, chiottes du bureau compris. Régulièrement, j’aide mes collègues coursiers en transportant des marchandises ou des fleurs.

Fotzel

Ce passage à la station de vélo reste toutefois un bon souvenir. J’y ai rencontré pas mal de gens en difficulté, ça relativise ma situation. L’encadrement se souciait du bien-être des participants aux programmes de réinsertion.
En août 2016, une légère poussée d’idées maniaques me pousse à démissioner de cet emploi handicapé. 

Les psychoses de 2014 et 2015 ne me permettront pas de récupérer toutes mes facultés intellectuelles et physiques, contrairement aux précédentes. Le diagnostic de schizophrénie sera entériné par l’hôpital psychiatrique. Le bon côté des choses, c’est que l’assurance maladie décide en novembre 2016 de me prendre en charge. À l’allocation mensuelle s’ajoute la contribution trimestrielle de la caisse de retraite et d’assurance maladie de mon ex-employeur. De quoi bien vivre financièrement.

Pendant ce temps, mon épouse retrouve du travail comme professeur de français à l’école primaire de la commune voisine. Elle tombe malade du cancer du sein, mais réussit à garder son poste. Elle est remplacée pendant les périodes les plus difficiles de sa maladie. Mon fils termine finalement ses études d’ingénieur à … 27 ans! Ouf!

Je reste motivé de retrouver un vrai travail. Evidemment pas à grosses responsabilités, mais par exemple comme employé administratif de traitement de commandes. Gros coup de chance. En novembre 2016, une société familiale m’embauche, voir https://allesrogerblog.wordpress.com/a-propos/ . Mes carences intellectuelles sont détectées au bout de quelques jours… Mais le responsable du personnel s’engage pour me proposer un contrat de travail aménagé. Il partira habiter en Thailande quelques temps après.

Badaboum, nouvelle psychose en août 2017… Licenciement immédiat et brutal, sans même pouvoir dire adieu à mes collègues. Mon nouveau psychiatre venait de me débarquer pour cause de comportement déviant. Difficile à admettre, puisqu’il venait de documenter un diagnostic de crise de manie dans mon dossier. Son rôle aurait été de contacter mon employeur en lui expliquant la nature maladive de mon comportement.

Ces évènements ne m’ont finalement pas trop perturbé. Ma femme et mon fils ont fait une demande de curatelle, suite à des dépenses inconsidérées pendant cette crise, mais ils ont été déboutés.

Entretemps, j’ai même récupéré mon permis, après un total de 4 années et demi de retrait.

Le reste de mon histoire en Suisse se trouve de manière plus détaillée sur mes articles de blog, essentiellement mes engagements dans le bénévolat.

Je me sens bien ici. On lit régulièrement dans la presse que les Suisses ne font pas beaucoup d’efforts pour créer des amitiés avec les expatriés, contrairement aux apparences. Le secret est de participer à la vie associative, par exemple être membre d’un club de tennis. Les Suisses aiment avoir la paix chez eux, dans le pays et à leur maison. Parfois, je participe à des discussion politiques sur des forums Facebook, en France et en Suisse. Les commentaires en France sont parfois très durs. La Suisse est plus tolérante.

Loisirs·Manger et boire·Tennis·Vacances

Souvenirs de Croatie

Roberto, un de mes amis partenaire de tennis, m’a recommandé de passer des vacances en Croatie à l’occasion du tournoi ATP d’Umag, en juillet. C’est un tournoi du circuit principal de l’ATP doté de 250 points pour le vainqueur.

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Le gros avantage de ce tournoi, c’est que je peux assister aux matches et aux entraînements pendant que ma femme reste à l’hôtel ou à la mer. Comme spectateur, on peut d’ailleurs aller se baigner entre deux matches, ce qui doit être unique au monde.

Voici Gaël Monfils en action sur un court d’entraînement, numéro 9 mondial au moment où j’écris cet article. Gaël a d’ailleurs participé à la soirée d’élection de Miss Hôtesse Umag où il a fait le show avec un rappeur local.

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Les hôtesses sont plutôt sexy.

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J’ai eu la chance de rencontrer Ivan Ljubicic, meilleur classement 3è à l’ATP et actuel co-entraîneur de Roger Federer dans un petit mais fameux restaurant près d’Umag lors de notre voyage en 2010.

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Mes spécialités croates favorites sont le cochon grillé sous forme de barbecue géant, ainsi que le risotto aux mini coquilles Saint-Jacques.

En 2011, nous avons visité Ljubljana, capitale de la Slovénie, pays d’origine de mon premier psychiatre, avant de retourner à Umag. L’année suivante, nous sommes passés par Belgrade et Mostar, charmante ville de Bosnie, avant de faire un séjour à Bol, une petite île du sud de la Croatie, réputée pour son spot de winsurf/kitesurf.

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Sur notre chemin, nous avons visité les lacs de Plitvice, avec ses magnifiques cascades!

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En février 2014, nouvelle crise psychotique et retrait de permis à titre préventif. La Croatie est restée au programme avec un vol Zurich-Split en été, une traversée en bateau vers l’île de Brac et un taxi vers Bol.

Terminons cet article par le souvenir d’un dîner sur la plage de Bol.

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Ainsi que du port artisanal d’Umag.

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Voici quelques liens utiles de blogs de sites de tourisme.

http://www.blogdesvoyageurs.com/

http://www.pointedumonde.com/

http://www.voyageonsautrement.com/

http://www.destinationsinsolites.com/

Blog·Développement personnel·Loisirs·Schizophrénie·Tennis

Leçon de tennis en touchant trois balles

Deuxième leçon de tennis aujourd’hui au TC Schinznach Bad avec Jarda.

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Mercredi dernier mon tennis était fantastique, comparé aux difficultés de coordination rencontrées durant les trois dernières années suite à mon hospitalisation forcée en clinique psychiatrique de deux mois en 2014 respectivement en 2015. Jarda estime que j’ai touché entre 1’000 et 1’500 balles en une heure.

Aujourd’hui par contre il semble que je subisse le contrecoup de la poussée maniaque des derniers jours ou alors de mon engagement à introduire iGrafx et comondoo! chez Ferrum. Après avoir (mal) touché trois balles j’ai arrêté de jouer et nous avons discuté de tennis durant tout le reste de l’heure.

Jarda Rossa est de nationalité tchèque. Facile à trouver sur Facebook, cette combinaison d’un prénom tchèque et d’un nom italien. L’origine de ce nom vient d’un juif polonais qui a émigré en France, de là en Italie où le nom a été « italianisè » puis nouvelle émigration vers la Pologne jusqu’à la deuxième guerre mondiale, où les Rossa se sont réfugiés en Tchéquie. Jarda a donc 1/8 de sang juif. J’ai lû une fois dans un de mes délires psychotique que le sang juif influençait les personnes, même s’il est « dilué ». Le père de Jarda a monté une entreprise en Tchéquie et en dix ans a atteint les 80 collaborateurs. Pas mal, par les temps économiques difficiles qui courent, non?

Voici quelques années je me suis entraîné régulièrement avec un juif 100% pur race, Dan, qui m’a dit que malgré mes capacités physiques plutôt réduites j’avais un bon instinct. C’est confirmé par Jarda, qui a remarqué que je n’avais pas de problème avec les variations de spin et de hauteur de balle alors que d’autres joueurs touchent bien les balles idéales mais on du mal avec les variations. C’est dans mon cas également dû à la variété de mes partenaires. Jana (c’est une femme d’origine tchèque) joue un tennis topspin (c’est du lift en français pur…), Patrice joue des balles hautes sur revers avec un effet de rebond monstrueux, Roberto joue slice en revers mais aussi en coup droit.

Jarda m’explique que certains de ces clients viennent durant la pause déjeuner pour prendre un cours de tennis, mais certains sont frustrés parce qu’ils n’arrivent pas à déconnecter du boulot. Donc l’heure de tennis renforce leur stress… Lorsque je travaillais chez Colt Technology Services je pouvais m’absenter à l’heure de midi pour jouer avec un de mes amis, Ollivier et mon tennis était habituellement très bon.

Le meilleur niveau de Jarda a été équivalent au classement suisse N3/N4. Son meilleur classement en république tchèque était le numéro 77. Le niveau en Tchéquie est légèrement supérieur à celui en Suisse. Numéro 77 national à 17 ans, pas mal…! L’année suivante, Jara a essayé de tout donner mais son classement n’a pas bougé. Il a donc été conséquent et a arrêté de rêver du haut niveau international (l’ATP, quoi).

Voilà voilà… quelques photos maintenant en récompense si vous êtes parvenus jusqu’ici.

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C’est une photo de moi avec Ivan Ljubicic prise dans un petit mais fameux restaurant à Umag, en Croatie en 2010. Ivan est le coach de Roger Federer pour ceux d’entre vous qui ne suivraient pas… Donc je suis « one handshake away » de Roger. Mon objectif serait de discuter d’égal à égal avec lui dans le cadre de mon site Facebook la « Roger Federer Foundation Basel Indoors » où je mets en avant des contributions visant à améliorer la condition de vie des gens défavorisés.

Pour moi Ivan ne serait sans doute pas le bon coach. Mais il a été une inspiration au niveau du choix de ma raquette en 2007. Comme lui j’ai changé ma paire cette année là (en fait j’en avais même trois identiques) de raquettes Babolat contre des raquettes Head. Pourquoi, j’avoue avoir oublié, ce qui est assez inhabituel de ma part.

Ivan Ljubicic is a Croatian tennis player. His career-high ATP Entry ranking was World No. 3, and his current Entry list ranking is No. 5 (as of December 1, 2006). Tall and powerfully built, he is noted for his strong serve and has achieved his best results in indoor tournaments played on carpet or hardcourt. He uses a one-handed backhand and often plays from the baseline. Ivan will be using a Head Racquet in 2007, he has used Babolot since he turned pro. – Wikipedia

Jarda utilise les balles de l’Australian Open pour ses cours. En inversant la balle, on lit l’équivalent de ÖV, ce qui veut dire transport en commun en allemand.

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À Umag les balles étaient plus lourdes…

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Voilà voilà, c’est tout pour aujourd’hui. On a discuté de tennis durant une heure mais c’est ce dont j’avais besoin aujourd’hui.

Ah oui, un point important…! Je me suis entraîné (le mot reste valable, même si je n’ai pratiquement rien fait physiquement…) avec le maillot de mon équipe de Bremgarten. J’ai dû quitter le club en raison de ma schizophrénie mais je compte y revenir.

En prime pour Jarda une photo de Thomas Berdych prise en 2008 à Wimbledon alors qu’il était en train de signer des autographes à la sortie du court. À mon avis il aviat perdu vu sa tête mais il a quand même pris le temps pour ses fans. Sympa, non…?

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