Loisirs·Schizophrénie·Tennis

Reprise des tournois de tennis après 7 ans

J’ai joué hier mon premier tournoi de tennis depuis 7 ans!

Ces 7 dernières années n’étaient pas que des années de malheur, mais les années 2014 et 2015 ont laissé des traces terribles. Mes psychoses m’ont conduit à deux reprises à l’hôpital psychiatrique pour une durée de deux mois à chaque fois. Le plus dur était en fait de se retrouver à la maison sous forte camisole chimique, sans emploi et sans perspective de retrouver un financement par un nouveau travail ou par l’invalidité.

C’est assez curieux, mais maintenant ces souvenirs me reviennent des moments où j’arrivais à peine à tenir une fourchette pour me nourrir et où j’étais dans mon fauteuil en regardant l’heure qui passe de manière interminable, sans envie de faire quoi que ce soit pour m’occuper et bien entendu avec une forte tendance suicidaire.

Fort heureusement, en 2014, mon feu psychiatre traitant avait reconnu la gravité de la situation en réduisant le traitement precrit par l’hôpital (la dose maximale autorisée, soit 150mg de Xeplion) à quelque chose de plus raisonnable. Mais les dégâts étaient si importants que j’étais durablement handicapé dans ma motricité.

Pendant plusieurs années, mon tennis était devenu lamentable. J’ai progressivement pied grâce à mes fidèles partenaires, ainsi qu’au club de Schinznach où je joue régulièrement au double avec un groupe de retraités très sympathiques et compréhensifs de ma situation.

C’est donc en voiture que je me suis rendu au tournoi à Schinznach, à l’endroit où je m’entraîne habituellement de nouveau depuis un peu plus de 3 ans. Là aussi, victoire sur le mauvais sort, étant donné que mon permis de conduire m’a été retiré à deux reprises, en 2014 puis en 2017, ceci pour une durée totale de 4 ans et demi.

Je suis arrivé assez tôt, le temps de prendre un café à l’Aquarena, un centre de Wellness situé sur le même site que mon club de tennis Mon premier adversaire est arrivé un peu plus tard en raison d’un retard de train, mais il a gentiment accepté de poser pour une photo, comme dans les tournois de l’ATP 🙂

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Le tournoi était un MS R7/R9, c’est à dire à priori destiné aux jeunes joueurs, donc j’étais plutôt l’exception. Mon jeune adversaire est maintenant âgé de 18 ans, donc il avait … 11 ans lorsque j’ai dû arrêter les tournois pour raison de santé.

Le résultat d’un match de tennis est parfois assez trompeur. J’ai perdu 2:6 1:6, mais les jeux étaient assez accrochés,
la partie ayant duré presque une heure et demie. Mon adversaire a commencé à jouer à l’âge de 5 ans (moi à 35 ans). Il était très calme, avec une bonne routine pour gérer toutes les situations.

La bonne nouvelle à retenir est d’avoir la confirmation que je suis de nouveau capable de disputer des tournois. D’ailleurs, je viens de m’inscrire à trois autres tournois en décembre. Il y a certes des points à travailler, mais c’est ce qui fait l’intérêt de la chose et donne de la motivation pour continuer ce travail de fond.

Ce tournoi de reprise était un tournoi à domicile, sur mon terrain d’entraînement hedbomadaire, en fait de la terre battue sous un ballon plastique en hiver.

Voici une photo du clubhouse (datée de 2017, avant le Corona).

Clubhouse

L’autre intérêt des tournois à Schinznach, c’est la possibilité de jouer deux matches sur la journée, aussi bien en cas de victoire que de défaite. Le temps d’attente pour le second match était assez long, plus de 4 heures. Mon deuxième adversaire était beaucoup trop fort, niveau réel bon R6 en Suisse, c’est à dire environ 15/4 en France.

Ce match était plutôt à sens unique. Mon adversaire maîtrisait un service puissant avec du lift sur mon revers, mes retours étaient trop courts et il me mettait systématiquement un pain dans un côté du court. À noter qu’il est actuellement en tête du Grand Prix Suzuki de la catégorie MS R7/R9.

Curieusement, la forme physique n’était pas un problème, bien que j’aie arrêté le footing en raison de troubles assez inexplicables dûs au traitement à l’hôpital en 2015.

Cet après-midi retour à l’entraînement à Schinznach. Ce sera l’occasion de travailler mon smash afin de mieux couvrir le filet en cas de lob de l’adversaire. Mis à part une scéance de smash à un camp d’entraînement en juillet de cette années, je n’ai pratiquement pas joué ce coup lors des 7 dernières années. Mes entraînements se cantonnent en général aux coups de fond de court et au service.

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Bye bye les symptômes négatifs

Je suis content ce matin, parce que je pense avoir définitivement trouvé la clé pour surmonter les symptômes négatifs de ma schizophrénie. Il est neuf heures du matin, j’ai déjà passé l’aspirateur et la serpillière et ceci avec entrain, alors qu’il y a un an je souffrais de procrastination, en restant des heures au lit à ne rien faire.

Seau aspirateur

Ma situation une année en arrière: 

  • faire le ménage le lundi matin était une épreuve, je restais d’abord longtemps au lit à ne rien faire
  • ramasser 10 feuilles mortes par jour dans notre cour était un objectif difficile, fixé par ma gentille épouse
  • aller à la musculation était comme gravir une montagne, j’ai plusieurs fois renoncé à y aller
  • entasser mes vêtements sur des porte-habits en étant incapable de les ranger

Moins souvent, mais embêtant quand même:

  • changer les pneus été – hiver au garage était une épreuve difficile
  • chercher et ramener la décoration de Noël à la cave était à la limite du possible
  • prendre une douche était perçu comme une agression

Pour mes amis irl, la liste des symptômes négatifs de la schizophrénie se trouve sur Wikipedia. Pour faire court, les symptômes négatifs se caractérisent par de grandes difficultés à faire les tâches quotidiennes. On pourrait remarquer que ça touche n’importe qui, pas seulement les schizos. La différence est une sorte de paralysie du cerveau chez moi, contrairement à une simple flemme chez la plupart des personnes.

Ma situation maintenant:

  • je fais les choses dès lors que la pensée de devoir les faire me traverse la tête, sans les repousser
  • je vide le compost et je ramasse les feuilles dès que possible, après qu’elles soient tombées
  • je prends à nouveau plaisir à avoir une maison propre et bien rangée
  • je me suis rendu au garage avec plaisir et sans problème

Pourquoi je pense y être arrivé:

  • je me suis battu pour maintenir une routine, même en l’absence d’envie
  • j’ai saisi toutes les opportunités d’activités supplémentaires intéressantes (webinars, …)
  • j’ai été ouvert pour me faire davantages d’amis, irl ou virtuels
  • j’ai passé du temps sur des Social Media (Facebook, Instagram, forum)

Je pense que de repousser est une stratégie mentale afin de faire face au vide sidéral de l’inactivité d’un schizophrène, étant donné des difficultés à s’occuper en se concentrant sur quelque chose. En laissant s’amonceler les choses, on se trouve une justification au temps qui passe et à la vie en général.

En réalité, cette stratégie est une erreur. Elle contient malheureusement de puissants mécanismes auto-renforcateurs. Rester au lit pendant des heures à ne rien faire crée un sentiment agréable de cocon, ce qui renforce d’autant ce comportement. Se fixer une limite au séjour diurne au lit par un réveil-matin ne sert pas à grand-chose.

Faire les choses au moment où on y pense libère de l’espace psychique, donc du temps pour d’autres activités. Se dynamiser grâce aux contacts avec des gens normaux permet d’accumuler un peu d’énergie pour sortir de sa torpeur.

Il faut se représenter un tigre convalescent. Au début, il se contente de ce qui lui reste après la période de maladie, mais petit à petit, il pourra essayer de regagner du territoire. L’appropriation progressive de cet espace mental est la clé pour se libérer des symptômes négatifs.

Tigre

 

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Bons souvenirs de l’HP

Pour les non-initiés, HP = hôpital psychiatrique…

L’homme a la capacité de retenir sélectivement les bons moments. Malgré quatre séjours à l’HP d’une durée moyenne de deux mois, je souhaite revivre ici les bons côtés de Königsfelden , le nom de l’HP du canton où je vis. C’est en fait un ancien couvent de Clarisses et de Franciscains abritant depuis 1868 une clinique psychiatrique. Le bâtiment historique est bien entendu classé. On y trouve une cafétéria et un piano.

Königsfelden

Voici le lien vers le classeur Google où se trouvent les photos et vidéos essentielles de mes séjours.

J’en profite pour faire un petit tour sur Google. On peut trouver les avis des patients avec les mots clés PDAG et Königsfelden. Avec 2.4 étoiles en moyenne, la classification est plutôt médiocre…  Normal, un séjour en HP ne se fait pas de gaité de coeur et surtout, comme dans mon cas, pas forcément de manière volontaire…

La PDAG est une société privée publiant des rapports d’activité. Les moyens financiers importants permettent d’organiser des activités intéressantes comme l’atelier de peinture, le jardinage, la prise en charge d’animaux et bien sûr l’ergothérapie (osier, perles, tissu, …). L’atelier de travail du bois a malheureusement été fermé entretemps.

Je conserve dans mon bureau une composition faite pendant une période d’hospitalisation entre Noël et Nouvel An.

Oeuvre que j'ai chez moi

La PDAG a mis une foultitude de matériel à disposition des patients. Sous la direction d’un animateur-artiste, nous avons rempli une pièce avec nos créations, que nous avons pû emporter dans notre chambre puis à la maison. La branche a été ramassée dans le parc. L’oiseau au centre, c’est moi, l’oiseau rose qui me surveille, c’est ma femme.

Les activités sont autorisées aux personnes suffisamment stabilisées, mais il y a une liste d’attente. Les médicaments perturbent la concentration, mais les animateurs sont évidemment au courant. En service psychiatrique pour les personnes psychotiques, la communication avec le personnel médical (médecins, psychologues, soignants) est réduite au strict minimum. Les ateliers permettent de reprendre progressivement pied.

La première activité autorisée est la promenade en groupe dans le parc. Au bout d’un moment, on peut aussi se promener seul en admirant les canards, les ânes et les cochons.

Le site de Königsfelden est aussi le point de départ du Legionärspfad, un circuit de découverte de la vie à l’époque romaine, avec des ruines et une caverne. Voici quelques outils, on n’était pas douillet à l’époque…

Legionärspfad outils

Mon meilleur souvenir d’atelier est celui de travail du bois. J’ai conservé des cintres, ainsi qu’une boîte de maquillage pour ma femme. L’idée m’est venue en consultant un catalogue. L’animatrice m’a bien entendu beaucoup aidé, mais le résultat est très plaisant. La boîte est un peu vide sur la photo…

Boîte à maquillage

Lors de mon hospitalisation en 2014 et 2015, j’ai choisi de participer à l’atelier jardinage. Là aussi, les animateurs étaient très sympa. On m’a attribué une tenue de jardinier, laissée dans un placard entre les scéances. L’activité principale était de tondre la pelouse, mais j’ai aussi parcouru un champ avec des planches cloûtées aux pieds pour faire rentrer les semences dans la terre.

L’atelier de peinture m’a également beaucoup plu. Mon talent de dessinateur est très limité, mais c’était plaisant de voir ce que les autres patients faisaient.

L’ergothérapie m’a permis de tresser des paniers ainsi que de faire des bracelets en perle pour ma femme.

Les repas étaient de qualité, mais le temps passé à table était très réduit. La plupart des patients psychotiques n’aiment pas passer du temps à manger et préfèrent retourner dans leur chambre dès que possible. Voici une photo d’une tartelette sans gluten donc faite spécialement pour moi.

Tarte sans gluten

L’écureuil filmé en vidéo (voir le lien vers le classeur Google) représente bien la situation en HP… Essayer tant bien que mal de survivre dans un environnement assez hostile en attendant des jours meilleurs.

Je termine en mentionnant la vidéo du labyrinthe. C’est une tradition du 21 décembre. Je constate en consultant l’article de journal que cette tradition n’a plus lieu sur le site de Königsfelden depuis 2014. Dommage…!

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Ma vie en Suisse

C’est une image du film « Match Point » qui résume le mieux ma vie des 30 dernières années.

Match point

Malgré de brillantes études en grande école d’ingénieurs (Centrale Lille), je n’ai pas réussi à me faire embaucher par une grande entreprise française. Leurs psychologues ont détecté mon instabilité psychique lors des tests d’entrée. Après plusieurs ratages dans de petites structures avec licenciement en période d’essai, j’ai trouvé un emploi dans une société allemande à Pforzheim, située entre Karlsruhe et Stuttgart. En tant qu’assistant du PDG de l’entreprise, j’ai essentiellement supervisé la production. Mais c’était plutôt un atelier de bricolage qu’une chaîne de production digne de ce nom.

Au niveau de la technique, mon objectif était de calculer les caractéristiques idéales d’une bilame pour implantation dans des mini-interrupteurs thermiques. Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bilame . Mais j’avais l’esprit bloqué par une sorte de « fermeté de principe » (dixit un autre recruteur). Bien que de bonne volonté, j’étais inconsciemment rebelle contre l’autorité de mon chef. J’aurais pû me faire aider par l’école d’ingénieurs d’où je venais de sortir, mais je n’ai pas vraiment fait d’efforts en ce sens.

Au bout d’une année, le PDG propriétaire s’est impatienté de ne pas obtenir cette calculation… De plus, la production recontrait de sérieux problèmes de qualité et ces difficultés menaçaient de couler son entreprise. Il m’a donc proposé de me muter dans sa filiale de distribution commerciale à Zurich (5 personnes). C’est ainsi que je suis arrivé en Suisse.

Ma femme était à ce moment à Lille, en convalescence suite à une grave maladie d’Hodgkin, où elle s’occupait de mon fils agé de quelques mois. J’ai d’abord habité à l’hôtel pendant quelques semaines avant de chercher un logement. À l’époque, trouver un logement était beaucoup plus difficile que de trouver un emploi. Une cinquantaine de candidats se disputaient un appartement. J’ai donc pris ma voiture pour silloner la région. L’idée était de trouver un logement permettant d’aller à Zurich en transports en commun en moins d’une heure. Situé de préférence à l’Ouest de Zurich pour être un peu plus proche de Strasbourg, où vivent mes parents.

C’est à Bremgarten, une petite ville de 5’000 habitants à l’époque que j’ai trouvé un studio libre…!

Bremgarten

La chance sourit aux audacieux…! C’est un endroit très agréable à vivre, avec des possibilités de promenade le long de la rivière, un joli centre ville devenu maintenant zone piétonne.

La société de bilames allait de plus en plus mal, au point que le PDG propriétaire ait décidé de me licencier, ainsi que le général manager qui supervisait son groupe de sociétés. À l’époque, mon autorisation de travail était limitée à la société de bilames. Mais la chance m’a souri. Le général manager s’est impliqué auprès des autorités suisses pour modifier les conditions de mon permis de séjour. Cela m’a permis de rester en Suisse, en trouvant très facilement un nouvel emploi en tant qu’ingénieur commercial dans une société spécialisée dans le domaine des appareils de mesure haute tension. Cette industrie est assez fascinante. Les générateurs de foudre ont parfois une hauteur de 20 mètres.

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Lorsque je suis arrivé dans cette société, le représentant commercial pour la France venait de cesser sa collaboration. J’ai proposé de suivre la clientèle en direct depuis la Suisse. L’avantage de ce projet était d’économiser la commission de vente d’un représentant, environ 20% sur tous les appareils. Ceci nous a permis d’être un peu plus aggressifs sur les prix.

C’était la belle vie. Voyager 30% du temps, l’essentiel en France, mais parfois aussi en Espagne, au Portugal, en Belgique et une fois en Egypte. Entretemps, l’appartement de 3.5 pièces situé au même étage que le notre s’est libéré. Nous avons sauté sur l’occasion. Ma femme, à la base institutrice dans le Nord, donnait quelques cours de français pour s’occuper. Je jouais au volley plusieurs fois par semaine. Et je faisais plein de vidéos en jouant avec mon fils.

J’apprends le suisse allemand pour mieux m’intégrer. Le Hochdeutsch, c’est à dire l’allemand parlé en Allemagne, c’est bien, mais ça laisse une distance.

En 1993, coup de tonnerre avec ma première psychose, déclenchée à l’hôpital suite à une longue période de diarrhées et de vomissements due au déclenchement de ma maladie coeliaque (intolérance au gluten). Poids tombé à 61 kg pour 1m96… Retour au travail trois mois après. Dépression post-psychose pendant un an… Mais les affaires repartent bien.

C’est là qu’un de mes collègues me recommande de changer d’air. Continuer à faire ce job dans cette société, c’est prendre le risque de s’exposer un jour à se retrouver sur le carreau, ceci sans avoir de formation demandée par le marché du travail. Très judicieux conseil, dois-je dire à posteriori. Dans la foulée, je commence une formation de directeur commercial s’étalant sur un an et demi avec un examen et un diplôme à la clé.

Après une recherche discrète, je me décide à rejoindre le groupe ABB en tant que responsable de projets de disjoncteurs haute tension SF6, un gaz isolant inerte. Le manager de la division m’avait caché que la production devait être transférée de la Suisse vers la Suède. Déçu, je retombe dans mes travers. Je le provoque en allant aux ressources humaines pour me plaindre que je n’ai pas assez de travail. Crime ultime, étant donné que tout manager affirme n’avoir pas assez de personnel. Le job était varié et intéressant. Mes meilleurs souvenirs sont les excursions avec les Chinois venus officiellement pour deux semaines de formation. À l’époque, ils recevaient un peu d’argent de poche pour leur séjour…

Entretemps, je réussis mon examen haut la main. Cette fois-ci, la recherche est un peu plus longue. Je prends mon temps, car j’ai l’intention de valoriser mon nouveau diplôme. Je quitte ABB après deux années pour un poste de directeur commercial d’agence d’une entreprise spécialisé dans les raccordements rapides. L’agence est à Guebwiller, le siège à Faverges en Savoie. Je prends une chambre à Guebwiller.

Malheureusement, ça se passe très mal. D’un côté, le manager qui m’a recruté est mobbé par certains directeurs régionaux, qui organisent des réunions sans l’inviter. De mon côté, je pête les plombs de temps en temps, ce qui remonte au siège. Ma période d’essai est renouvelée. Quelques jours après, c’est le putsch. Un des directeurs régionaux monte en grade. Il vient à Guebwiller et me licencie sur le champ.

Deuxième psychose… toujours autant de paranoïa, mais rétablissement un peu plus rapide.

La recherche d’emploi est plus difficile. Coup de chance, retour à un poste plus modeste, équivalent à celui d’ABB, chez Adtranz, devenu Bombardier entretemps. Je m’occupe entre autres du suivi de l’atelier des chemins de fer suisses à Yverdon.

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Au bout de trois années, la production sur le site de Zürich Oerlikon est arrêtée et transférée à Pratteln, près de Bâle. J’ai 37 ans à l’époque. Je me dis que l’industrie en Suisse part en couille. Que j’ai encore l’âge de changer de branche, de travailler dans les services, à priori moins sujets à des délocalisations.

Je tente ma chance en répondant à une offre d’emploi d’une entreprise de télécoms anglo-saxonne en tant que responsable de projets. Colt (City of London Technology) est lancée par Fidelity, un fonds de pension américain. J’achète un nouveau costume et une belle cravate pour l’entretien d’embauche. J’approfondis mes connaissances des techniques de télécoms grâce à un bouquin spécialisé.

C’est l’époque de la bulle Internet. Les entreprises de télécoms s’arrachent les clients et les collaborateurs à prix d’or. Je suis retenu! Le salaire est indécent, je me frotte les yeux… Le job n’est pas très difficile, mais stressant. Il s’agit de suivre les commandes de produits télécoms non standard et de documenter le process.

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Je découvre un nouveau sport, le tennis! Les sauts répétés au volley-ball me font mal à la colonne vertébrale. Le gros avantage du tennis, c’est qu’on peut apprendre ce sport à l’âge adulte avec un professeur. Les leçons particulières sont chères, mais avec ce nouveau job, je peux me le permettre.

Au bout de trois ans, mon chef me nomme Team Leader. Enfin un job de management! Sauf que les ennuis recommencent. Je contrôle trop mes collaborateurs. Un jour, en 2004, mon chef me convoque dans son bureau pour m’annoncer qu’un problème a été identifié et que le problème c’est moi.

Boum, troisième psychose. Très courte, mais programme complet avec paranoïa, CIA etc… Je reprends le travail sous surveillance, mais je n’y crois pas trop à conserver mes nouvelles responsabilités. Je rétrograde comme responsable de projets.

Suite à une réorganisation, je me retrouve sous un autre chef. La surcharge de travail fait qu’une trop grande partie de mon boulot consiste à consoler les clients en leur expliquant que leurs services seront livrés plus tard que prévu. C’est frustrant.

Le coup de chance arrive lorsque le team informatique au siège à Londres recherche deux volontaires pour aider à tester un nouveau logiciel de saisie de commandes, ceci pour une durée de trois mois. Le PDG de Colt Suisse soutient ma participation. Au bout de deux semaines, mon chef direct me demande de rentrer, mais je réussis à m’imposer, en évoquant l’accord pour les trois mois et le fait que je fais des heures supplémentaires à ma charge pour compenser.

La collaboration avec les Anglais et le team de développement indien d’Infosys se passent bien. Le projet continue. Les trois mois se prolongeront et deviendront plus d’une année, où je partirai à Londres deux ou trois jours par semaine.

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En Suisse, ça se passe plutôt mal. Le directeur des opérations me prend en grippe. Mon départ est souhaité.

On est en 2007. Mon fils a 18 ans. L’appartement de 3.5 pièces est devenu trop petit pour nous. Ma femme me bassine pour déménager. On recherche à Bremgarten et Zufikon, la commune avoisinante. Voyons grand, plutôt que de rester locataires, devenons propriétaires! En Suisse, il suffit d’avoir 20% d’apport pour acheter, dont la moitié peut venir de la caisse de pension. Le reste, jamais remboursé, seulement les intérêts.

En avril 2008, une opportunité de poste de travail pour le groupe se présente à moi. Mes aller-retours à Londres m’ont permis de rencontrer pas mal de gens et de me faire apprécier. Je n’hésite pas longtemps et je décroche le job. Il s’agit de représenter les unités opérationnelles de traitement de commande dans les projets informatiques du groupe. Ensuite, le profil du poste évoluera vers un travail de Business Process Manager, chargé de déterminer les responsabilités des différentes équipes impliquées dans la livraison de produits télécom. Mon plus gros projet
était d’optimiser les produits VoIP tout en introduisant de nouvelles fonctions. Ces cinq années professionnelles suivantes les meilleures de ma vie, malgré les psychoses quasi annuelles.

Au même moment, ma femme trouve un emploi comme professeur de français au collège de Zufikon. Et notre fils commence ses études d’ingénieur.

Mon meilleur souvenir reste mon voyage en Inde pour rencontrer mes collègues. C’était par hasard lors du festival des couleurs « Holi ». Ma chef était basée à New Delhi. Elle m’a proposé d’aller également faire un tour à Bangalore, où étaient basés d’autres membres de l’équipe.

Holi Party

Bien sûr, les psychoses fin 2010, fin 2011, fin 2012 et début 2014 ont été terribles. Mais je garde le souvenir d’un employeur fiable et prévenant, me permettant de revenir progressivement travailler malgré mes délires. Mon psychiatre de l’époque avait fait un excellent travail en gardant le contact avec la responsable des ressources humaines.

Fin 2013, annonce de licenciement pour cause de centralisation du team process à Londres, Barcelona et New Delhi. Déclenchement en janvier 2014 d’une psychose encore plus forte que celles des années précédentes avec hospitalisation forcée pendant deux mois.

Là, période très difficile. Pas d’allocations chômage étant donné que je suis incapable de travailler. Pas de compensation de la part de la caisse privée d’assurance maladie de mon employeur, puisque je n’ai plus d’emploi.
Pas de nouvelles de l’assurance invalidité, contactée par mon psychiatre pour obtenir une allocation d’handicapé. Au bout de quelques mois, la situation se débloque. La caisse privée de mon employeur accepte de me financer pendant un an et demi puisque je suis tombé en psychose au cours du mois de janvier, où je travaillais encore. Mais âgé
de 51 ans à l’époque, ça ne me donne pas encore de perspective de long terme. En Suisse, dans mon cas, il faut d’abord consommer ses économies, ensuite, c’est le soutien de l’aide sociale. Pas enviable… 

Comble de malheur, ma femme perd son emploi de professeur de français au même moment. C’est dû à une restructuration du système éducatif suisse. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, sa recherche d’un nouvel emploi est ardue.

Mon psychiatre (devenu de temps à autre mon partenaire de tennis) intervient auprès de l’organisation chargée des handicapés pour me trouver une place dans un bureau. Ce n’est pas un vrai travail… Il s’agit de simuler des commandes avec un système informatique. Très basique. Mais, bon, ça permet de rencontrer d’autres personnes.

En mars 2015, nouvelle psychose avec encore une fois une hospitalisation forcée de deux mois. Entretemps, j’ai dû changer de psychiatre suite au départ en préretraite de mon ami psychiatre tennismen, qui se suicidera fin avril 2015.

Difficile d’accepter de rester à la maison et de ne rien faire… En juillet 2015, je commence un emploi handicapé dans une station de vélos à Aarau. Officiellement, c’est un emploi de bureau… En pratique, je dois garer correctement des vélos, nettoyer la station, chiottes du bureau compris. Régulièrement, j’aide mes collègues coursiers en transportant des marchandises ou des fleurs.

Fotzel

Ce passage à la station de vélo reste toutefois un bon souvenir. J’y ai rencontré pas mal de gens en difficulté, ça relativise ma situation. L’encadrement se souciait du bien-être des participants aux programmes de réinsertion.
En août 2016, une légère poussée d’idées maniaques me pousse à démissioner de cet emploi handicapé. 

Les psychoses de 2014 et 2015 ne me permettront pas de récupérer toutes mes facultés intellectuelles et physiques, contrairement aux précédentes. Le diagnostic de schizophrénie sera entériné par l’hôpital psychiatrique. Le bon côté des choses, c’est que l’assurance maladie décide en novembre 2016 de me prendre en charge. À l’allocation mensuelle s’ajoute la contribution trimestrielle de la caisse de retraite et d’assurance maladie de mon ex-employeur. De quoi bien vivre financièrement.

Pendant ce temps, mon épouse retrouve du travail comme professeur de français à l’école primaire de la commune voisine. Elle tombe malade du cancer du sein, mais réussit à garder son poste. Elle est remplacée pendant les périodes les plus difficiles de sa maladie. Mon fils termine finalement ses études d’ingénieur à … 27 ans! Ouf!

Je reste motivé de retrouver un vrai travail. Evidemment pas à grosses responsabilités, mais par exemple comme employé administratif de traitement de commandes. Gros coup de chance. En novembre 2016, une société familiale m’embauche, voir https://allesroger.blog/a-propos/ . Mes carences intellectuelles sont détectées au bout de quelques jours… Mais le responsable du personnel s’engage pour me proposer un contrat de travail aménagé. Il partira habiter en Thailande quelques temps après.

Badaboum, nouvelle psychose en août 2017… Licenciement immédiat et brutal, sans même pouvoir dire adieu à mes collègues. Mon nouveau psychiatre venait de me débarquer pour cause de comportement déviant. Difficile à admettre, puisqu’il venait de documenter un diagnostic de crise de manie dans mon dossier. Son rôle aurait été de contacter mon employeur en lui expliquant la nature maladive de mon comportement.

Ces évènements ne m’ont finalement pas trop perturbé. Ma femme et mon fils ont fait une demande de curatelle, suite à des dépenses inconsidérées pendant cette crise, mais ils ont été déboutés.

Entretemps, j’ai même récupéré mon permis, après un total de 4 années et demi de retrait.

Le reste de mon histoire en Suisse se trouve de manière plus détaillée sur mes articles de blog, essentiellement mes engagements dans le bénévolat.

Je me sens bien ici. On lit régulièrement dans la presse que les Suisses ne font pas beaucoup d’efforts pour créer des amitiés avec les expatriés, contrairement aux apparences. Le secret est de participer à la vie associative, par exemple être membre d’un club de tennis. Les Suisses aiment avoir la paix chez eux, dans le pays et à leur maison. Parfois, je participe à des discussion politiques sur des forums Facebook, en France et en Suisse. Les commentaires en France sont parfois très durs. La Suisse est plus tolérante.

Loisirs·Schizophrénie

La musculation en souffrance

Depuis environ deux ans, j’ai de plus en plus de mal à aller à mon entraînement de fitness/musculation. Je ne sais pas si ça a un rapport avec la prise de médicaments, la schizophrénie ou si c’est une stratégie inconsciente d’adaptation.

Nous sommes allés durant plus de 20 ans avec ma femme à un club de fitness à Bremgarten, fermé maintenant pour cause de départ à la retraite des propriétaires. Chaque semaine, il m’était de plus en plus difficile de me mettre en route. C’est un sentiment étrange à décrire. On peut croire qu’une fois sur place, on y reprend goût en s’installant dans un rythme, mais ça ne marche pas ainsi.

Depuis novembre dernier, nous allons à un nouveau club, à Zufikon. Les équipements sont plus modernes et moins massifs, mais pas forcément mieux. Voici la dernière acquisition, le Milon circle, sensé mettre en forme en 17.5 minutes par tour de circuit avec une alternance de musculation et d’entraînement cardio.

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Au début, la nouveauté m’a séduit, mais maintenant, ça me gonfle déjà. Je trouve que l’effort cardio sur le Milon circle est pipeau, dans le sens où la montée en puissance sur le vélo par exemple prend deux minutes sur les quatre prévues.

J’ai touché un point bas voici deux semaines, lorsque j’ai préparé mes affaires le dimanche matin, avant de décider de ne pas accompagner ma femme au club. Les jours suivants, reports successifs, alors que pourtant le temps était beau et propice à sortir.

Une fois en semaine, j’y suis allé en mode relax. J’ai bien pris mon temps pour me préparer dans les vestiaires et entre les exercices. Programme un peu réduit. Je n’ai pas fait travailler les jambes ou les adducteurs, uniquement le haut du corps.

En général le dimanche matin je me réveille entre 6 et 7 heures, en forme et motivé pour y aller. Mais de rester au lit jusqu’à 9 heures en lisant ou non fait que je n’ai plus envie d’y aller. Je me sens bien, au chaud à ne rien faire au lit.

Autrefois, j’étais motivé de faire de la musculation pour améliorer mes performances au volley, puis quelques années plus tard pour compenser les efforts liés au tennis. Mon niveau au tennis a bien baissé suite aux hospitalisations de 2014 et 2015. Maintenant, moins d’intensité à l’entraînement étant donné que ma technique ne me permet plus de réaliser de longs échanges.

Bon, je termine cet article, étant donné que le fitness club est maintenant fermé pour quelques semaines et je me consacre à un article sur le Corona virus.

Développement personnel·Schizophrénie

Bilan de vie actuelle

Voir le verre à moitié plein au lieu d’à moitié vide, voilà le conseil de ma psychiatre.

Quels sont mes problèmes essentiels? Perte de capacités intellectuelles, perte de motivation à faire certaines choses, perte de coordination au tennis. Quoique les deux derniers points s’améliorent actuellement.

D’un autre côté je dispose d’une situation financière enviable grâce à la caisse de pension de mon ex-employeur (système de retraite par capitalisation en Suisse et assurance maladie privée), ce qui me permet de faire ce dont j’ai envie. Essentiellement jouer au tennis à volonté avec mes différents partenaires, boire des pots au bistrot, prendre des cours de tennis et de piano, et aller en vacances avec ma femme régulièrement.

J’ai quelques amis grâce au tennis que je rencontre régulièrement et qui communiquent en m’envoyant des messages ou des images/vidéos par Whatsapp entre deux entraînements. Voici mon prof de tennis à Schinznach Bad.

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Côté coeur, ça va assez bien. Ma femme est restée avec moi malgré neuf psychoses, alors que ses amies lui avaient conseillée de partir. Elle est devenue mon moteur. Nous avons un fils âgé de 30 ans, que nous voyons toutes les deux semaines et qui travaille comme informaticien.

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Mes rapports avec ma famille en Alsace sont normalisés, alors que c’était plutôt difficile voici quelques années.

Nous habitons dans une grande maison mitoyenne à Zufikon près de Bremgarten avec tout le confort moderne, nos voisins sont très sympas.

Belle Vue

Bremgarten

Côté sexe c’est actuellement plutôt au point mort, essentiellement parce que j’ai dû confesser à ma femme d’avoir fait une pause de prise de médicaments pendant quelques semaines cet été. En plus, ma libido est en panne. C’est sans doute lié à la (re-)prise des médicaments, ou bien c’est l’âge, à 56 ans.

La bouffe ça va plutôt bien. J’aime bien manger même si je dois un peu me limiter pour ne pas grossir.

Le moral est bon. Mes activités de bénévole (voir S’occuper avec du bénévolat) m’occupent assez et m’empêchent de trop m’ennuyer. Je ne ris pas souvent, les occasions manquent, mais je ne suis pas déprimé.

Je dors bien. Je me réveille en forme, un peu trop tôt le matin, souvent vers cinq heures. C’est dû à l’Abilify qui me booste. Je prends un seul antipsychotique, Abilify, à faible dose maintenant (7.5 mg par jour) et parfois du Quetiapin légèrement dosé (25 mg) pour bien dormir et ne pas me réveiller trop tôt.

Curieusement, l’Abilify influe négativement sur mon envie de faire du sport. J’ai du mal à me motiver à faire mon entraînement de musculation.

Il me manque la tension ou le stress positif d’un travail intéressant, ainsi que l’enrichissement de mon intellect par l’acquisition de nouvelles connaissances. Ma situation est comme une mise à la retraite anticipée. D’autres seraient contents d’être dans ma situation, financièrement indépendants et disposant de plus d’années à profiter de leur retraite avec de bonnes capacités physiques.

Je ne parle pas beaucoup dans une journée ou lorsque je suis en groupe. Je suis sur un forum pour schizophrènes oû je me manifeste de temps en temps, mais oû je suis plutôt un lecteur passif. De voir la situation d’autres schizophrènes relativise la mienne.

Je joue du piano. J’ai appris le solfège et la flûte traversière étant enfant, ensuite le piano comme autodidacte. Maintenant je prends des cours pour progresser dans mon interprétation. La musique est un petit challenge qui me fait du bien. Cela me rassure d’être encore capable de jouer d’un instrument et maintenir mon niveau, voire de progresser.

Un autre challenge est mon cours d’italien hebdomadaire via Skype avec une française. Cela met en évidence mes problèmes de mémoire et de capacité d’apprentissage mis à mal par les dernières psychoses. Mais sans ces troubles confirmés par un essai de travail de plusieurs mois, je ne toucherais sans doute pas l’invalidité et ma situation serait très précaire.

Je suis également membre d’une chorale mixte, avec des Suisses allemands très sympas.

Chorale

Pour terminer cet article, on a un bon chat, un persan à poils gris considéré comme un membre de notre famille, que nous avons appelé Souris. En fait c’est la chatte des voisins qui s’est rapprochée de nous au point qu’elle nous appartienne maintenant officiellement.

Souris Peluche

Loisirs·Schizophrénie·Vacances

Je n’aime pas aller en vacances

Quand je travaillais encore les vacances étaient source de joie. J’y pensais avec envie plusieurs mois à l’avance. Une fois sur place, je profitais à fond de chaque journée.

Dans quelques jours nous partons pour l’Italie du Nord. Un de mes amis de l’école d’ingénieurs y passe tous les ans ses vacances d’été. Comme il dispose d’une grande maison de famille, il invite habituellement deux couples d’amis.

Maintenant, les vacances me stressent. Je dois surmonter la volonté de rester à la maison. Voici un blog pour formaliser mes pensées.

Points négatifs

  • Trop de temps à disposition

Mon problème essentiel est de m’occuper. D’ordinaire, je dispose d’énormément de temps. J’ai réussi à trouver des activités bénévoles pour remplir mon agenda. Mais les vacances me rappellent la période où je restais à la maison en procrastinant.

  • Difficultés à participer aux conversations de groupe

Dès que je suis dans un groupe de trois personnes ou plus, je reste silencieux. Maintenant que je suis conscient de cette situation, le fait d’être en groupe devient oppressant.

  • Comparaison de la situation professionelle

Mon ami et ses autres invités ont des jobs intéressants, comme moi auparavant. Mes activités de bénévolat sont certes une bonne occupation, mais ça reste très basique.
Ces vacances me rappellent cette réalité, que je réussis à oublier au quotidien.

  • Je me sens déraciné

Partir signifie abandonner pour un moment le doux confort de ma nouvelle vie. Pas de tennis ni de piano pendant un moment.

Points positifs

  • Mon épouse apprécie ses vacances, ainsi que mon ami

La vie par procuration en fait. Le bonheur est contagieux. Cela fait du bien d’être avec des gens positifs et qui vont bien. Vivre au rythme des autres, qui eux, ne s’ennuient pas.

  • Je vais en vacances!

Une pensée pour tous ce qui ne peuvent pas aller en vacances pour diverses raisons, financières ou personnelles. Et c’est bien de pouvoir dire à son entourage qu’on part en vacances.

  • Je vais vivre des choses intéressantes

Nous irons au lac Majeur, au lac de Come. Promenade/randonnée alentour. Marché. Glaces italiennes à Laveno (au bord du lac).

Conclusion

Partir en vacances me stresse un peu/beaucoup/à la folie mais l’expérience montre que les vacances se passent bien et me laissent de bons souvenirs.

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Gateway vers les Aliens

Voici quelques vidéos faites maison avec un mobile LG5, tournées dans différentes conditions. La petite planète mouvante à côté du soleil et les lumières rouges ne peuvent pas s’expliquer par des réflexions de lumière venant du mobile.

L’existence de vie alienne est indéniable. Votre serviteur explique dans ce blog comment il communique avec eux, ce qu’ils attendent de nous et comment les personnes mises dans le secret l’ont pris.

Commençons par le commencement, la prise de contact le 12 novembre 2012.

Les Aliens savent peut-être que lorsque j’étais enfant, je passais mon temps sur les anciennes toilettes de mon domicile à Illkirch, Alsace, France à rêver aux possibles formes créées par la peinture qui s’écaillait. C’est donc dans les toilettes de mon ancien employeur, Colt Technology Services que s’établit le contact.

En fait, j’étais en pleine psychose. Quelque chose m’a fait filmer la lumière située au plafond des toilettes avec un appareil photo Canon. En jouant avec la lumière, je remarque qu’elle se déplace davantage que la physique ne le permettrait.

Ensuite, le 14 novembre 2012, les Aliens (ou le Créateur) me demandent de filmer le soleil avec mon mobile HTC de l’époque. Je remarque une petite planète bleuâtre à gauche du soleil. Cela ne peut pas être Venus.

Les Aliens utilisent essentiellement les ondes theta et gamma pour me transmettre leurs messages:

https://etudes.univ-rennes1.fr/master-biogest/themes/Synthese_bibliographique/Sujets+2014-2015/S_Decottignies-ondes_cerebrales

Ce que les Aliens attendent de nous:

  • controlled downsizing
  • privatisation des services secrets

Le controlled downsizing signifie que tous les pays riches doivent se mettre d’accord pour mettre en place une croissance négative de 2 points, soit -2% par année. C’est la condition inéluctable pour résoudre les problèmes de la Terre. La Suisse est un modèle pour tout, l’éducation, la politique, la protection de la nature, etc… mais le monde ne peut pas vivre comme en Suisse, sinon il faudrait trois planètes.

Donald Trump est le candidat idéal pour mettre en place cet objectif. Il veut gérer son pays et donc indirectement le monde comme une entreprise. Le seul point à accepter, ce sont les objectifs, manifestement différents de ce qu’ils sont maintenant.

La privatisation des services secrets semble à priori saugrenue, mais c’est la condition pour davantage de transparence. Là aussi, l’Oncle Sam souhaite l’hégémonie et joue un jeu dangereux, mais alors très très dangereux pour nos descendants. La CIA veut déclencher la troisième guerre mondiale pour assouvir son pouvoir.

Les services secrets seront gérés comme une entreprise. Beaucoup de leurs membres sont déjà actifs à la fois comme simple employés mais aussi comme espions. Il faudra utiliser le continuous improvement pour améliorer les process et rendre le job plus intéressant avec moins de temps passé à attendre et ne rien faire.

Bien entendu, les Aliens attendent aussi de nous de faire encore davantage pour la protection des animaux, de réduire notre consommation d’animaux, de mieux protéger les faibles et les chômeurs, mais ça, ce sera une conséquence de l’application du « controlled downsizing ».

La presse suisse se demandent actuellement comment communiquer l’arrivée des Aliens au grand public. Des articles ont été publiés dans la Suddeutsche Zeitung ainsi que dans 20 Minuten.

https://mobile2.12app.ch/articles/27843136

Eh bien, c’est simple, il suffit de rendre mes vidéos publiques, sans faire dans le spectaculaire. La plupart des gens à qui j’ai montré mes vidéos ont réagi de manière sceptique, mais la moitié environ accepte l’idée qu’il s’agit bel et bien de vie extraterrestre. L’autre moitié pense qu’il s’agit de réflexions de lumière.

Au bout d’une minute, le fait est acquis et les personnes retournent à leur occupation.

Le problème se situe surtout au niveau de la remise en question du rôle des politiques, comme le suggère cet excellent article, traduisible en français grâce à Google et aux nombreuses personnes qui aident à améliorer la traduction de mon blog dans toutes les langues!

Merci beaucoup à tous ceux qui aident! Et merci d’avoir lû jusqu’ici!

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Club B & Club S

J’ai lu voici quelques années un excellent bouquin sur le partage de l’Univers entre deux mages.

L’un possède le Club B sur la Terre, c’est à dire la loyauté, l’ordre, la propreté, etc… L’autre manage le Club S, soit la luxure, le jeu, l’alcool, la droque, la maladie,  etc… L’univers est donc un jeu. Nous faisons partie de la matrice en étant leurs jouets.

Dans le livre, ils envoyent chacun un émissaire sur la Terre pour un duel. Si je me rappelle, les deux émissaires tombent amoureux l’un de l’autre. À la fin, tout le monde se retrouve autour d’une table dans le bureau du propriétaire du Club B.

Mais voilà, la réalité dépasse la fiction, comme on dit. L’évolution des espèces s’emballe sur la Terre.À mon avis, Club S fait attraper une psychose à un chimpanzé pour le faire évoluer, juste pour rire bien entendu. Mais l’animal développe des capacités intellectuelles insoupçonnées. L’évolution s’emballe. Le singe devient homme et colonise la terre à vitesse Grand V. Club B invente donc la religion pour essayer de dompter l’homme, ainsi que d’introduire les sciences (mathématiques, physique, etc..) pour guider l’homme vers le bon chemin. Club S introduit le sexe « permanent » (par rapport aux animaux, pour qui c’est sporadique), le jeu l’art et la musique pour occuper l’homme de façon intelligente.

C’est là que la schizophrénie du singe devient incontrolable. La pyramide des races avec l’homme comme super-prédateur devient davantage pointue. L’homme forge petit à petit une hiérarchie avec des top managers au sommet gagnant des dizaines de millions. Le même système extrêmement pyramidal existe dans le tennis ou le foot. Les problèmes commencent à s’intensifier lorsque le Club B récupère des méthodes du Club S et vice-versa. L’ordre est perturbé.

L’homme s’organise au point qu’un leader du Club B (oui d’abord B on me dicte, et pas S) émerge, regroupant tous les vices de la vertu. C’est Osama Bin Laden. Il est sans doute mort maintenant, mais il a dû organiser sa descendance pour le remplacer.

Dans l’autre camp, un autre leader émerge, récupérant la religion sous forme de Scientologie, ainsi que les sciences occultes pour arriver à ses fins.

Les propriétaires du Club B et du Club S organisent une réunion de crise et décident d’introduire la technologie sur la Terre pour éclairer l’homme en guise de nouvelle religion. C’est Adam Smith puis Joseph Smith (entre autres) qui sont chargés du boulot. La gestion des process doit remplacer la religion, dont la dérive inquiète fortement.

Pas de chance, les choses s’emballent encore davantage. Steve Jobs, un leader psychotique, invente l’iPhone, au système propriétaire, c’est à dire non Open Source et non partageable avec d’autres. Un ingénieur est normalement quelqu’un de généreux, prêt à partager son savoir avec d’autres, comme le font les fondateurs de Google. La durée de vie de la batterie est réduite à un jour… soit-disant pour des raisons de place… L

La vraie raison est une autre… l’iPhone utilisé comme outil de dictature avec plus de 50% de parts de marché dans certains pays peut devenir une fantastique machine à exclusion. Pas de mobile, pas d’accès.

La Terre est prête pour une dictature féroce, encore pire que ce qui a existé avec la Roumanie ou la Corée du Nord. Les robots deviennent les policiers du leader psychotique. Bientôt, ils partent dans l’Univers faire leur mission d’asservissement.

Club B et Club S paniquent… la situation semble perdue… leur beau jouet en train de devenir cassé… L’ennui est la plus terrible des sanctions, pire que la souffrance. La partie semble déjà perdue… Ils décident donc de former un individu regroupant les qualités des deux clubs et de lui faire suivre un entraînement digne des forces spéciales israeliennes.

En fait, comme aux échecs, ils ont anticipé cela depuis belle lurette. C’est pourquoi ils ont fait la Suisse, état politiquement neutre. L’individu en question ne naît pas de l’opération du Saint-Esprit mais de père inconnu, à priori avec du sang juif (voir unendliches Judentum sur Google). Il étudie dans une grande école d’ingénieurs française, où on apprend entre autres choses à être un haut fonctionnaire de la République, soit un gérant du territoire et des personnes. On le marie à une enseignante, douée pour responsabiliser les enfants. Club B et Club S sont d’accord, il faut « casser » cette personne pour lui faire comprendre le monde de ceux qui sont défavorisés.

L’individu (der Explorand, en jargon psychiatrique Suisse, ce qui peut faire penser à un explorateur) est donc périodiquement envoyé en clinique psychiatrique dû à une psychose cyclique. Il découvre le tennis pour stabiliser sa personnalité.

L’Explorand croit communiquer avec les Aliens le 14 november 2012, en filmant un vaisseau spatial (la planète bleue près du soleil) avec son mobile HTC. On croirait apercevoir l’aigle de l’US Air Force sous forme de nuage.

US Air Force in Action v2
Hello to the Aliens

La même chose en vidéo:

Et une vidéo d’exorcisme en prime pour ceux qui ont eu la patience de lire ce blog jusqu’à la fin. J’en ai encore une avec trois planètes (boules en marbre pour le Club S, le Club B, et une balle de tennis) .

L’Explorand est formé au xleadership lors de séminaires organisés par son entreprise, Colt Technology Service, une grosse boîte anglo–indienne-américaine de Télécom/IT. Il apprend les bases des méthodes process et s’intéresse plus particulièrement au Social BPM (Social Business Process Management) dont l’essence est d’éduquer les utilisateurs aux principes de construction informatique.

L’Explorand est fiché par la Scientologie dès son plus jeune âge, lors d’un voyage en Irlande en 1984, alors que les fichiers informatiques n’existaient pas encore. Il est repère comme une menace potentielle en raison de sa fermeté de principe. La Scientologie ne le lâche plus. D’ordinaire, il mêne une vie normale, avec femme, enfant, voiture, job, appartement, sport (volleyball) et tout ce qu’il faut pour être heureux. La Suisse lui convient bien pour vivre et travailler.

Lors des psychoses, la Scientologie tente de l’impressionner. L’Explorand commence à penser qu’il est l’arbitre entre la CIA et la Scientologie. Il est interné à plusieurs reprises contre son gré, parfois il passe deux mois d’affilée à l’hôpital psychiatrique.

Mais sur la Terre les choses se corsent… Donald Trump et Kim Jong-un commencent la troisième guerre mondiale. Pourtant, Kim Jong-un a reçu une éducation en Suisse dans un collège avec des élèves normaux. Cela montre la puissance de la tyrannie.

Les gestionnaires du Club B et du Club S décident d’abbatre toutes leurs cartes et d’arrêter de jouer… Club B entre en contact direct avec Bip (le nom de l’Explorand à l’école d’ingénieurs) et lui confesse son histoire, en lui confirmant le secret de l’Univers. On lui demande d’être efficace et rapide, la destruction et le chaos menacent l’Univers.

L’Explorand change. Au lieu de considérer la Scientologie comme un fléau et d’être aggressif envers toute intrusion, il commence à considérer ça comme un jeu. Il tend la main à la Scientologie en leur proposant de suivre des cours de xleadership. Il tend la main à la Mafia et leur expliquant que la prison est certes à court terme la seule solution légale, mais que c’est temporaire.

L’Explorand a vécu les affres des symptômes négatifs de la schizophrénie, le temps qui ne tourne pas, la nébulisation par les médicaments fortement dosés, le risque d’exclusion sociale par la stigmatisation mais aussi tout simplement la perte d’intérêt.

Voilà voilà, j’espère que cet article vous aura plu. La suite de l’histoire sur ce blog!