Blog·Loisirs·Manger et boire

Vacances à Schwangau et Munich

Ma femme travaille comme professeur de français à l’école primaire du village voisin. On doit donc respecter le calendrier scolaire pour nos vacances. Mais c’est une bonne chose, ça donne une structure à mon emploi du temps de l’année.

Mon fils a 30 ans mais actuellement pas de copine. Il était partant pour nous accompagner durant trois jours à Schwangau, où se trouvent les chateaux allemands romantiques de Neuschwanstein et Hohenschwangau.

Moins d’appréhension de mon côté pour ces vacances, bien!

Première halte en chemin dans un restaurant historique. Voici mon fils.

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Arrivée à l’hôtel à Schwangau en début d’après-midi, situé dans une zone résidentielle. Petit tour au lac du château en reconnaissance. Il fallait réserver les billets d’entrée à l’avance par Internet, mais on pouvait seulement les retirer le lendemain matin.

Très bel hôtel 3 étoiles supérieur, on ne se refuse rien… Superbe buffet de petit déjeuner et installation de wellness pour tous les goûts au sous-sol. Ma femme en pleine action…

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Visite de Hohenschwangau le matin, de Neuschwanstein l’après-midi.

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Photo prise d’un pont piéton, la Marienbrücke. Assez stressant si on a eu des idées suicidaires… la balustrade n’est pas très haute, environ 1m30… sur un précipice d’au moins 50 mètres de haut…

On dépose notre fils à Kaufbeuren, presque sur la route de Munich. Arrivée tranquille à l’hôtel, assez fonctionnel. Facile de se garer dans le parking du centre commercial adjacent. Repas de midi assez tardif pris dans un bar à chats à Munich.

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Visite du jardin anglais, puis du musée Brandhorst.

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Le soir, restaurant japonais, avant de rentrer à l’hôtel.

Le lendemain, visite de Munich en bus à double étage avant de manger au Hofbräuhaus.

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Un litre de bière, c’est lourd…! Les locaux ont leur cruche en terre cuite dans une étagère à casiers fermée avec un cadenas. On est deux à boire… ça ira!

En route vers le musée Lenbachhaus, également d’art moderne. Incroyable de voir des oeuvres d’art avec des bas nylon remplis de sable…

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Repas dans un self du centre ville, où ma femme fait les magasins.

Le jour suivant, visite du château de Nymphenburg, où se trouve une impressionante collection de carrosses et de traîneaux.

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Repas traditionnel en face du château et continuation de notre périple en direction du musée juif, où se trouve une exposition temporaire sur les frontières.

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Le soir, retour au restaurant japonais Haguruma, où je reprends un plat à base d’anguille, mon péché mignon dans ces restos… On termine avec une glace aux trois parfums, thé vert matcha, au sésame et aux haricots rouges. Mmmh…!!!

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Retour sans histoire à Zufikon le lendemain avec halte à Bregenz.

J’avais quelques appréhensions au sujet de ma capacité à conduire et à m’orienter dans une grande ville, mais ça s’est bien passé. C’est une expérience positive de s’approprier un espace en le découvrant petit à petit.

Une sorte de « gueule de bois » s’est installée au retour. C’est grisant de faire ce genre de vacances, en partageant quelques photos sur Facebook où les amis accumulent les likes. Au retour il faut défaire les valises, ranger, s’accomoder de sa petite vie (trop) tranquille.

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Visite de ma soeur

Ma soeur Chantal nous rend visite tous les ans autour du 1er août, date de son anniversaire et de la fête nationale suisse. Aparssa, elle ne va pas en vacances, elle reste à Illkirch en Alsace. Elle vit seule dans un appartement, mais a pas mal d’occupations. Pour nous, sa visite est l’occasion d’apprécier ce que nous pouvons avoir au quotidien en Suisse.

Le programme de cette année a commencé avec une représentation d’un théatre amateur plutôt professionel à Windisch. Une pièce où l’acteur principal est arrivé au triage après sa mort d’un accident de voiture. On lui a permis de revenir sur terre durant 24 heures à la condition de dire la vérité. S’ensuivent des discussions animées avec sa fiancée et son père, coupable d’avoir été au volant avec sa maîtresse.

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Le matin suivant nous avons fait un tour du lac d’Hallwyl en bateau, en rajoutant une escale d’une station pour revenir à pied. Le chemin doit être plat. Voici quelques années, Chantal a glissé lourdement dans une côte et il a fallu l’amener à l’hôpital.

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Petit resto à Meisterschwanden Delphin avec vue sur le lac d’Hallwyl et ma femme Isabelle, avant d’attaquer la promenade à pied d’environ 20 minutes.

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Retour à la maison où nous avons visionné un film avant d’aller à Bremgarten pour les discours et animations de la fête nationale. On a été accueillis par des cors alpins. Le discours du 1er août a été tenu par une jeune femme de 21 ans ayant eu l’honneur d’être un mois avec la CEO suisse d’Adecco, une grosse agence de travail temporaire, donc CEO for one month. Mon fils Marc faisait partie du club de tennis de table, responsable de la restauration lors de cette fête.

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La soirée s’est terminée sur un beau feu d’artifice lancé d’un pont sur la Reuss.

Le lendemain matin, nous sommes allés à Rapperswil, où nous avons visité les fortifications et un musée polonais après un bon repas dans un restaurant italien.

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Mon fils s’est acheté un beau chapeau. Il devra le mettre une fois par mois dans la salle de bains pour qu’il reste souple.

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Retour à la maison avant le retour en Alsace de ma soeur, contente de son séjour.

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Excursion avec la chorale à Arbon

L’excursion annuelle avec la chorale génère quelques peurs, un peu comme avant le départ en vacances, voir Je n’aime pas aller en vacances

Essentiellement :

  • Le bus

Avec qui vais je m’asseoir dans le bus, vais-je me retrouver tout seul à me morfondre que personne ne veut de moi, ou coincé à essayer de discuter avec une personne que je connais peu?

Vais-je avoir de la place pour mes jambes? Je mesure près de deux mètres.

  • Les discussions

Vais-je déserrer les dents de la journée?

  • Partir tôt

Les Suisses aiment partir très tôt le matin…

  • Manger sans gluten

Eh oui, j’ai une maladie coeliaque en plus de la schizophrénie. En temps normal ça ne me pose presque aucun problème. Mais il faut respecter le régime sans gluten lors de l’excursion.

En résumé, cette excursion s’est très bien passée. Parfaitement organisée. Nous sommes partis vers 7h30 de Rudolfstetten avec un bus spacieux de 36 places. André s’est assis à côté de moi à l’aller. Il prend régulièrement le train avec moi pour aller aux répétitions et connait mes problèmes de santé. Devant nous, Kurt et Norbert, tous deux ténors comme moi. Kurt est mon voisin aux répétitions et me connaît bien.

Première étape : café en route dans un restaurant. Pas de croissants sans gluten, mais j’ai mangé un petit paquet de chips pour compenser.

Deuxième étape : visite de la société A. Vogel à Roggwil, un fabricant de produits de santé à base de plantes, société indépendante de la Big Pharma selon les désirs du fondateur, mort de vieillesse à 94 ans. La production n’était pas active le samedi, mais la présentation par une médecin naturopathe était excellente. Et voici votre serviteur au milieu des plantes composant le produit phare, l’Echinaforce, contre les refroidissements.

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Pendant ce temps, un autre groupe a visité la société Möhl, fabricant de jus de pomme et de cidre.

Puis nous sommes allés en bus à Arbon pour le repas de midi. Les choristes sont pour la plupart plus vieux que moi, certains pourraient être mes parents, alors que j’ai moi-même 56 ans! L’avantage est qu’ils comprennent mes problèmes de maladie coeliaque et les prennent avec bienveillance.

Après le repas, visite à pied d’Arbon en petits groupes, sympa.

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Ensuite, départ en bus pour la ville d’Appenzell sur le chemin du retour. André est parti s’asseoir à côté de son épouse, mais Kurt s’est assis à côté de moi. Quand on voit les gens seulement une journée, le problème de la conversation est moindre.

Visite d’Appenzell. Bon marketing, pas mal d’asiatiques là-bas.

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Puis retour à Rudolfstetten en compagnie de Kurt. Je prends goût au voyage en car, le paysage et les sorties d’autoroute défilent et me rappellent de bons souvenirs.

 

Loisirs·Manger et boire

Vacances à la Marianne

Je suis de retour après une semaine de vacances réussie, alors que je l’appréhendais (Je n’aime pas aller en vacances).

La Marianne est la maison de vacances de la grande famille de mon ami Alain, située à Casalzuigno en Italie du Nord, à 20 kilomètres à l’intérieur des terres par rapport au Lac Majeur. Voici la maison ainsi que la splendide vue sur les montagnes.

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Elle se situe sur trois étages. Normalement, chaque étage est occupé par une famille. Alain a une soeur et un frère. Le beau-frère est médecin généraliste. Le frère a bien réussi dans le BTP mais vit seul, son ex-femme ayant eu des psychoses. Cette année, il a décidé de louer une villa avec vue sur le lac pour inviter ses nombreux amis. C’était donc plus tranquille, je prèfère comme ça.

Chez mon ami Alain, je me sens comme en famille. On se fréquente depuis 30 ans comme amis de l’école d’ingénieurs, mais on s’est connus la première fois à l’école maternelle d’Illkirch en Alsace. Alain est cultivé, prévenant, pas compliqué pour les repas et plein d’attention pour mon régime sans gluten. Sa nouvelle compagne est une végétarienne fanatique. On a eu droit aux discussions sur les abattoirs et les animaux maltraités le matin au petit déjeuner…

C’est Alain qui fait le programme et ça nous convient bien. Visite du marché de Luino avec nos femmes le lundi. Rien de très intéressant, mais ça fait une sortie en terminant avec un apéro au bord du lac.

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Prochaine journée sortie à Laveno, située au bord du lac, où on trouve les fameuses glaces italiennes.

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Le matin nous faisons habituellement une promenade vers le village voisin avec ma femme, où nous buvons un latte macchiato dans un bar. L’après-midi un apérol spritz.

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Pour la baignade au Lac Majeur, nous partons en fin d’après-midi, vers 16h. Etonnant de constater qu’il y a relativement peu de monde au lac en fait. Personne à 10h du matin.

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Habituellement, nous mangeons au restaurant tous ensemble, avec la famille de la soeur d’Alain. Cette fois-ci dans un restaurant au bord du lac avec pizzas sans gluten.

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Un soir nous sommes allés à Laveno pour un concert de la musique municipale.

Ensuite, Alain a proposé une sortie au Lac de Côme pour visiter la villa Balbianello à Lenno assortie d’un bon pique-nique.

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Cette belle semaine se termine par une baignade au Lac Majeur le matin du retour et des achats au supermarché italien pour ramener des souvenirs. À noter que j’ai pû conduire cette année, puisque les autorités m’ont permis de récupérer mon permis après un examen médical convaincant.

J’apprécie plus particulièrement dans ces vacances le fait que je m’adapte au rythme de vie des autres, avec un programme intéressant mais pas surchargé.

Loisirs·Schizophrénie

Je n’aime pas aller en vacances

Quand je travaillais encore les vacances étaient source de joie. J’y pensais avec envie plusieurs mois à l’avance. Une fois sur place, je profitais à fond de chaque journée.

Dans quelques jours nous partons pour l’Italie du Nord. Un de mes amis de l’école d’ingénieurs y passe tous les ans ses vacances d’été. Comme il dispose d’une grande maison de famille, il invite habituellement deux couples d’amis.

Maintenant, les vacances me stressent. Je dois surmonter la volonté de rester à la maison. Voici un blog pour formaliser mes pensées.

Points négatifs

  • Trop de temps à disposition

Mon problème essentiel est de m’occuper. D’ordinaire, je dispose d’énormément de temps. J’ai réussi à trouver des activités bénévoles pour remplir mon agenda. Mais les vacances me rappellent la période où je restais à la maison en procrastinant.

  • Difficultés à participer aux conversations de groupe

Dès que je suis dans un groupe de trois personnes ou plus, je reste silencieux. Maintenant que je suis conscient de cette situation, le fait d’être en groupe devient oppressant.

  • Comparaison de la situation professionelle

Mon ami et ses autres invités ont des jobs intéressants, comme moi auparavant. Mes activités de bénévolat sont certes une bonne occupation, mais ça reste très basique.
Ces vacances me rappellent cette réalité, que je réussis à oublier au quotidien.

  • Je me sens déraciné

Partir signifie abandonner pour un moment le doux confort de ma nouvelle vie. Pas de tennis ni de piano pendant un moment.

Points positifs

  • Mon épouse apprécie ses vacances, ainsi que mon ami

La vie par procuration en fait. Le bonheur est contagieux. Cela fait du bien d’être avec des gens positifs et qui vont bien. Vivre au rythme des autres, qui eux, ne s’ennuient pas.

  • Je vais en vacances!

Une pensée pour tous ce qui ne peuvent pas aller en vacances pour diverses raisons, financières ou personnelles. Et c’est bien de pouvoir dire à son entourage qu’on part en vacances.

  • Je vais vivre des choses intéressantes

Nous irons au lac Majeur, au lac de Come. Promenade/randonnée alentour. Marché. Glaces italiennes à Laveno (au bord du lac).

Conclusion

Partir en vacances me stresse un peu/beaucoup/à la folie mais l’expérience montre que les vacances se passent bien et me laissent de bons souvenirs.

Loisirs·Manger et boire

Vacances à Beaune

Ma femme travaille à temps partiel comme professeur de français à l’école primaire du village voisin. Pour elle, les vacances sont de vraies vacances, source de régénération, de compensation des efforts fournis au travail et de découverte du patrimoine culturel.

Pour moi, les vacances sont plutôt une source de stress avant le grand départ. Je me sens déraciné dans mes habitudes, inquiet du chamboulement, incapable de me réjouir à l’idée de partir. Pourtant, quand je travaillais, les vacances me faisaient rêver plusieurs mois à l’avance.

Cette année ma femme a proposé de passer quelques jours des vacances de Pâques à Beaune, située à 3 heures et demie de chez nous. Comme je n’ai pas encore récupéré le permis de conduire et que ma femme n’aime pas conduire trop longtemps, il faut restreindre notre rayon d’action.

Première étape, les Hospices de Beaune.

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Il pleut un peu mais la majeure partie de la visite se fait à l’intérieur.

Ensuite, nous prenons possession de notre appartement idéalement situé au centre-ville. Accueil très sympathique par le propriétaire, un ingénieur à la retraite.

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Notre hôte nous a donné quelques conseils de restaurants et de promenade. Le lendemain matin, sortie à pied à l’étang de la Bouzaize. Beaucoup de vent ce jour-là, le parc était fermé, mais c’était magique de voir le sol jonché de pétales.

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L’après-midi était réservé pour une sortie en 4×4 dans le vignoble. Voici une photo de notre guide, qui nous a expliqué les spécificités du vignoble bourguignon.

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Visite de cave

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Le lendemain, sortie à Dijon. Pratique de prendre le train direct depuis Beaune. Puis retour à Beaune, où se trouve une peinture rappelant la Grande Vadrouille, filmée non loin de là à Meursault.

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Finalement le parc de la Bouzaize a été ouvert et nous avons pu rattraper notre promenade. Nous terminons notre séjour par la visite du marché, puis un restaurant japonais et nous rentrons à Zufikon sous une légère pluie.

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Vacances à Ajaccio

L’année dernière nous étions à Nice en vacances. Cette année (juillet 2018) nous avons organisé des vacances similaires à Ajaccio. Le concept de vacances en centre ville et à la plage nous convient bien en ce moment. J’ai peur de m’ennuier en cas de vacances à la mer.

Comme je n’ai plus mon permis depuis ma crise psychotique d’août de l’année dernière et que ma femme ne peut pas conduire de longs trajets, nous avons pris un vol Easyjet de Bâle vers Ajaccio.

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Les voyages en avion me stressent un peu. J’ai peur de faire une erreur d’appréciation et de rater l’avion. Nous sommes partis assez tôt pour éviter tout problème. Moyennant un petit supplément nous avons pris des sièges avec davantage de place pour les jambes.

Après un vol sans histoire nous avons pris un taxi vers l’appartement situé dans la vieille ville. Le chauffeur était très loquace, il pourrait être guide touristique.

Une fois arrivés à l’appartement, il a fallu monter les valises dans un escalier raide et étroit. Pour déjeuner, nous sommes allés à un restaurant situé au pied de l’appartement où nous avons mangé des sardines grillées.

Vers 16h nous sommes allés à la plage du centre-ville, située à quelques minutes de l’appartement. Etonnamment peu de monde en général, mis à part les jours oû les bateaux de croisière déversent leurs touristes, reconnaissables à leurs serviettes identiques.

Les autres jours, nous avons pris le bus pour aller aux plages situées plus loin.

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Le soir, nous nous sommes promenés le long de la jetée et nous avons vu qu’il y avait un tournoi de foot-volley. Ce sport d’origine brésilienne se joue sur un terrain de beach-volley en deux contre deux. Seul le contact avec les bras est interdit. L’engagement se fait au pied, sur une petite butte de sable. La réception de la balle se fait sur la poitrine, suivie d’une passe de la tête de l’autre joueur et l’attaque se fait de la tête, voire en ciseau avec les pieds pour les plus forts. En fait, il s’agissait d’une étape du circuit de championnat du monde. Les matchs se sont étalés sur plusieurs jours, la finale a eu lieu un dimanche, opposant deux équipes brésiliennes.

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Les soirs suivants nous sommes allés à des concerts de musique corse. J’adore ce style de musique chevrotante.

Musiciens

Enfin, nous sommes allés au marché presque tous les jours.

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Une journée au ski à Engelberg

Partir faire du ski en plein hiver représente un véritable effort. Se lever tôt, partir dans le froid, prendre le train, monter sur les pistes, prendre le risque de se blesser en tombant. Mais le soir au retour, je suis content de l’avoir fait.

Ma journée commence à 6 heures et demi. Pas besoin de réveil avec Abilify… Je sors de la maison à 7 heures et quart les mains libres, étant donné que j’ai décidé de louer le matériel de ski à Engelberg. Comme je n’ai pas le droit de conduire actuellement suite à une crise psychotique en août 2017, je suis dépendant du train. Deux heures et demie pour le trajet aller avec trois changements, idem au retour.

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C’est trop chiant de trimballer mon propre équipement. En plus, je préfère louer des skis de 1m70 de long au lieu des skis dans ma cave qui font 1m95. Maintenant on skie avec des skis plus courts qu’autrefois, ça permet de mieux tourner. Le ski plus court accélère moins après le virage, ce qui m’arrange vu mon niveau moyen-moyen.

La première étape de mon périple est la gare de Lucerne. Etant donné que j’ai 45 minutes de battement entre les trains ça me laisse le temps de passer au Tibits, un self-service végétarien où je consomme quelques champignons, de l’oeuf brouillé accompagnés d’un petit pain sans gluten et d’un latte macchiato avec vue sur les voies.

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Ensuite, en voiture (de train) pour Engelberg! Train plutôt touristique.

Arrivé à Engelberg, je me rends à pied à la station de location de skis. Habituellement peu d’attente et bien servi par le personnel sympa. Skis d’1m70, chaussures 31.0 (350 mm), bâtons d’1m30. Pas besoin de m’encombrer à trouver un casier pour mes chaussures que je laisse là-bas.

Pas besoin d’acheter la carte journalière de ski à la station, ça a été fait le soir avant depuis mon ordinateur. Chargé sur mon Swiss Pass, cette carte magique… C’est l’abonnement général de train à tarif réduit pour les handicapés et cette carte magnétique peut également être utilisé comme forfait de ski.

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Le voyage aller est stressant, dans le sens où j’ai l’impression d’aller à l’abattoir…
Je m’explique… Je ne suis pas doué en sport étant donné que lorsque j’étais jeune, je ne pouvais pas en faire à cause d’une anémie en fer et en protéines, sans doute dues à la maladie coeliaque pas encore détectée. Les séjours en clinique psychiatrique de 2014 et 2015 ont réduit mes capacités de coordination. Faire du ski est donc un exercice à risque, puisque je skie plutôt mal, bien que j’en fasse depuis plus de 30 ans. J’ai peur de me blesser et de devoir arrêter de m’entraîner au tennis pour quelques mois…

La location du matériel se fait rapidement et je me retrouve bientôt dans la cabine.

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Aujourd’hui j’ai décidé de prendre un cours de ski avec un moniteur. Rendez-vous à 13h10 au Jochpass. Repas à 11h20, rösti au saumon et sauce au raifort, comme d’habitude.

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Petit échauffement sur les pistes en attendant le moniteur. Dur dur aujourd’hui, pas vraiment mon jour. Peur de tomber, le ski qui broute après le virage dans les pentes plus raides. Stress pour prendre le télésiège.

Petite pause café au restaurant, café avec alcool et crème fouettée.

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Un peu de peine à retrouver mes skis au milieu de l’amoncellement et c’est parti pour rencontrer le moniteur, reconnaissable à son pantalon noir et sa veste orange. Il me guide doucement pour améliorer mes sensations sans me faire faire des exercices casse-cou du style skier sur une jambe. Très bien. Il m’explique comment glisser avec les skis à plat, en utilisant le poids du corps pour tourner en gardant le contact du tibia avec les chaussures. La piste rouge me semble soudain bleue. L’heure est vite passée. C’est le moment de mettre ça en pratique pendant une heure, puis de redescendre dans la vallée.

Voici la vue au Jochstock:

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Voici la vue une fois arrivé en bas:

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Et la gare de Lucerne avec de la décoration pour le carnaval:

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Me voilà movité pour revenir bientôt!

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Club B & Club S

J’ai lu voici quelques années un excellent bouquin sur le partage de l’Univers entre deux mages.

L’un possède le Club B sur la Terre, c’est à dire la loyauté, l’ordre, la propreté, etc… L’autre manage le Club S, soit la luxure, le jeu, l’alcool, la droque, la maladie,  etc… L’univers est donc un jeu. Nous faisons partie de la matrice en étant leurs jouets.

Dans le livre, ils envoyent chacun un émissaire sur la Terre pour un duel. Si je me rappelle, les deux émissaires tombent amoureux l’un de l’autre. À la fin, tout le monde se retrouve autour d’une table dans le bureau du propriétaire du Club B.

Mais voilà, la réalité dépasse la fiction, comme on dit. L’évolution des espèces s’emballe sur la Terre.À mon avis, Club S fait attraper une psychose à un chimpanzé pour le faire évoluer, juste pour rire bien entendu. Mais l’animal développe des capacités intellectuelles insoupçonnées. L’évolution s’emballe. Le singe devient homme et colonise la terre à vitesse Grand V. Club B invente donc la religion pour essayer de dompter l’homme, ainsi que d’introduire les sciences (mathématiques, physique, etc..) pour guider l’homme vers le bon chemin. Club S introduit le sexe « permanent » (par rapport aux animaux, pour qui c’est sporadique), le jeu l’art et la musique pour occuper l’homme de façon intelligente.

C’est là que la schizophrénie du singe devient incontrolable. La pyramide des races avec l’homme comme super-prédateur devient davantage pointue. L’homme forge petit à petit une hiérarchie avec des top managers au sommet gagnant des dizaines de millions. Le même système extrêmement pyramidal existe dans le tennis ou le foot. Les problèmes commencent à s’intensifier lorsque le Club B récupère des méthodes du Club S et vice-versa. L’ordre est perturbé.

L’homme s’organise au point qu’un leader du Club B (oui d’abord B on me dicte, et pas S) émerge, regroupant tous les vices de la vertu. C’est Osama Bin Laden. Il est sans doute mort maintenant, mais il a dû organiser sa descendance pour le remplacer.

Dans l’autre camp, un autre leader émerge, récupérant la religion sous forme de Scientologie, ainsi que les sciences occultes pour arriver à ses fins.

Les propriétaires du Club B et du Club S organisent une réunion de crise et décident d’introduire la technologie sur la Terre pour éclairer l’homme en guise de nouvelle religion. C’est Adam Smith puis Joseph Smith (entre autres) qui sont chargés du boulot. La gestion des process doit remplacer la religion, dont la dérive inquiète fortement.

Pas de chance, les choses s’emballent encore davantage. Steve Jobs, un leader psychotique, invente l’iPhone, au système propriétaire, c’est à dire non Open Source et non partageable avec d’autres. Un ingénieur est normalement quelqu’un de généreux, prêt à partager son savoir avec d’autres, comme le font les fondateurs de Google. La durée de vie de la batterie est réduite à un jour… soit-disant pour des raisons de place… L

La vraie raison est une autre… l’iPhone utilisé comme outil de dictature avec plus de 50% de parts de marché dans certains pays peut devenir une fantastique machine à exclusion. Pas de mobile, pas d’accès.

La Terre est prête pour une dictature féroce, encore pire que ce qui a existé avec la Roumanie ou la Corée du Nord. Les robots deviennent les policiers du leader psychotique. Bientôt, ils partent dans l’Univers faire leur mission d’asservissement.

Club B et Club S paniquent… la situation semble perdue… leur beau jouet en train de devenir cassé… L’ennui est la plus terrible des sanctions, pire que la souffrance. La partie semble déjà perdue… Ils décident donc de former un individu regroupant les qualités des deux clubs et de lui faire suivre un entraînement digne des forces spéciales israeliennes.

En fait, comme aux échecs, ils ont anticipé cela depuis belle lurette. C’est pourquoi ils ont fait la Suisse, état politiquement neutre. L’individu en question ne naît pas de l’opération du Saint-Esprit mais de père inconnu, à priori avec du sang juif (voir unendliches Judentum sur Google). Il étudie dans une grande école d’ingénieurs française, où on apprend entre autres choses à être un haut fonctionnaire de la République, soit un gérant du territoire et des personnes. On le marie à une enseignante, douée pour responsabiliser les enfants. Club B et Club S sont d’accord, il faut « casser » cette personne pour lui faire comprendre le monde de ceux qui sont défavorisés.

L’individu (der Explorand, en jargon psychiatrique Suisse, ce qui peut faire penser à un explorateur) est donc périodiquement envoyé en clinique psychiatrique dû à une psychose cyclique. Il découvre le tennis pour stabiliser sa personnalité.

L’Explorand croit communiquer avec les Aliens le 14 november 2012, en filmant un vaisseau spatial (la planète bleue près du soleil) avec son mobile HTC. On croirait apercevoir l’aigle de l’US Air Force sous forme de nuage.

US Air Force in Action v2
Hello to the Aliens

La même chose en vidéo:

Et une vidéo d’exorcisme en prime pour ceux qui ont eu la patience de lire ce blog jusqu’à la fin. J’en ai encore une avec trois planètes (boules en marbre pour le Club S, le Club B, et une balle de tennis) .

L’Explorand est formé au xleadership lors de séminaires organisés par son entreprise, Colt Technology Service, une grosse boîte anglo–indienne-américaine de Télécom/IT. Il apprend les bases des méthodes process et s’intéresse plus particulièrement au Social BPM (Social Business Process Management) dont l’essence est d’éduquer les utilisateurs aux principes de construction informatique.

L’Explorand est fiché par la Scientologie dès son plus jeune âge, lors d’un voyage en Irlande en 1984, alors que les fichiers informatiques n’existaient pas encore. Il est repère comme une menace potentielle en raison de sa fermeté de principe. La Scientologie ne le lâche plus. D’ordinaire, il mêne une vie normale, avec femme, enfant, voiture, job, appartement, sport (volleyball) et tout ce qu’il faut pour être heureux. La Suisse lui convient bien pour vivre et travailler.

Lors des psychoses, la Scientologie tente de l’impressionner. L’Explorand commence à penser qu’il est l’arbitre entre la CIA et la Scientologie. Il est interné à plusieurs reprises contre son gré, parfois il passe deux mois d’affilée à l’hôpital psychiatrique.

Mais sur la Terre les choses se corsent… Donald Trump et Kim Jong-un commencent la troisième guerre mondiale. Pourtant, Kim Jong-un a reçu une éducation en Suisse dans un collège avec des élèves normaux. Cela montre la puissance de la tyrannie.

Les gestionnaires du Club B et du Club S décident d’abbatre toutes leurs cartes et d’arrêter de jouer… Club B entre en contact direct avec Bip (le nom de l’Explorand à l’école d’ingénieurs) et lui confesse son histoire, en lui confirmant le secret de l’Univers. On lui demande d’être efficace et rapide, la destruction et le chaos menacent l’Univers.

L’Explorand change. Au lieu de considérer la Scientologie comme un fléau et d’être aggressif envers toute intrusion, il commence à considérer ça comme un jeu. Il tend la main à la Scientologie en leur proposant de suivre des cours de xleadership. Il tend la main à la Mafia et leur expliquant que la prison est certes à court terme la seule solution légale, mais que c’est temporaire.

L’Explorand a vécu les affres des symptômes négatifs de la schizophrénie, le temps qui ne tourne pas, la nébulisation par les médicaments fortement dosés, le risque d’exclusion sociale par la stigmatisation mais aussi tout simplement la perte d’intérêt.

Voilà voilà, j’espère que cet article vous aura plu. La suite de l’histoire sur ce blog!

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Leçon de tennis en touchant trois balles

Deuxième leçon de tennis aujourd’hui au TC Schinznach Bad avec Jarda.

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Mercredi dernier mon tennis était fantastique, comparé aux difficultés de coordination rencontrées durant les trois dernières années suite à mon hospitalisation forcée en clinique psychiatrique de deux mois en 2014 respectivement en 2015. Jarda estime que j’ai touché entre 1’000 et 1’500 balles en une heure.

Aujourd’hui par contre il semble que je subisse le contrecoup de la poussée maniaque des derniers jours ou alors de mon engagement à introduire iGrafx et comondoo! chez Ferrum. Après avoir (mal) touché trois balles j’ai arrêté de jouer et nous avons discuté de tennis durant tout le reste de l’heure.

Jarda Rossa est de nationalité tchèque. Facile à trouver sur Facebook, cette combinaison d’un prénom tchèque et d’un nom italien. L’origine de ce nom vient d’un juif polonais qui a émigré en France, de là en Italie où le nom a été « italianisè » puis nouvelle émigration vers la Pologne jusqu’à la deuxième guerre mondiale, où les Rossa se sont réfugiés en Tchéquie. Jarda a donc 1/8 de sang juif. J’ai lû une fois dans un de mes délires psychotique que le sang juif influençait les personnes, même s’il est « dilué ». Le père de Jarda a monté une entreprise en Tchéquie et en dix ans a atteint les 80 collaborateurs. Pas mal, par les temps économiques difficiles qui courent, non?

Voici quelques années je me suis entraîné régulièrement avec un juif 100% pur race, Dan, qui m’a dit que malgré mes capacités physiques plutôt réduites j’avais un bon instinct. C’est confirmé par Jarda, qui a remarqué que je n’avais pas de problème avec les variations de spin et de hauteur de balle alors que d’autres joueurs touchent bien les balles idéales mais on du mal avec les variations. C’est dans mon cas également dû à la variété de mes partenaires. Jana (c’est une femme d’origine tchèque) joue un tennis topspin (c’est du lift en français pur…), Patrice joue des balles hautes sur revers avec un effet de rebond monstrueux, Roberto joue slice en revers mais aussi en coup droit.

Jarda m’explique que certains de ces clients viennent durant la pause déjeuner pour prendre un cours de tennis, mais certains sont frustrés parce qu’ils n’arrivent pas à déconnecter du boulot. Donc l’heure de tennis renforce leur stress… Lorsque je travaillais chez Colt Technology Services je pouvais m’absenter à l’heure de midi pour jouer avec un de mes amis, Ollivier et mon tennis était habituellement très bon.

Le meilleur niveau de Jarda a été équivalent au classement suisse N3/N4. Son meilleur classement en république tchèque était le numéro 77. Le niveau en Tchéquie est légèrement supérieur à celui en Suisse. Numéro 77 national à 17 ans, pas mal…! L’année suivante, Jara a essayé de tout donner mais son classement n’a pas bougé. Il a donc été conséquent et a arrêté de rêver du haut niveau international (l’ATP, quoi).

Voilà voilà… quelques photos maintenant en récompense si vous êtes parvenus jusqu’ici.

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C’est une photo de moi avec Ivan Ljubicic prise dans un petit mais fameux restaurant à Umag, en Croatie en 2010. Ivan est le coach de Roger Federer pour ceux d’entre vous qui ne suivraient pas… Donc je suis « one handshake away » de Roger. Mon objectif serait de discuter d’égal à égal avec lui dans le cadre de mon site Facebook la « Roger Federer Foundation Basel Indoors » où je mets en avant des contributions visant à améliorer la condition de vie des gens défavorisés.

Pour moi Ivan ne serait sans doute pas le bon coach. Mais il a été une inspiration au niveau du choix de ma raquette en 2007. Comme lui j’ai changé ma paire cette année là (en fait j’en avais même trois identiques) de raquettes Babolat contre des raquettes Head. Pourquoi, j’avoue avoir oublié, ce qui est assez inhabituel de ma part.

Ivan Ljubicic is a Croatian tennis player. His career-high ATP Entry ranking was World No. 3, and his current Entry list ranking is No. 5 (as of December 1, 2006). Tall and powerfully built, he is noted for his strong serve and has achieved his best results in indoor tournaments played on carpet or hardcourt. He uses a one-handed backhand and often plays from the baseline. Ivan will be using a Head Racquet in 2007, he has used Babolot since he turned pro. – Wikipedia

Jarda utilise les balles de l’Australian Open pour ses cours. En inversant la balle, on lit l’équivalent de ÖV, ce qui veut dire transport en commun en allemand.

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À Umag les balles étaient plus lourdes…

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Voilà voilà, c’est tout pour aujourd’hui. On a discuté de tennis durant une heure mais c’est ce dont j’avais besoin aujourd’hui.

Ah oui, un point important…! Je me suis entraîné (le mot reste valable, même si je n’ai pratiquement rien fait physiquement…) avec le maillot de mon équipe de Bremgarten. J’ai dû quitter le club en raison de ma schizophrénie mais je compte y revenir.

En prime pour Jarda une photo de Thomas Berdych prise en 2008 à Wimbledon alors qu’il était en train de signer des autographes à la sortie du court. À mon avis il aviat perdu vu sa tête mais il a quand même pris le temps pour ses fans. Sympa, non…?

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