Blog·Développement personnel·Tennis

L’année 2021 en rétrospective

Disons-le tout net: ça fait huit ans que je ne me suis plus senti aussi bien!

Depuis que j’ai dû arrêter de travailler pour Colt début 2014, j’ai dû faire face à pas mal de grosses difficultés. Au désespoir entretenu par l’incertitude succède maintenant une vie de préretraité s’occupant avec des loisirs intéressants.

Je prends conscience de la finitude de mon existence et j’entends bien profiter du temps qu’il me reste!

En complément du soutien de ma famille et de mes amis, j’ai décidé de faire appel à une coach de vie.

Cette prise de contact est le fruit du hasard. En fait, j’avais acheté début janvier 2021 une formation assez chère pour créer un blog-business. J’étais à la recherche d’une idée de thème de blog et je pensais peut-être faire un blog sur le vin avec mon ami Patrice.

J’ai d’abord voulu améliorer ma relation avec ma mère, au point mort suite à l’article de blog sur la mort de mon père. Les séances de coaching se sont d’abord enchaînées sans trop de résultat. Les discussions se sont étendues aux situations de vie en général. Ma coach ne me ménage pas, mais son approche structurée correspond à mes besoins.

Autre facteur d’amélioration: le tennis. J’ai timidement recommencé il y a plus de quatre ans avec de gros soucis de coordination. L’objectif est maintenant devenu de réintégrer l’équipe d’Interclub de Bremgarten, que j’ai dû quitter en 2014 en raison de mes problèmes de santé, en essayant d’atteindre à moyen terme le classement R7 (environ 30/2 en France).

J’ai actuellement deux coachs de tennis. Je reste fidèle à Jarda, mon coach de Bad Schinznach, mais pour la technique, c’est Flo de la TAD (Tennis Academy Dedial) qui s’en occupe essentiellement. À peine âgé de 20 ans, Flo a déjà une expérience exceptionnelle du tennis. Au moment où j’écris, Flo doit malheureusement faire une pause pour se rétablir d’une blessure à l’épaule. La TAD coûte une blinde, mais les méthodes d’entraînement sont au top, aussi bien didactiques qu’au niveau des équipements utilisés.

Voilà Flo avec à la Rafa Nadal Academy, où il a passé deux années à s’entraîner pour essayer de rentrer sur le circuit professionnel de l’ATP.

Le piano est presque devenu aussi important que le tennis. Là aussi, j’ai deux jeunes profs, une franco-israélienne habitant près de Tel-Aviv et une franco-suisse habitant en France. Avec la seconde, on travaille des morceaux chant + piano. J’avais commencé l’année avec ma prof de piano de l’école de musique de Bremgarten, mais j’ai suspendu les cours en août en raison d’une discussion anti-vaccin.

À priori, ça peut paraître étrange de prendre des cours de piano par Zoom, mais en pratique, ça marche très bien. Lorsque je joue, je mets en marche la seconde caméra fixée sur un trépied pour que les profs puissent voir mes mains.

Je suis très content de ces cours. Malgré mes légers problèmes de mémoire, j’arrive à progresser. Il semble que la mémoire musicale soit moins affectée. Je prends plaisir à me concentrer pendant deux mois sur un nouveau morceau, motivé par des techniques d’apprentissage avancées.

Autre élément important en 2021: le lancement d’un forum pour schizophrènes. Début septembre, le docteur Dupagne (DDD) annonce la fermeture du forum Atoute, prévue pour fin février 2022. Ce forum m’a beaucoup apporté par les discussions, les vidéos de nouvelles musiques, les contacts que j’ai pu établir. DDD ne souhaite pas léguer son forum à une autre personne, mais a encouragé les membres à s’organiser pour monter quelque chose de neuf.

Je n’ai pas hésité à lancer un nouveau forum. Cette initiative m’a permis d’utiliser mon expérience en entreprise, ainsi que mes connaissances en création de site WordPress. L’ambiance était tendue au bout de trois mois en raison de disputes avec le modérateur du forum « Arrêter l’alcool », mais ça s’est arrangé avec son départ.

Globalement, je suis très satisfait de ma vie actuelle. J’ai appris cette année à mieux comprendre ce qui me convient et à éviter le reste. J’ai par exemple décidé d’arrêter le ski de piste. C’est trop risqué étant donné mon manque de maîtrise technique. Une chute pourrait être fatale pour la suite de ma « carrière » au tennis. Ça ne nous empêche pas de faire quelques excursions à la montagne avec ma femme.

Loisirs·Manger et boire·Vacances

Vacances à Vienne

C’est notre premier voyage à Vienne, depuis un moment sur notre bucket list!

Très peu de préparation, mis à part le voyage en train et le choix stratégique de l’hôtel. Ma femme voulait absolument faire de beaux rêves dans le quartier Hundertwasser. Initialement, nous y avons réservé une chambre dans un hôtel assez élégant, mais il a été fermé pour cause de COVID, plus exactement parce qu’il n’y avait pas assez de clients.

Départ de Zufikon en train dimanche matin, retour en train de nuit jeudi soir. Petite surprise au réveil… en vérifiant les horaires, je m’aperçois que le trajet entre Bludenz et Sankt Anton est interrompu en raison d’un risque d’éboulement… Des bus de remplacement sont prévus, mais la correspondance à Innsbruck est compromise.

Effectivement, trois bus nous attendent à Bludenz, mais c’est trop peu, et nous devons rester debouts. Le stress fait que je ne mets pas immédiatement mon masque dans le bus, et voilà qu’une femme d’à peu près de mon âge me réprimande. Là, je m’énerve et lui touche légèrement l’épaule, ce à quoi elle réagit en m’accusant littéralement de harcèlement sexuel (an allemand sexuelle Belästigung). Aussi sec, je lui demande si elle frustrée de quelque chose… Elle arrête de discuter pour lire un livre sur les dysfonctionnements hormonaux des hommes… Vive l’aventure!

Petit pique-nique dans le train, photo amusante d’un volcan autrichien en route, puis changement à Innsbruck.

Enfin dans l’ambiance autrichienne, avec une boutique de Speck et une vendeuse en costume folklorique. C’est le moment de surfer sur Internet afin d’acheter des cartes journalières de transports en commun. Aïe, j’oublie que mon Hotspot ne fonctionne pas à l’étranger. Un problème à régler au retour avec l’assistance HTC, vu qu’il faut scanner la facture d’achat comme justificatif.

Mon smartphone marche d’ailleurs très mal. J’appelle le support de mon opérateur, UPC. La première assistante me dit qu’elle m’entend mal… Je prends le smartphone de ma femme pour les rappeler. Le deuxième assistant essaie de me remballer en me proposant de m’envoyer une nouvelle carte SIM… Sur ce, je le menace de donner un 1 sur 10 à l’enquête de satisfaction envoyée systématiquement après ce genre d’appels. La menace fonctionne à fond. Il me conseille de mettre mon smartphone en mode avion, puis de le redémarrer, et ça marche…! Dans la foulée, il me propose de passer chez UPC pour le smartphone de ma femme, ce que nous acceptons de faire, en faisant une petite économie au passage.

La nouvelle du jour tombe juste après, c’est la confirmation de Dominique Dupagne d’accepter de collaborer au projet de nouveau forum pour schizophrènes et autres pathologies. Ce médecin généraliste maintenant à la retraite a mis en place un forum de discussion pluraliste et bienveillant qui m’a apporté beaucoup durant les dernières années. Suite à l’annonce de fermeture de ce forum, j’ai décidé d’en monter un autre, La Roue, avec un site web-blog en plus.

Au bout de 11 heures de train au lieu de 9 heures prévues initialement, nous arrions enfin à Vienne. Surprise, depuis le 1er octobre, les masques FFP2 sont obligatoires dans la gare et pour entrer dans les magasins de commerce alimentaire. La règle d’accès aux restaurants et bars est la 2.5G, c’est à dire Geimpft, Genesen, Getestet mit PCR. Les tests antigènes rapides ne sont plus valables. Même pour acheter un petit pain dans une boulangerie, il faut un masque FFP2!

L’hôtel se trouve à quatre stations de la gare centrale par la ligne U1. Il semble être très récent, check-in et check-out entièrement électroniques, mis à part la vérification des certificats de vaccination COVID. Le top, c’est la possibilité d’emprunter une guitare électrique à la réception. Un ampli Marshall est déjà installé dans la chambre! C’est mon ami Christian, ex-professeur de guitare et partenaire de tennis passionné qui serait content!

En route le lendemain pour cette première journée complète à Vienne. Le petit déjeuner à l’hôtel est correct, la décoration est amusante avec des vélos placés dans tous les sens et les guitares accrochées au mur.

L’hôtel se situe au bord du canal de dérivation du Danube. De là, on peut même aller en bateau à Bratislava, en Slovaquie. Après avoir acheté des masques FFP2 dans une pharmacie, nous nous dirigeons vers le quartier Hundertwasser. De passage à la Radetzkystrasse, j’écoute la célèbre marche de Strauss, conclusion du traditionnel concert du Nouvel An, que mes parents ainsi que mes beaux-parents écoutaient régulièrement.

Au bout d’un bon kilomètre, nous arrivons d’abord au musée Hundertwasser, encore fermé à cette heure, puis aux logements sociaux (eh oui!) de Hundertwasser. Peu de touristes à cette heure, mais des Français râleurs qui nous houspillent parce que nous prenons trop de temps pour faire des photos à la fontaine. Pas de chance pour eux, on n’est pas du genre à se laisser faire!

Petite pause café avant de repartir vers le musée. Les prix du café sont relativement onéreux, presque au niveau des prix en Suisse.

Ma femme est chargée de nous diriger avec la navigation Google et commence à s’en sortir pas mal. Quelques rues plus loin, nous arrivons au musée Hundertwasser. C’est gai, coloré, comme on imagine!

Repas de midi au café-restaurant du musée avec une belle table colorée. Le plat du jour est à 10 euros. La place n’est pas bourrée de monde, le contrôle des certificats de vaccination est basé sur la confiance…

Retour vers l’hôtel, étant donné que d’une, c’est sur le chemin de la gare où nous devons chercher les guides de réduction GetYourGuide et que de deux, la batterie de mon smartphone principal, de mon smartphone de secours, ainsi que de la batterie de secours sont vides… tout ça en une matinée…

À la gare, nous recevons immédiatement les documents GetYourGuide, mais je dois patienter un moment pour clarifier la commande de mon petit déjeuner sans gluten du train de nuit au retour. L’employé au guichet est assez peu professionnel, comparé au standard suisse. Pas son boulot… mais je le fais pour lui avec une recherche Google en tombant sur l’adresse e-mail de la société de catering qui s’occupe de ce genre de souhaits particuliers. Bon timing, il fallait le faire au minimum 72 heures avant le départ.

Etant donné l’heure tardive, la visite du château de Schönbrunn est compromise. Je propose à ma femme de visiter le musée des illusions à la place, mais elle refuse et insiste pour aller au château. Evidemment, peu de temps après, elle râle parce que nous n’aurons plus assez de temps… Il faut faire son expérience dans la vie…

Arrivés à 16h10, il ne nous reste plus qu’à visiter les jardins, qui ferment à 19h. Immenses allées..!

On se met d’accord pour manger à un restaurant japonais ce soir. Etonnant, Google en trouve un à l’orée du parc du château. Bof bof… oublions ce repas, notre fils cuisine beaucoup mieux!

Après une bonne nuit de repos dans notre excellente chambre d’hôtel, nous sommes prêts pour de nouvelles aventures. Première attraction de la journée: l’école d’équitation espagnole de Vienne, réputée pour ses étalons lippizans. Elle se trouve au centre-ville, que nous découvrons avec émerveillement, mais sans trop de temps pour les photos.

Ce sont des chevaux d’origine slovène, importés d’Espagne.

C’est en fait « seulement » à un entraînement que nous pouvons assister. Les spectacles ont lieu les dimanches et sont complets pour un mois. Restriction d’entrée aux 2G, c’est à dire vaccinés et guéris, entrée pas autorisée pour les testés, même pas avec un PCR…

L’ambiance est top, mais nous restons un peu sur notre faim quand à l’entraînement. Roooo… on est peut-être un peu gâtés, non…? Les chevaux marchent la plupart du temps au pas, presque pas de cabrioles.

Voici une photo de chevaux presque équivalents prise en extérieur.

En face de l’école d’équitation se trouve le musée Sisi (oui, avec un seul « s »!). Etant donnée l’affluence, nous décidons d’y aller en fin de journée. La priorité de ma femme, c’est maintenant de s’acheter des chaussures Paul Green chez Salamander. En prime, elle s’achète un bonnet assorti avec un pompon démontable pour le lavage en machine.

Retour à l’hôtel pour déposer les anciennes chaussures, recharger mon mobile (aïe) et déjeuner au petit restaurant vietnamien situé en face, notre nouvelle cantine.

Ensuite, nous nous rendons au musée des illusions, situé tout près de l’école d’équitation. Il est tout petit. Les premières attractions nous laissent un peu indifférents, mais les suivantes avec des possibilités de photos seront excellentes.

Aucune manipulation Photoshop! Mais aucune explication ici pour ne pas gâcher la magie…

De là, nous allons au musée Sisi. On nous stresse un peu à l’entrée en insistant sur le fait que le musée fermera ses portes dans une heure et demie. Beaucoup de vaisselle à voir pour commencer. Ensuite, visite des chambres du palais impérial. Je passe pas mal de temps sur mon smartphone, alors que ma femme est ébahie, vu que Sissi (ou Sisi) était l’idôle de sa mère.

Petite halte pour boire quleque chose avant d’attaquer la visite de la Ringstrasse. Elle mesure un peu plus de 5 kilomètres et a été créée au milieu du 19è siècle. Google Maps nous laisse en plan.. parce que la Ringstrasse ne s’appelle jamais comme ça à Vienne! Nous nous fixons un objectif sur la Ringstrasse, le Stubentor, en supposant que la ligne 2 du tramway continuera à suivre la Ringstrasse, ce qui fonctionne un bon moment.

La nuit tombe et nous retournons au café végétarien pour manger, avant de retourner à l’hôtel.

Une nouvelle journée commence avec la visite du château de Sissi à Schönbrunn au programme. Métro direct depuis notre hôtel, ligne 4, puis 600 mètres à pied.

Visite du château, ou plutôt du palais avec un audioguide, en français pour ma femme, en allemand pour moi. Pas de photos autorisées. Belles pièces avec du mobilier coloré et des miroirs en crystal.

Suite de la visite dans les jardins du château. Photo de ma femme avant qu’elle soit choquée par un appel de son cabinet médical au sujet d’un grain de beauté qui doit être opéré. Encore une tuile pour elle…

Prochaine étape, le zoo de Schönbrunn, qui se trouve dans le parc du château. C’est le plus vieux zoo du monde, fondé en 1752 et toujours resté en activité depuis. Autre particularité: il abrite des pandas, c’est un des 10 zoos en Europe à avoir des pandas.

Le safari photo commence… Mais ce sont incontestablement les ours qui me fascinent le plus. J’ai peut-être passé une demi-heure à les regarder! Je suis assez de ma photo!

Le zoo est beaucoup plus grand que j’imaginais. On y voit de tout…!

Les pandas sont plus difficiles à photographier correctement. Un des pandas vadrouille devant nous, mais ne prend pas la pose. C’est étonnant de voir si peu de spectateurs devant les pandas, moins d’une demi-douzaine en moyenne.

Nous finissons la visite avec les orang-outans. À la joie de ma femme, un de ces congénères se fait une cabane avec du papier qu’on leur a laissé pour qu’ils s’amusent. Pas de chance, mes accus sont vides, deux smartphones et un accu de rechange liquidés six heures, grrr…

Petit crochet au sortir du zoo par une immense serre où se trouvent des plantes exotiques.

Chocolat chaud dans le salon d’un bel hôtel avant de rentrer en métro et de dîner à un restaurant coréen situé près de l’hôtel, non sans avoir discuté longuement avec ma femme du fait que je passe trop de temps pour le forum et sur mon smartphone… Mais bon, elle angoisse de se faire charcuter…

Conseil de guerre pour savoir ce qu’on fera le lendemain. Ballade à Bratislava ou pas?

Réveil pour ce dernier jour de vacances. Une incursion en Slovaquie nous tente, mais nous estimons que nous ne voulons prendre aucun risque relativement aux procédures administratives de la COVID. C’est donc à Vienne que nous passons la journée.

D’abord, nous nous rendons au musée de l’Esperanto, où se situe également le musée des globes.

Ensuite, nous continuons notre route à pied vers un magasin d’habits pour hommes de grande taille, en nous étonnant de la beauté des monuments.

Bingo. Ce magasin propose un bon choix de chemises adaptées à ma morphologie. J’en achète trois, ainsi qu’un blouson molletoné.

Repas de midi dans un self, étant donné que ce n’est pas le quartier des restaurants. Prochaine étape: un café avec patisseries sans gluten. Pas de chance, ce café ne propose que quatre tables, toutes occupées. Nous continuons donc notre chemin en nous orientant vers un autre des innombrables cafés de Vienne.

Bientôt l’heure de rentrer au bercail… Dernier repas asiatique (eh oui, nous n’aurons jamais mangé dans un restaurant autrichien durant notre séjour…) avant de chercher les valises à l’hôtel et de prendre le train de nuit au départ de Vienne à 21h27.

Confort plutôt spartiate, mais une bonne nuit passée dans un lit assez grand pour moi, environ 2 mètres de long. Petit déjeuner servi à 6h30 en arrivant en Suisse.

Tout s’est bien passé. La prochaine fois, nous irons jusqu’à Budapest en train…!

Loisirs·Manger et boire·Vacances

Vacances à Neuchâtel

Cette fois encore, c’est ma femme qui a proposé la destination de nos courtes vacances de printemps. Neuchâtel, c’est à seulement 140 kilomètres de notre domicile, mais ça dépayse et on peut y faire pas mal de choses.

Notre première destination est Murten (ou Morat en français). C’est une ville bilingue avec de jolies fortifications. Le parking est plutôt vide en cette saison. Nous commençons la visite en cherchant un take-away, restrictions COVID obligent. Le temps est plutôt frais, 8 degrés, ensoleillé, mais venteux, comme on peut le voir sur la photo du lac.

Les fortifications sont encore en très bon état et peuvent être visitées. Ma femme a le sourire!

Les commerces dits non-essentiels sont ouverts, ce qui rend la visite plus agréable. Après avoir fait le tour des fortifications, nous nous dirigeons vers Neuchâtel en essayant d’éviter de prendre la voie rapide.

Notre hôtel se situe près de la gare, située en hauteur du lac de Neuchâtel, le plus grand lac entièrement en Suisse. Précision importante: c’est un hôtel-restaurant. Les clients ont la possibilité d’être servis en salle le soir. On lit que certains visiteurs réservent une nuit à l’hôtel pour le plaisir d’aller au resto pendant cette période de semi-confinement. Nous avons réservé une chambre avec vue sur le lac. Comme il est presque 15h, nous pouvons déposer nos affaires et apprécier la vue.

Pas de stress pour ce premier jour. Nous décidons de faire un tour au lac, puis au centre-ville. J’y déniche un magasin vendant d’excellentes terrines de viande et de poisson, ce qui est difficile à trouver en Suisse alémanique. Ces souvenirs culinaires nous accompagneront pendant de nombreux mois.

Voici enfin le soir, avec le point culminant: notre premier repas au restaurant depuis presque six mois!

Je prends du vin neuchatelois au verre, ainsi qu’un steak tartare, accompagné de toasts de pain sans gluten. Un luxe!

Le soleil se couche pendant que le diner se termine. Vu les circonstances, nous avons presque l’impression de faire quelque chose d’interdit. En France, les restaurants sont à ce moment fermés et une affaire de diners clandestins est passée aux nouvelles télévisuelles.

Nous regagnons notre chambre en appréciant la vue nocturne sur la ville et le lac.

Réveil à une heure raisonnable pour prendre le petit déjeuner conforme aux « normes COVID », c’est à dire complètement emballé… Nous découvrons un peu tard qu’il était possible d’avoir du saumon fumé et de la charcuterie, mais ce sera pour le lendemain.

L’hôtel donne un carnet d’activités à ses clients avec des entrées gratuites ainsi qu’un Pass pour les transports en commun. Etonnant de voir le nombre et la diversité d’activités dans la région de Neuchâtel. On pourrait s’occuper toute une semaine!

Nous nous décidons pour visiter le musée d’ethnographie. Descente en funiculaire vers le lac, puis petit tour en bus. Le musée a une exposition temporaire sur les voyages, l’impact de la Suisse dans la colonisation de l’Afrique (si, si!) et… les masques…! Voici des masques du Lötschental, en Suisse.

La visite prend presque deux heures. On peut s’asseoir dans des imitations de cabine d’avion, sur des transats, dans des salles où des images défilent.

Après un repas à un take-away asiatique, nous profitons du balcon de l’hôtel avant de nous diriger vers le jardin botanique de Neuchâtel. Peu de plantes en fleurs en cette saison à mi-avril, mais la visite est agréable.

Nouveau repas du soir au restaurant de l’hôtel.

Le lendemain, nous retournons à notre domicile, après une visite prévue au Laténium, le plus grand musée archéologique de Suisse, situé dans un faubourg de Neuchâtel. Le musée attire davantage de visiteurs que le musée ethnographique, bien que le sujet soit un peu « poussièreux ».

À la sortie du musée se trouve un automate où on peut acheter du poisson du lac de Neuchâtel, de la bondelle, une sorte de truite de lac.

Le prochain objectif de visite est la presqu’île Saint-Pierre, où Jean-Jacques Rousseau a séjourné. Après être arrivés à un camping, nous nous rendons compte qu’il faudrait marcher une heure pour y arriver. Le temps est froid et venteux, avec une température ressentie de 6 degrés. Take-away au camping au bord du lac de Bienne. Court passage au centre-ville de Bienne puis retour à la maison.

Blog·Développement personnel·e-Concierge

Des nouvelles du blog-business

C’est par une publicité Facebook ou Instagram que je suis tombé mi-janvier sur la formation d’Olivier Roland pour devenir Blogueur Pro. Les premières vidéos m’ont fasciné. Découvrir l’éco-système d’un blog-business, avoir une deuxième chance en tant qu’entrepreneur, s’occuper intelligemment pendant le semi-confinement (pas de tennis…), connaître de nouvelles personnes, tout cela m’a convaincu de me lancer dans l’aventure.

Ce projet à prix relativement élevé (2’000 euros + frais de site) a provoqué l’ire de mon épouse, inquiète de me voir levé régulièrement à 5 heures du matin pour travailler sur mon ordinateur. Un sommeil court associé à un projet grandiose a presque toujours été un signe annonciateur de rechute en psychose.

Ma première idée de blog-business était de faire un blog sur le vin en collaboration avec un de mes amis ayant un diplôme de sommelier. Je garde un excellent souvenir de notre achat de vin en préparation d’une visite d’amis de ma femme à la maison.

Après réflexion et un bon repas, on a laissé tomber cette idée, vu que la concurrence est très forte dans ce domaine.

Mais j’avais déjà une idée de secours… Construire un moteur de recherche assisté par des personnes, où les internautes se serviraient d’une case de texte pour soumettre leur souhait de recherche à un team de bénévoles. Par exemple sur le thème du sommeil perturbé: donner des pistes originales pour l’hypnose et le neurofeedback dynamical.

Ce n’est pas très loin de l’idée grandiose que j’avais développé lors de mes psychoses à répétition… Mais j’avais confiance dans la méthode « Ikea » de la formation Blogueur Pro pour valider mon idée de business et faire mes premiers pas.

J’ai donc payé la formation, en espérant que le premier cours me permette de trouver une idée plus appropriée. Le remboursement était garanti sous 30 jours ou au bout d’un an, si on n’atteint pas 2’000 euros de chiffre d’affaires mensuel, à la condition d’avoir suivi scrupuleusement la méthode.

Ma prochaine idée était donc de construire un blog avec des tutorials pour aider les personnes ayant du mal à se servir d’un smartphone ou d’un ordinateur. C’est peut-être une annonce pour un service de bénévolat dans une association de quartier proche de mon domicile qui m’a mis sur cette piste.

Entretemps, ma femme a reçu un Mac Air pour son travail de professeur de français à l’école primaire. Cela me permet de découvrir le monde d’Apple en complément de Windows/Androïd et de constater que la recherche de solutions sur Internet est une activité qui me convient bien.

Après avoir suivi le premier module de la formation Blogueur Pro, je m’aperçois qu’il sera plus difficile que prévu d’écrire de multiples articles de qualité et de faire de bonnes vidéos pour du support informatique. Mon premier article ne m’apporte aucun trafic supplémentaire, bien que réalisé en respectant toutes les règles du référencement (utiliser les mots-clé, etc…).

Je ne vois pas l’utilité de continuer la formation. Olivier Roland explique dans le module 2 qu’on va faire face à une traversée du désert et lance un challenge d’écrire un article par jour pendant 30 jours pour créér du contenu. Ce n’est pas réaliste pour moi… Je lui propose poliment de me rembourser partiellement la formation, mais au bout de deux mois, il est bien entendu trop tard…

Je ne me fais pas d’illusion sur le remboursement au bout d’un an. Il semble que 80% à 90% des personnes ayant acheté la formation ne vont pas au bout. On peut mettre ça sur le compte de leur manque de discipline, mais c’est un peu facile comme argument. Je pense tout simplement qu’il faut une bonne idée de blog-business pour se lancer ET du talent pour écrire des articles.

Bon, pour finir, je me lâche un peu… Voici une vidéo qu’on peut trouver directement sous le site d’Olivier Roland:

Olivier Roland fait croire à ses clients potentiels qu’il suffit de suivre la formation en mode Ikea pour réussir. C’est évidemment faux, dans la mesure où la plupart des idées de blog-business de ses élèves ne sont pas monétisables.

Certains blogueurs gagnent bien leur vie avec leur business, mais ils ont tout simplement du talent, et ça, ça ne s’apprend pas…!

Voici un bon exemple:

Blog·e-Concierge·Vacances

Voyage à Lugano avec l’e-Concierge

Ma femme est actuellement en vacances. Elle m’a proposé d’aller à Lugano, ville du Tessin, la partie italophone de la Suisse, située au bord d’un lac.

J’ai immédiatement validé cette bonne idée. Ce petit voyage aller-retour sur la journée est l’occasion de lui rappeler mes qualités de guide avisé. Bien entendu, j’en profite pour lui vendre subtilement les bénéfices de mon projet de blog-business d’e-Concierge.

Ce post montre les différentes possibilités d’un smartphone en voyage. Rien de spécial pour les lecteurs les plus jeunes, mais les plus âgés découvriront sans doute un monde auquel ils ne pensaient pas pouvoir avoir accès.

Avant tout voyage, il est judicieux de voir le temps qu’il fera. L’appli MeteoSwiss est parfaite pour indiquer la température ainsi que les éventuelles précipitations.

La force d’e-Concierge sera de se concentrer sur l’essentiel, à savoir pour cette appli d’expliquer qu’elle se télécharge via le Play Store, qu’on peut ajouter des localités sur la première page, et que des précipitations inférieures à 1 mm/h dispensent d’emporter un parapluie.

Autre point important, trouver l’horaire des trains. C’est bien entendu possible depuis un ordinateur sur le site des CFF, mais l’appli SBB Mobile

est parfaite pour visualiser les horaires, les quais de départ et d’arrivée, ainsi que pour éventuellement acheter son billet.

Nous partons donc à 8h36 de Zufikon en direction de Dietikon, puis Zurich et de là le train est direct pour Lugano. Le paysage en traversant les Alpes est toujours superbe.

De passage à Arth-Goldau, je pense à un parc d’animaux en semi-liberté, un autre objectif potentiel de voyage. Là, je montre à ma femme la puissance de la recherche Google. Il suffit d’entrer « Tier » (animal) pour que Google propose Tierpark Goldau, grâce à la géolocalisation.

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Le train passe ensuite dans le plus long tunnel ferroviaire du monde, long de 57 kilomètres, ceci en 20 minutes!

Google nous rappelle ces informations en un clin d’oeil, grâce à une rechercher par mots clé « Gotthard » et « Basistunnel ».

C’est l’occasion de surfer un peu, puisque nous sommes momentanément privés de paysage. Je consulte mon compte Facebook, où je vois de nouveaux posts du groupe « Die Schweiz, das schönste Land der Welt » (La Suisse, le plus beau pays du monde). Encore une possibilité d’excursion, cette fois-ci à Meiringen. Je découvre un nouveau site freizeit.ch qui me semble proposer des activités intéressantes.

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Les copies d’écran sur le HTC U12 sont assez difficiles à faire, il faut du doigté et une bonne synchronisation.

Là, je passe à la vitesse supérieure pour expliquer à ma femme ce que je suis en train de rechercher pour la compagne de mon ami Patrice. Comme on le sait, la mode change tous les ans. Elle s’intéresse à la mode la plus actuelle et m’a indiqué un profil Instagram : #12storeez_com

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Ma femme s’intéresse beaucoup aux vêtements, même si elle n’attache pas d’importance au fait d’être à la mode. Mais comme on dit en français, ça lui parle. Je fais un essai en contactant le propriétaire du profil via Instagram et bonne surprise, il me répond presque immédiatement. Je vais donc redemander des détails avant de les reconsulter.

À 11h31, nous arrivons à Lugano, où nous souhaitons d’abord faire une pause pipi. Pas de chance, les toilettes ne sont pas indiquées… Une recherche Google avec le traducteur me rappelle que les toilettes, on dit bagno. Il suffit de taper dic fr it dans la fenêtre Google pour ouvrir la fenêtre de traduction.

De là, nous souhaitons déjeuner, bien entendu au take-away, COVID oblige. Nous adorons manger asiatique, c’est l’occasion. Là, je montre un petit truc avancé à ma femme: taper « takeaway asian near me » pour afficher l’endroit le plus proche.

Google Maps nous guide vers le take-away.

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Et voilà le résultat:

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Le lac de Lugano n’est plus très loin. En route, nous achetons un peu de fromage, ainsi qu’un salami dans une boutique vendant des cerises à 72 francs le kilo (environ 65 euros)…

Mon HTC U12 n’est pas un modèle de haut de gamme, mais les photos sont superbes. Voici une récompense pour les courageux qui m’ont lu jusque là.

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Je partage ces photos sur Instagram et Facebook.

Nous longeons le lac jusqu’au club de tennis de Lugano, superbe emplacement au bord du lac et de là, nous rentrons en bus vers le centre ville.

C’était une belle journée!

Blog·Développement personnel·Social Media

Masterclasse Blogueur Pro – mon idée de business

Jusqu’à présent, mon idée de business était de créer un blog autour des accords mets/vins. En recherchant par Google ce qui existe déjà, je me suis rendu compte que même avec la collaboration de mon ami sommelier, j’échouerai sans doute à atteindre l’objectif d’un business monétisable, d’où une frustration probable.

Je suis tombé par hasard sur un excellent blog sur le vin, voici un article grâce à un contact sur mon forum pour personnes souffrant de schizophrénie. La rédactrice du blog, Emilie, ancienne sommelière avait mentionné sur son site qu’elle était à la recherche d’un co-rédacteur. Pendant notre discussion téléphonique, je me suis rapidement rendu compte que je ne serai pas à la hauteur, et que mes objectifs n’étaient pas clairs. Il faut dire qu’Emilie est également Coach de vie et d’entreprise. Son approche structurée m’a beaucoup aidé à réaliser la situation.

J’étais donc en panne d’idées, mais la garantie de remboursement de la formation sous 30 jours sans condition me permettait de commencer à suivre les instructions des vidéos. Une étape décisive était l’identification des forces, des domaines où je sais plus que la moyenne des gens, mon éducation, mes talents, ainsi que mon profil psychologique.

Mes forces

  • esprit éclectique
  • résilience psychique
  • capacité à répéter les efforts
  • sens de ce qui est beau
  • bon vendeur de soi
  • grande tolérance

Mes domaines d’expertise

  • technique au tennis
  • gérer les psychoses et se rétablir
  • project management
  • process management
  • système de gestion de commandes
  • vente
  • porno (oui, oui…)

Mon éducation

  • techniques de vente et de marketing
  • bourse
  • efficacité
  • langues et cultures étrangères

Mes talents

  • communiquer, aussi avec des communautés
  • networking
  • one-man army
  • Out-of-the-box thinking (intraduisible…)
  • trouver du soutien et de l’inspiration auprès des autres
  • découvrir, serendipity
  • bon instinct
  • débouillard
  • oser
  • vendre
  • être original
  • esprit de synthèse et de simplification
  • attention aux détails
  • structuré
  • discipliné, déterminé, appliqué
  • trouver des solutions
  • keine Berührungsängste (intraduisible…)
  • nicht zu schade, etwas zu machen (intraduisible…)
  • flexible

Strength finder

  • adaptibiilty
  • futuristic
  • command
  • etc…

Mon idée de business

Savez-vous ce que font les concierges dans les hôtels de luxe? Ils trouvent l’impossible pour leurs clients!

Voici un lien. Mon idée de blog-business est de proposer un service similaire via le net, accessible à tout le monde.

Mon site s’appellera e-concierge.blog.

Je travaillerai donc comme un concierge d’un 5 étoiles, trouvant ce qu’il faut trouver.

Je me servirai de mon réseau de connaissances, que je vais évidemment rapidement développer.

Le blog va également avoir un côté inspirateur, ou divertissant en publiant les recherches les plus folles.

Le domaine econcierge.blog était déjà réservé, il est redirigé vers ce lien. C’est un service de conciergerie.

J’ai bien cherché, il n’existe pas de service équivalent.

Exemples d’activités réussies récemment

  • trouvé un étui de mobile pour mon voisin, la marque Honor étant assez peu connue
  • trouvé le prix de la formation Masterclasse Blogueur Pro en une minute
  • trouvé un concurrent à Masterclasse Blogueur Pro, Théophile Eliet, grâce à un de mes contacts
Blog·Développement personnel·Social Media

Masterclasse Blogueur Pro – inscription

Ouf, voilà une semaine chargée en émotions…

Le 18 janvier, une publicité dans mon fil Facebook (ou Instagram?) retient toute mon attention. C’est une invitation à une présentation d’un cours en ligne de création de blog, la Masterclasse Blogueur Pro d’Olivier Roland. Je m’inscris illico, en mentionnant mon adresse e-mail « créative » pour éviter tout risque ultérieur de spam.

Le premier e-mail arrive aussitôt. Surprise, je reçois gratuitement un booklet, « Vivez la vie de vos rêves ».

2021-01-27

Je suis d’abord un peu dépassé par le flot d’informations et le rythme soutenu de la série d’e-mails qui va suivre et je lis le texte seulement en diagonale. Le timing de cette formation est bon, puisque je suis actuellement privé de mon hobby favori, le tennis. Autre motivation: le désir de faire quelque chose qui m’inspire, m’occupe, me met en contact avec d’autres personnes.

Je lirai le booklet seulement quelques jours plus tard. Le fait de recevoir des conseils concrêts et utiles dans les vidéos me donne confiance dans la qualité du service payant. L’expérience d’Olivier Roland et son honnêteté sont convaincants.

Le prix de la formation n’est pas mentionné dans les e-mails, ni affiché sur son site . Grazie Google, je réussis à trouver le prix dans un article indépendant, 1’997 euros. Le prix restera tabou jusqu’à la fin de l’ultime présentation.

Olivier Roland propose dans la 1ère vidéo de la masterclasse de partir à la rencontre de blogueurs ayant réussi en suivant sa méthode. Ils ont tous pour point commun d’avoir démarré leur blog à temps partiel, de n’avoir aucune expérience du blogging, de n’avoir investi qu’une faible somme pour créer leur business, d’avoir vu leur business se développer énormément pendant la crise de 2020, grâce au fait qu’il est entièrement sur le web et de pratiquer une de leurs passions tout en aidant des milliers de personnes dans leur domaine.

Un groupe Facebook et un groupe Telegram sont formés pour joindre une communauté. Je rejoins les deux. Facebook est évidemment beaucoup plus adapté, mais le fait de faire partie d’un groupe secret Telegram flatte mon ego. Le groupe Facebook s’appelle « Masterclasse Blogueur Pro 2021 ». Olivier Roland mentionne dans ses présentations qu’une nouvelle scéance de formation aura lieu au plus tôt dans six mois, ceci pour créer un effet de rareté. C’est le jeu…

En préalable à la Masterclasse Facebook, un fil de commentaires est créé sur une autre plateforme afin d’inciter les participants à formuler le projet de leurs rêves et à s’impliquer davantage.

La Masterclasse Facebook est animée par des employés d’Olivier qui souhaitent la bienvenue aux nouveaux participants et les encouragent avec des likes et des commentaires. Ils peuvent se présenter avec leur projet, ceci avec l’aval des modérateurs du groupe pour les nouveaux articles. Le flot d’idées m’inspire. L’activité des commentaires est grisante. Je dois faire attention à ma santé. Ma suractivité sur Facebook engendre une excitation inhabituelle, proche de celle qui m’a précipité vers mes multiples rechutes en psychose. Je regarde les notifications sur mon portable en permanence. Je commence à ne plus dormir assez. Dans ces circonstances, je prends en complément de la quétiapine dosée à 25 ou 50 mg lorsque je me réveille la nuit. C’est un neuroleptique, dosé à environ 400 mg en dose de maintien pour éviter les rechutes. L’Abilify, mon médicament de maintien principal n’aide pas vraiment à passer de bonnes nuits, c’est en fait plutôt un médicament boostant, générant même des insomnies ou des réveils anticipés.

Les e-mails contiennent des liens vers les vidéos des bloggeurs qui ont réussi à développer leur activité de façon significative, en générant plus de 100’000 euros par an de revenus. Ils sont dans des secteurs très variés. Leur réussite incite à faire croire que n’importe qui peut y arriver. On est maintenant à fond dans leur tunnel de vente.

Voici le lien vers la vidéo de Coline et Rémy.

Le bombardement d’e-mails continue à raison d’un à trois par jour. Le succès est au rendez-vous, puisque plus de 2’000 personnes ont rejoint le groupe Facebook de la Masterclasse Blogueur Pro. Chouette, je fais partie d’un groupe de gens motivés à réussir!

Le prochain e-mail encourage à faire des vidéos de soi, ça fait plus authentique et permet de véhiculer des émotions.

Les participants les plus avertis ajoutent un hashtag dans leur présentation, #jaipeurmaisjelefaisquandmême ou #monidée. Belle BD, « je préfère avoir peur et le faire quand même ».

2021-01-27 (2)

Les gourous de vente sur Internet ont presque tous un point commun: ils n’ont pas vraiment fait d’études. Mais ce sont des bêtes à concours lorsqu’il s’agit de vendre leurs services/produits.

Le prochain e-mail annonce un atelier pour gagner de l’argent sur Internet avec un blog et son écosystème (chaîne Youtube, page Facebook, compte Instagram, etc.) en 2021 et au-delà, comment bien choisir le sujet de son blog… et comment être sûr qu’il s’agit d’un domaine qui rapporte, les 3 ingrédients indispensables pour faire du blog une réussite, l’outil indispensable qui fait LA différence entre 300 euros par mois et 3000 euros par mois et que 95% des blogueurs ne connaissent pas, et comment générer des revenus importants en quelques jours.

Afin d’avoir la meilleure expérience, il est recommandé de suivre l’atelier sur un ordinateur plutôt qu’un smartphone ou une tablette, car la présentation est conçue pour être affichée au mieux sur un grand écran.

L’effet de rareté continue. Olivier Roland mentionne dans son e-mail que le nombre de places à la prochaine web conférence est limité par son logiciel à 2’000.

La prochaine vidéo montrera les 5 critères pour réussir un blog en partant de zéro. Olivier Roland explique ses débuts difficiles, où il n’a pratiquement pas gagné d’argent en un an avec son blog technologique, Technosmart.
Cette humilité est dangereusement convaincante, puisqu’on croit que n’importe qui peut réussir grâce à ses méthodes.

Olivier Roland explique que pour trouver une idée de blog qui vous passionne, il suffit de noter les dix premières idées qui viennent spontanément. Il présente le triangle de la réussite et les 3 éléments indispensables pour réussir son blog (à compléter). En ajoutant un commentaire sur une nouvelle page, on a accès à 204 études de bloggeurs.
C’est impressionnant!

À noter le compteur de jours, heures et minutes qui décompte le temps restant jusqu’à la fin de l’accès aux vidéos.

La 3è vidéo explique les 7 erreurs à ne pas commettre pour devenir libre et indépendant grâce au blog. En cadeau, on nous offre également une vidéo « comment installer un blog au design professionnel en 5 minutes ».

La prochaine étape est la grand-messe de présentation de dimanche soir, le 24 janvier. Jusqu’à présent, les vidéos d’Olivier Roland étaient des enregistrements. La scéance du 24 janvier sera en interaction. Les participants pourront poser leurs questions par la vidéo Facebook ou bien sur le canal Youtube.

La date d’ouverture des inscriptions ainsi que le prix de la formation sont dévoilées. Je suis chaud bouillant et impatient de m’inscrire à partir du mardi 26 janvier. Pour l’instant, je n’ai pas d’idée de blog-business monétisable, mais je me dis qu’avec ma créativité, je vais y arriver.

Olivier Roland a réponse à tout. Des participants lui demandent son avis concernant la viabilité de leur projet. Il leur répond qu’il n’est pas Dieu, donc ne sait pas tout sur toutes les branches d’activité du monde. Honnête, mais très fort!

Evidemment, il mentionne que les vidéos gratuites des bloggeurs ayant réussi seront retirées d’Internet après la clôture des inscriptions.

Mardi 26 janvier, enfin la délivrance, je peux m’inscrire! Le site a quelques bugs, mais en s’y reprenant à deux fois, ça fonctionne.

À noter la garantie satisfait ou remboursé sans condition au bout de 30 jours, ainsi que la garantie de remboursement si au bout d’une année, on n’a pas atteint 2’000 euros de revenus (sous condition d’avoir suivi la méthode).

Fin provisoire de l’histoire, les aventures continuent!

Pour moi, le bilan est pour l’instant positif. J’ai passé un bon moment à visionner les vidéos, à échanger avec d’autres sur le groupe privé Facebook de la Masterclasse. J’ai créé une page Facebook « Sommelier à la maison » en invitant mes contacts. Environ 10 sur 80 ont accepté. J’ai pu discuter de mon projet de blog d’accord vins/mets avec trois amis irl. Deux m’ont même invité à manger chez eux, ce qu’ils n’avaient jamais fait jusque là. Un de mes amis travaillant dans le domaine de la création de sites web a confirmé que j’avais encore la tête sur les épaules, ce qui a rassuré ma femme.

Ma femme m’a d’ailleurs roué de coups avec ses poings lorsque je lui ai annoncé que j’allais m’inscrire. Plusieurs raisons à cela: son aversion de Social Media, mais surtout sa crainte que je rechute en psychose ou que je me laisse embobiner par un gourou. J’admets qu’en 2017, en crise psychotique, j’ai failli rejoindre le groupe des Mormons.

L’excitation du démarrage d’une nouvelle activité est normale. C’est d’ailleurs ce que dit Olivier Roland. Mais là, j’ai encore le cerveau chauffé alors que j’ai bien ralenti mon activité. Le lavage de cerveau de son arsenal de vente a fait son effet… Mais je me dis qu’à défaut de réussir mon blog-business, je pourrais écrire un livre sur les arnaques du web. On m’a rendu attentif au fait que la formation d’Olivier Roland n’était pas à la hauteur des attentes, mais je me suis quand même décidé, étant donné que ça m’occupe, m’enrichit et que je crois pouvoir faire valoir mon droit au remboursement si nécessaire.

Un peu plus tard

Maintenant il est une heure du matin et je n’arrive pas à m’endormir. Je suis en train de me documenter sur le neurofeedback dynamique. C’est une technologie nouvelle en Suisse (et en France).

L’excitation agit sur moi comme une drogue puissante. Elle a été alimentée pendant plusieurs jours par ma suractivité sur les réseaux sociaux, les e-mails, les vidéos YouTube et ma découverte grisante de la méthode d’Olivier Roland. Ce n’est pas toutes les cinq minutes que je consulte mon mobile ou mon ordinateur pour voir si quelqu’un a écrit quelque chose de nouveau, ou mis un like ou un commentaire sur mes articles, mais toutes les 10 secondes.

Je suis un peu sonné. Je sens mon cerveau épuisé lorsque je me lève, ainsi que tout mon corps fatigué. D’écrire ces lignes me fait baîller, c’est un bon signe. J’écoute de la musique relaxante mais vivante, actuellement Worakls Coeur de la nuit. Je change en choisissant la Sarabande d’Haendel, une musique qui me rappelle mes séjours en clinique psychiatrique.

Je ne peux pas m’empêcher d’aller voir si quelqu’un a commenté ma dernière contribution sur le forum Atoute. Pourquoi? À cette heure, il reste très peu de monde en activité. Je ne vais finalement pas jeter un coup d’oeil.

Habituellement, 50 mg de quétiapine me suffisent pour me rendormir. Là, c’est comme si je n’avais rien pris. Je regarde par la fenêtre. Ma femme se réveille. Elle dort sur le canapé du rez-de-chaussée, comme d’habitude.
Je suis au premier étage. Je pose mon casque et je vais me coucher illico.

Ce soir, j’ai mangé une boîte de sardines en complément. Lorsque je suis en état pré-psychotique, j’ai tendance à aimer les maqueraux et les sardines, alors qu’en temps normal, je suis moins attiré.

Il me semble que la musique ne m’aide pas à m’endormir, quelle qu’elle soit. C’est une source de sollicitations pour le cerveau.

Je repense à l’instant où j’ai découvert mon idée de business-blog. Cela supposait-il un état « up », dopé par la dopamine générée par cette phase créative du projet?

Nouveau baîllement et regard par la fenêtre. Sortie progressive du tunnel mental dans lequel je me suis retrouvé chassé ou plutôt volontairement engagé. Encore un baîllement. Prise de conscience de mes joues un peu creusées par la fatigue.

Je remarque qu’il faut recharger mon mobile. Je règle le réveil sur 7h15. Ma femme est en vacances, mais Paula, notre femme de ménage, vient un peu après 7h45.

Les « Like » sur Facebook, ça me rappelle peut-être mon enfance. Devenir dépendant de l’amour accordé de manière conditionnelle. Je sens maintenant mes tempes. Pipi. Je me regarde dans la glace. J’ai une sale gueule, fatigué. Je me pèse, 94.5 kg, soit trois kilos de moins qu’il y a encore une semaine. Assurément, la suractivité fait maigrir. C’est associé au fait qu’étant donné que je suis occupé, je pense moins à manger.

Bon, ça devrait suffire… dodo…

Loisirs·Randonnées

Chutes de neige record chez nous

Les chutes de neige font aujourd’hui la une des journaux! Enfin autre chose que la COVID!

La neige nous fascine par son côté décoratif, immaculé, éphèmère, mais aussi par son impact sur le déroulement de la vie quotidienne dès les premiers flocons.

Ces dernières 24 heures ont vu les chutes de neige les plus importantes depuis 20 ans dans ma région. Curieusement, à Berne, située à la même altitude, à 100 km de chez nous, c’est seulement de la pluie qui est tombée. À notre domicile, on a eu environ 35 cm de neige fraîche en 24h. À l’Est, presque le double…!

Je cherche un peu d’aventure en cette période de semi-confinement… Profitons de ce qui reste autorisé… J’ai donc décidé d’aller faire un tour en train à Davos ou Saint Moritz pour admirer le paysage en traversant la Suisse… Cela me permet également d’amortir mon abonnement annuel de train, vu qu’en ce moment, ni tennis ni bénévolat ne sont possibles.

Départ vers 7h30 de Zufikon. Le train arrive avec un peu de retard sur le tapis blanc de la voie, mais il arrive!

Le trafic ferroviaire est forcément perturbé, non seulement en raison de la neige sur les voies, mais également parce que les conducteurs de train ont du mal à se rendre sur leur lieu de travail.

J’arrive à Zurich vers 9h où je prends un train en direction de Chur. Pour m’occuper, j’écoute l’émission quotidienne de professeurs de chant, exceptionnellement tournée en extérieur! https://youtu.be/TLN3vUE8iYA

À mi-chemin, le contrôleur du train nous annonce que la gare de Sargans ne nous permet pas de continuer. Retour à Zurich dans le même train…

Mais même une promenade à Zurich reste exceptionnelle, puisque les transports en commun ne peuvent pas circuler ce matin, essentiellement en raison d’arbres cassés sur les voies. Les pompiers sont en pleine action à la Bahnhofstrasse, la rue commerciale principale de Zurich.

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Les restaurants et bars sont fermés, mais les tables et les chaises sont restées dehors.

Tables

Les mouettes volent sur la rivière Sihl:

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Repas pris à un take-away srilankais avant de rentrer à la maison.

Maison

Grâce aux nouvelles du journal 20 Minuten, j’apprends qu’un tire-fesse sera en service à Dietikon, à 12km de chez nous, la piste de ski la plus basse de Suisse, à 460 mètres d’altitude. Je n’étais même pas au courant de son existence! 

Le lendemain, je me rends à la gare de Dietikon Sfoffelbach en train, non sans avoir consulté l’horaire par précaution. La ligne de mon train S17 est interrompue entre Bremgarten West et Wohlen, suite aux chutes d’arbres. De là, guidage facile par Google… Surprise, on pourrait même se rendre à la « station de ski » en bus!

À l’arrivée, plusieurs policiers en charge de contrôler que tout le monde mette bien le masque et respecte la distance de sécurité d’un mètre cinquante… C’est assez dingue comme situation…

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Les skieurs peuvent monter gratuitement le jour de l’ouverture! La contrepartie est qu’ils se chargent de damer naturellement la piste, étant donné que le « domaine skiable » ne dispose pas d’engins appropriés, ce n’est pas rentable vu la rareté de la neige à cette altitude. Le forfait journalier coûte maximum 8 francs suisses pour les adultes, c’est cadeau comparé à presque 80 francs suisses dans les stations les plus chères.

Retour à la maison en bus et train…!

Développement personnel

L’année 2020 en rétrospective

Ma fin d’année 2020 a été difficile, avec le décès de mon père et les complications engendrées par la découverte de mon blog par mes neveux, voir Alerte rouge psychotique. Depuis, ma mère ne me parle plus et me considère comme un paria, un traître. Elle a décrit mon blog comme « abject » et « pourri ».

J’écris cet article le 12 janvier 2021. Il neige un peu. Notre chatte me tient compagnie pendant que ma femme se repose de ses cours. Je descends à la cuisine pour finir les restes du repas. Voici la vue depuis notre cuisine, c’est plutôt agréable!

Belle Vue

Par les privations temporaires du confinement, l’année 2020 a le mérite de nous avoir fait prendre conscience de ce que nous avons. C’est humain de se comparer aux autres pour mesurer son bonheur.

Ouf, j’ai du mal à trouver une structure pour cet article de blog…

Heureusement, j’ai reçu ce document par WhatsApp.

Veux

Gagner des sous

Matériellement parlant, pas de quoi se plaindre en 2020. Les bourses mondiales se sont affolées en février-mars, mais se sont rétablies depuis. Les pertes brutales m’ont choquées en me rappellant l’époque où je spéculais en vendant des options sur indice, voir La bourse ou la vie. Mais ce stress a été un bénéfique, me motivant à m’occuper davantage des tâches ménagères! Nous avons dû remplacer le steamer, le lave-vaisselle, le canapé/fauteuil. Sur les recommendations de mon prof de piano, j’ai remplacé mon vieux piano électronique par un piano droit. Tout cela sans puiser dans nos économies.

Partir en vacances

Nous avions prévu de partir une semaine en vacances à Paris en avril, ce qui n’a évidemment pas été possible, mais nous nous sommes rattrapés avec une bonne semaine à Nice, quelques jours dans le Jura et Noël dans un hôtel à Vals. J’ai fait quelques super-randonnées en Suisse, tout seul ou avec des amis.

Profiter de ma famille et de mes amis

Ma famille, c’est le gros point noir. Tout allait bien en début d’année 2020. L’état de santé de mon père s’est alors détérioré. Il est mort le 20 octobre. J’avais écrit un article de blog pour faire mon deuil, mais ma mère s’est étranglée de rage en le découvrant par l’entremise de mes neveux fouille-merde. Heureusement, je garde des contacts téléphoniques avec ma soeur. J’ai investi dans un « life coach » pour avoir de bons conseils afin de gérer cette situation.

Ma femme, mon fils et mes amis m’ont bien soutenu.

La famille, c’est aussi notre chatte, Souris (ou Suri dans son passeport). La grande gagnante du confinement!!!

Souris avec Souris

Quel bonheur de pouvoir dormir tranquille la nuit, de croiser Souris au petit matin, de la voir se coucher et s’étirer, de lui donner ses vitamines, de la voir grimper sur le bureau, la table…, boire à la douche, au lavabo, prendre l’air sur les appuis de fenêtre, se coucher sur mes genoux…

Etre en bonne santé

Eh bien ça va plutôt bien… Pas de rechute en psychose cette année! Pourvu que ça dure!

Lorsque mon père est mort et que cette histoire de blog me stressait, je dormais assez peu. Le fait de prendre un peu de la quetiapine me permettait de finir mes nuits. La réduction de la dose d’Abilify ne m’expose apparemment pas à un risque de rechute.

Je ne me rappelle pas avoir rendu visite à mon médecin généraliste en 2020 et ma seule visite au cabinet du dentiste était pour le détartrage annuel. Les rendez-vous chez la psychiatre sont assez espacés, imposés par une mesure de contrôle dans le cadre du suivi mensuel pour mon permis de conduire.

Ma femme a chopé la COVID en décembre. Mon test était négatif, bien que je sois tombé malade aussi, mais on ne devrait pas avoir de conséquences à long terme.

Etre heureux

Même avant de prendre régulièrement Abilify, je ne connaissais pratiquement jamais d’instant de bonheur, cette joie intérieure qui vous envahit soudainement.

Souris a changé ma vie. Voici trois ans, c’était la chatte des voisins. Quand elle venait chez nous, je la chassais avec le jet d’eau. Elle a décidé d’habiter chez nous et les voisins l’ont officiellement accepté. J’en suis devenu gaga… Souris a déjà 12 ans, on espère qu’elle va rester encore un moment en bonne santé.

La même chose pour tout le monde

En fin d’année, j’ai par hasard rétabli le contact avec le life coach qui a organisé des séminaires de développement personnel à l’entreprise de télécoms où j’ai travaillé de 2000 à 2014. Suite aux restrictions du COVID, il a davantage de temps à consacrer à sa « charity », Wellboring. J’ai eu l’opportunité de le rejoindre pour démarcher d’autres « charities » dans le but de développer l’activité de creusement et d’entretien de puits au Kénya.

Depuis, ouvrir le robinet ou tirer la chasse d’eau me semblent un luxe!

Quelques sujets en plus de la petite liste de « veux »…

Le tennis

Le confinement a eu un effet positif, dans la mesure où j’ai pu corriger mon grip, c’est à dire la position avec laquelle je tiens ma raquette. En effet, mon grip était « western », voire davantage, ce qui était assez handicapant. J’ai dû prendre cette habitude après mes hospitalisations de 2014 et 2015. Difficile de s’en débarrasser…

Maintenant, c’est un grip presque « semi-western » et ça me permet d’avoir plus de longueur dans mes coups ainsi que d’avoir un jeu plus actif. J’ai pu reprendre les tournois de tennis après sept ans d’interruption…!

Pas d’entraînement jusqu’à nouvel ordre en raison du « Lockdown », comme on appelle le confinement en Suisse alémanique…

Le bénévolat

L’année 2020 a conduit à une réduction de mon engagement pour le bénévolat. L’atelier de candidatures à Baden a été réorganisé en raison du COVID, en proposant des rendez-vous aux visiteurs au lieu de la formule d’accès libre. Pas sûr que je puisse y retourner… Dommage… 

La musique

Pas de souci pour les cours de piano, interrompus quelque temps en raison du COVID, mais là c’est reparti.

Par contre, les répétitions de la chorale n’ont pratiquement plus eu lieu depuis mars.

 

Loisirs·Schizophrénie

Reprise des tournois de tennis après 7 ans

J’ai joué hier mon premier tournoi de tennis depuis 7 ans!

Ces 7 dernières années n’étaient pas que des années de malheur, mais les années 2014 et 2015 ont laissé des traces terribles. Mes psychoses m’ont conduit à deux reprises à l’hôpital psychiatrique pour une durée de deux mois à chaque fois. Le plus dur était en fait de se retrouver à la maison sous forte camisole chimique, sans emploi et sans perspective de retrouver un financement par un nouveau travail ou par l’invalidité.

C’est assez curieux, mais maintenant ces souvenirs me reviennent des moments où j’arrivais à peine à tenir une fourchette pour me nourrir et où j’étais dans mon fauteuil en regardant l’heure qui passe de manière interminable, sans envie de faire quoi que ce soit pour m’occuper et bien entendu avec une forte tendance suicidaire.

Fort heureusement, en 2014, mon feu psychiatre traitant avait reconnu la gravité de la situation en réduisant le traitement precrit par l’hôpital (la dose maximale autorisée, soit 150mg de Xeplion) à quelque chose de plus raisonnable. Mais les dégâts étaient si importants que j’étais durablement handicapé dans ma motricité.

Pendant plusieurs années, mon tennis était devenu lamentable. J’ai progressivement pied grâce à mes fidèles partenaires, ainsi qu’au club de Schinznach où je joue régulièrement au double avec un groupe de retraités très sympathiques et compréhensifs de ma situation.

C’est donc en voiture que je me suis rendu au tournoi à Schinznach, à l’endroit où je m’entraîne habituellement de nouveau depuis un peu plus de 3 ans. Là aussi, victoire sur le mauvais sort, étant donné que mon permis de conduire m’a été retiré à deux reprises, en 2014 puis en 2017, ceci pour une durée totale de 4 ans et demi.

Je suis arrivé assez tôt, le temps de prendre un café à l’Aquarena, un centre de Wellness situé sur le même site que mon club de tennis Mon premier adversaire est arrivé un peu plus tard en raison d’un retard de train, mais il a gentiment accepté de poser pour une photo, comme dans les tournois de l’ATP 🙂

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Le tournoi était un MS R7/R9, c’est à dire à priori destiné aux jeunes joueurs, donc j’étais plutôt l’exception. Mon jeune adversaire est maintenant âgé de 18 ans, donc il avait … 11 ans lorsque j’ai dû arrêter les tournois pour raison de santé.

Le résultat d’un match de tennis est parfois assez trompeur. J’ai perdu 2:6 1:6, mais les jeux étaient assez accrochés,
la partie ayant duré presque une heure et demie. Mon adversaire a commencé à jouer à l’âge de 5 ans (moi à 35 ans). Il était très calme, avec une bonne routine pour gérer toutes les situations.

La bonne nouvelle à retenir est d’avoir la confirmation que je suis de nouveau capable de disputer des tournois. D’ailleurs, je viens de m’inscrire à trois autres tournois en décembre. Il y a certes des points à travailler, mais c’est ce qui fait l’intérêt de la chose et donne de la motivation pour continuer ce travail de fond.

Ce tournoi de reprise était un tournoi à domicile, sur mon terrain d’entraînement hedbomadaire, en fait de la terre battue sous un ballon plastique en hiver.

Voici une photo du clubhouse (datée de 2017, avant le Corona).

Clubhouse

L’autre intérêt des tournois à Schinznach, c’est la possibilité de jouer deux matches sur la journée, aussi bien en cas de victoire que de défaite. Le temps d’attente pour le second match était assez long, plus de 4 heures. Mon deuxième adversaire était beaucoup trop fort, niveau réel bon R6 en Suisse, c’est à dire environ 15/4 en France.

Ce match était plutôt à sens unique. Mon adversaire maîtrisait un service puissant avec du lift sur mon revers, mes retours étaient trop courts et il me mettait systématiquement un pain dans un côté du court. À noter qu’il est actuellement en tête du Grand Prix Suzuki de la catégorie MS R7/R9.

Curieusement, la forme physique n’était pas un problème, bien que j’aie arrêté le footing en raison de troubles assez inexplicables dûs au traitement à l’hôpital en 2015.

Cet après-midi retour à l’entraînement à Schinznach. Ce sera l’occasion de travailler mon smash afin de mieux couvrir le filet en cas de lob de l’adversaire. Mis à part une scéance de smash à un camp d’entraînement en juillet de cette années, je n’ai pratiquement pas joué ce coup lors des 7 dernières années. Mes entraînements se cantonnent en général aux coups de fond de court et au service.