Musique et show

Cours de chant avec VoxTapeStudios

Je prends des cours de chant depuis trois ans maintenant, Au début, c’était pour chanter plus fort dans ma chorale. On était trois ténors. Un d’entre eux s’est gravement blessé en tombant d’une échelle, l’autre a fait un AVC, puis un autre AVC quelques mois plus tard.

J’ai d’abord trouvé un prof de chant en Allemagne en recherchant par Google comment chanter plus haut. Au bout d’une année et demie, je me rendais compte de stagner, J’ai donc trouvé un autre coach également en Allemagne.

Je suis tombé sur une publicité YouTube de VoxTapeStudios. Ce qui m’a séduit, c’est l’approche plus globale du chant, essentiellement la connection. Le premier entretien m’a convaincu de travailler avec eux en parallèle du nouveau coach de chant allemand, pas mal occupé par son activité à l’université de chant de Berlin.

L’approche systématique du chant, les différentes ressources mises à disposition (exercices basés sur des chansons de pop rock), le sérieux du suivi toutes les deux semaines, la documentation des activités dans un tableau, les encouragements à l’américaine des coachs etc… m’ont convaincu de continuer avec eux. J’ai souscrit pour une année complète pour avoir une réduction sur le tarif assez élevé même pour des standards suisses.

En janvier, deux cours se sont passés un peu moins bien qu’habituellement. J’avais du mal à chanter. Après réflexion, c’était dû essentiellement au temps sec et très froid qui sévissait à ce moment. D’autre part, mon épouse était furieuse d’avoir découvert que je prenais des cours de chant à ce tarif. Elle ne voyait pas l’utilité de faire ça avec des coachs aux USA. Ceci m’a encore perturbé. Je me suis également trop enfoncé dans une discussion technique pour m’exercer à mettre davantage de souffle dans la voix pour décompresser les cordes vocales.

J’ai discuté de la situation avec ma coach de chant-piano ainsi qu’avec mon coach de chant allemand. Voici les détails. J’ai préféré laisser les notes dans leur version originale plutôt que de faire un résumé,

Il semble que je me sois noyé dans un exercice de « breathy voice ». J’étais motivé de le faire absolument correctement, mais un peu perdu pour trouver les bons repères. J’ai eu du mal à me lâcher.

Pour chanter au mieux, il faut se sentir bien, être pleinement disponible et détendu.

Je vis beaucoup (trop?) dans la recherche de la progression technique, de la vélocité vocale et ça rend la chose très cérébrale, en analysant en permanence pour voir si ça convient ou pas. La période où j’étais était relativement complexe, avec le froid sec et la frustration de ma femme. Dans ce cas, une approche trop technique n’est pas intéressante. Des fois, on a juste besoin de faire de la musique sans réfléchir, rien que pour le plaisir, sans penser si c’est juste, au placement, à l’articulation. Trouver une zone de plaisir et d’expression par le chant et/ou le piano en essayant de mettre de côté la tête, le côté cours où « il faut ».

Je me suis englué dans la technique, comme ça m’est arrivé au tennis, où j’arrive maintenant é arrêter de penser sur commande.

Chanter n’importe quoi simplement pour le plaisir, sans réfléchir, quand ai-je fait ça la dernière fois? C’était en Corse avec Victory of Love d’Alphaville. Qu’est-ce que ça a donné vocalement, ai-je enregistré? Non = bonne réponse! Je n’ai pas cherché le résultat à tout prix. Quel ressenti? Le morceau commence assez bas et s’envole progressivement vers les aigus. J’ai une impression de facilité. Le morceau me parle musicalement. Comme ça me plaît, je me rattache au fait d’aimer et de reproduire.

C’est intéressant, parce qu’on est capables de trouver des zones de plaisir qui nous parlent en arrêtant momentanément la spirale « il faut que je le fasse parfaitement », « c’est pas assez, je n’y arrive pas », « je ne suis pas bon », « il faut que je sois meilleur ».

Quand on est musicien, on n’est jamais fier à 100% de soi, c’est totalement normal, universel. Mais ce qui est intéressant, c’est de lier cette chose « on n’est pas bon », pas la version qu’on souhaite être de soi, au plaisir de ce qui me plait dans la démarche, et de m’y rattacher pour que je si je travaille j’aie quand même l’impression de faire quelque chose qui me plait. Du coup, ça ajoute une certaine légèreté au rapport théorique. Donc je suis beaucoup moins en train de suranalyser mais de me rattacher à l’essence du morceau, de me rendre compte pourquoi je fais de la musique. Ça me change les idées et ça me fait du bien. J’ai l’impression de passer un bon moment. A partir du moment où ce n’est plus le cas, c’est parce que je me concentre sur des choses beaucoup plus négatives. Mais il y a moyen de trouver un équilibre entre les deux choses.

En ayant deux cours exceptionnellement rapprochés en une semaine, j’ai eu le sentiment d’être suranalysé. D’un côté, c’est bien d’avoir un assessment avec deux coachs qui évaluent ma performance. C’est bien, objectif, mais le problème, c’est qu’on a finalement affaire à des profs. J’ai parfois l’impression qu’ils me bourrent le crâne avec leur assessment. Les profs ont besoin de résultats. C’est peut-être bien pour leur clientèle de gens qui veulent faire carrière dans la musique. Ce n’est pas la clientèle du coach allemand, où les participants chantent comme moi dans une chorale d’amateurs et aiment aussi parler d’autre chose.

Ce serait utile de discuter avec VoxTapeStudios du fait que je n’ai pas d’objectif de faire carrière dans la musique et que je n’ai pas envie qu’on me mette la pression sur ma compétence et le besoin de résultats. Mentionner que je suis content des cours, mais que je me sens suranalysé et du coup ça devient un mauvais moment. Sans doute ne peuvent-ils pas s’en rendre compte directement. Ils ont une méthode qu’ils appliquent à tout le monde et c’est tout. Si quelqu’un en face vient leur faire des remarques, questionner la méthode et le résultat, ils seront à l’écoute.

J’ai en fait arrêté de répéter les deux chansons de l’assessment à l’infini et arrêté de vouloir faire parfaitement les riffs and runs de « Lose Control ». J’ai commencé « Take me dancing » de Jason Derulo en me contentant de 90-95% de perfection de la mélodie. Après tout, même les pros ne chantent pas exactement pareil en live.

J’aime l’envolée lyrique de « Take me dancing » avec le fa très aigu. C’est pas facile, mais j’aime ce morceau. Il est entraînant. Le texte est marrant. Je fais ça en priorité.

Prendre en compte non seulement qu’ils sont profs, mais des USA. Les Américains sont plus concentrés sur le besoin de résultats que nous. Et les profs ont besoin de résultats pour prouver qu’ils sont de bons profs.

La plupart des gens qui deviennent des profs de musique ont initialement voulu faire carrière dans la musique. Faire prof, c’est l’option numéro deux quand on ne devient pas musicien professionnel. On a fait des études supérieures, mais la seule chose qu’on est capable de faire, c’est d’enseigner la musique.

L’élève doit dire « Vos résultats, ce n’est pas ce qui m’intérésse. Je n’ai pas besoin de ça. Faites-le avec d’autres, mais pas avec moi ».

L’assessment est intéressant parce qu’honnête, mais ce n’est peut-être pas nécessaire tous les trois-quatre mois. J’ai l’impression qu’on me bourre la tête pendant tout ce temps pour cet objectif, mais je n’accroche pas trop. Souvent on travaille un morceau pendant trois-quatre mois pour une audition et on se vautre parce que c’est dur.

Dans une université de musique, on n’apprend pas la didactique. On ne donne pas d’outils, nada. La voie normale, c’est de devenir prof de musique en ressortant exactement la même méthode pour les petits, les grands etc… C’est facile au niveau de la réflexion. Le salaire tombe, les enfants apprennent, les parents sont contents.

Ma prof de chant-piano crée un environnement d’accompagnement qui permet à la personne de savoir ce qui convient ou pas et de devenir du coup autonome.

Mine de rien, j’ai réussi des choses avec VoxTapeStudios que je ne suis pas arrivé à comprendre ou à faire auparavant. Par exemple, j’ai complètement arrêté de chanter trop haut en voix de poitrine. J’utilise un outil « Transpose » de Google, étonnament pas connu de mon prof de chant allemand. Ça permet de transposer de quelques demi-tons sans perdre la qualité de la musique. Je chante moins fort, c’était exagéré. J’attache plus d’importance à la qualité de la voix. Je travaille la mixed voice. J’articule et j’ouvre la bouche un peu plus, comme l’a remarqué notre chef de chorale, mais dès que je fais quelque chose de nouveau ou que je stresse, ça revient à la situation précédente. Ce genre de choses prend apparemment beaucoup de temps pour un changement, quelques années n’est pas surprenant.

Leur site est très bien fait, très riche en exercices et en exemples. Leurs e-mails sont très intéressants au niveau de la psychologie du chanteur. Leurs vidéos YouTube et leur compte Instagram sont super. J’imagine que leur clientèle est composée de semi-professionnels, étant donné le résultat d’un sondage concernant les souhaits essentiels. Le résultat était à 80% de développer la mixed voice. Ça semble être le graal du chanteur. La flexibilité ultime de la transition de la voix de poitrine à la voix de tête.

Les déclics prennent du temps. On ne peut pas les maîtriser. On peut travailler régulièrement, mais pas maîtriser les déclics. C’est ce qui m’est arrivé pour le piano classique. J’ai mis quatre ou cinq ans pour réussir à synchroniser parfaitement les notes d’un accord de 2 ou 3 sons. Maintenant, je l’entends si ce n’est pas parfait. Avant, je ne l’entendais pas vraiment et je ne pouvais donc pas faire grand-chose pour l’améliorer.

Passons aux commentaires de mon coach de chant allemand à ce sujet.

Je ne répète pas ce qui est similaire. En gros, il partage le même point de vue.

VoxTapeStudios est une entreprise, donc structurée avec une approche standardisée. Les coachs suivent la même méthodologie. C’est une entreprise américaine, ils fonctionnet différemment, fortement fixés sur la performance et encourageant les étudiants à outrance.

Concernant les riffs and runs de Lose Control, idem, l’important est de respecter le rythme et l’idée générale. C’est secondaire d’avoir absolument exactement les mêmes notes.

Les coachs se mettent sous pression pour pouvoir montrer des résultats après 3-4 mois.

Voilà voilà. Ce blog me permet de noter l’essentiel, de repasser ces pensées en revue et de les partager. C’est tout !

Musique et show·Tennis·Vacances

L’année 2025 en retrospective

Le dernier article de ce blog, c’était la rétrospective de 2024. Je la relis, histoire de me chauffer.

C’est amusant, ça commence par notre chatte. Elle est toujours en vie et en forme, malgré une alerte sérieuse due à une infection de la mâchoire pour laquelle une intervention a été nécessaire. Pour un chat persan, 17 ans et demi, c’est beaucoup!

Mais c’est la chatte d’un très bon ami qui me tient compagnie ce matin. C’est sûr, lorsque notre chatte ne sera plus là, j’ai déjà envie d’un/d’une autre. On verra bien comment gérer lors de nos absences pour aller en Corse, même si notre fils nous a déjà annoncé qu’il ne s’occuperait pas d’un autre chat.

Ah… la Corse… !!! Mon épouse dit que c’est mon nouveau jouet, mon Monopoly… L’investissement en temps et en argent a été important, mais ça valait le coup. Financièrement parlant, ce n’est effectivement pas un placement super intéressant. Le rendement de la location meublée à l’année devrait tourner autour de 1.5% net après déduction de toutes les charges + l’inflation qui va faire monter la valeur de l’appartement avec le temps.

Mais à tous les niveaux, c’est une excellente décision !!!

Cet appartement à Calvi, je ne m’en lasse pas… Je craignais que l’intérêt retombe une fois les meubles installés et après quelques séjours. Mais non. En 2025, j’y suis allé huit fois, dont cinq fois en train (+ferry), deux fois en voiture, une fois en avion. Les trajets par Bastia, par l’Ile Rousse et deux fois par Ajaccio.

On en revient après une belle semaine avant Noël. Le temps était surprenant. On a pu manger le midi sur la terrasse la moitié du temps alors qu’en Suisse c’était très froid et du brouillard.

Calvi, c’est un paysage, une lumière, mais surtout un sentiment. Un mélange de nostalgie, de liberté et d’inspiration (extrait du compte Instagram de Julien Audigier.

C’est curieux, c’est précisément ce sentiment que j’ai ressenti le jour où j’attendais la personne de l’agence immobilière pour visiter la première fois l’appartement. J’ai été troublé par l’impact que cette décision pourrait avoir sur nos vies.

Laissons l’IA – incontournable en 2025 … – commenter ce « slogan »…

« Calvi inspiration liberté » évoque le sentiment unique de liberté et d’évasion ressenti à Calvi, en Balagne (Corse), grâce à son cadre exceptionnel entre mer et montagnes, sa riche histoire (Citadelle, Christophe Colomb), ses activités sportives (randonnée, voile, escalade) et son atmosphère authentique, invitant à la découverte personnelle et à la contemplation. Cela représente l’âme corse, un mélange de nostalgie, d’aventure et de sérénité.

Voilà la même plage au lever du soleil en été.

L’année 2025 a été marquée par les péripéties de l’installation du lit et du reste de l’équipement de l’appartement. Le lit a été commandé en janvier chez une compagnie bien installée en France, Le Roi du Matelas. La vendeuse était très compétente et sympathique. On a commandé un lit Hasena fabriqué en Suisse, à livrer à Marseille étant donné que Le Roi du Matelas ne livre pas en Corse.

D’abord une erreur dans le processus de commande, puis de fausses informations transmises par un affabulateur entretemps renvoyé de la société, puis une salissure du matelas due à un mauvais emballage et enfin une autre erreur dans la commande des détails du cadre de lit. L’installation a été terminée sept mois après en août… Les premiers locataires ont aidé à résoudre les derniers soucis.

Mais le résultat est là. Le mobilier est chaleureux, pratique et de qualité. Ça nous plait beaucoup, ainsi qu’aux locataires.

C’est un immense plaisir de se dire qu’on peut à tout moment aller à Calvi de mi-octobre à début avril, en plus des périodes de baignade qu’on a bloquées dans le calendrier en juin et septembre.

Et… bien sûr… tennis, chant, piano sont possibles à Calvi…

Le prof de tennis du club de Calvi est un coup de chance. Mon avis, c’est qu’en Suisse, les profs de tennis sont soit de bons entraineurs pour de jeunes joueurs, ou plutôt passifs et pas vraiment utiles pour des joueurs âgés. C’est illusoire pour moi d’essayer d’adopter la technique parfaite du pro. C’est même contre-productif. Un prof qui m’observe, m’écoute, me donne des pistes, et surtout échange par une discussion sur mes sensations est beaucoup plus efficace pour mon développement.

J’ai fortement réduit le budget tennis en 2025. En fin d’année, j’ai également réduit le nombre de mes entraînements en décidant d’arrêter d’aller taper la balle avec un partenaire de longue date, mais dont la disposition d’esprit me correspondait de moins en moins. Trop bourrin, pas assez d’échanges, régulièrement stressé, pas objectif, pas prêt à se remettre en question, pas assez régulier. Bref, c’était pas du tennis… J’utilise le temps libre pour faire des exercices de déplacement au fitness club ainsi que des exercices pour les yeux basés sur de la neuro-science.

En réalité, le chant a détrône le tennis au niveau de la recherche de la performance…

Je suis tombé par hasard sur une vidéo de VoxTapeStudios. C’est une équipe de jeunes femmes aux USA, mais les hommes peuvent aussi prendre des cours. C’est un programme de développement sur une année avec trois coachs au total.

Le coût est élevé. C’est immoral selon mon épouse, devenue furieuse lorsqu’elle a appris le montant. Pourtant, le budget tennis + chant est resté inchangé. Et moi, imperturbable, convaincu de ce que ce programme m’apporte. Je ne suis pas particulièrement pro-américain, mais force est de reconnaître que la méthode est bien étudiée. Les encouragements sont bien faits « awesone! ». La performance est mesurée indépendamment par deux coachs à la fin de chaque cycle.

Je continue de temps à autre à prendre des cours avec mon coach de chant en Allemagne. C’est toujours utile d’avoir une autre opinion. Exemple: chanter avec du souffle dans la voix pour décompresser les cordes vocales dans les aigus sonne bien, mais attention, ça peut devenir une mauvaise habitude.

Le piano passe un peu derrière tout ça, mais je continue d’en faire tous les jours. Le piano classique, c’est structuré et structurant, parfait pour mon esprit. De plus, le degré de difficulté peut être lentement augmenté. Je travaille l’expression plutôt que la virtuosité.

Côté santé, tout va bien, malgré une alerte due à une infection de la main gauche. La cause reste inconnue. Peut-être une rupture de gaine d’un tendon. Peut-être une micro-infection au niveau du petit doigt. La douleur était insupportable. Mon épouse a du me conduire en urgence aux urgences. C’est presque oublié, mis à part quelques sensations au bout des doigts.

Je continue de faire des exercices de mobilisation d’articulations tous les matins et bien entendu, de la musculation deux à trois fois par semaine. Mon poids augmente lentement mais sûrement, presque 100 kilos là. Pourtant, je ne fais pas de régime, du moment que les valeurs dans le sang ne posent pas de problème et que je me déplace avec une relative aisance sur un court de tennis.

Mon épouse a arrête de travailer un an et demi plus tôt que l’âge officiel de sa retraite. Ce n’était plus supportable avec les jeunes élèves. Comme elle travaillait à mi-temps, le passage à davantage de vie commune n’a pas posé de problème particulier. Je m’isole dans ma chambre-bureau pour m’exercer au chant. Elle squatte le canapé et la télé. Mis à part une crise lorsqu’elle a appris le coût des cours de chant, on s’entend très bien.

Notre fils a rompu d’un commun accord avec sa copine. Elle était sans doute trop exigeante au niveau professionnel. Dommage, mais sensé. On l’aimait bien.

Le forum de discussion pour schizophrènes se porte bien. On a quelques nouvelles inscriptions de qualité. Une rencontre est prévue fin mars à Paris dans le cadre des rencontres TCC de l’hôpital Sainte-Anne. On a pu éviter les inscriptions ou réinscriptions de personnes n’étant pas bienvenues. L’écriture quotidienne est bénéfique pour la santé, c’est prouvé!

Développement personnel·Rétrospective

L’année 2024 en rétrospective

Je commence en général à relire la rétrospective de l’année précédente. C’est amusant, notre chatte est encore dans la même position, à squatter le clavier, comme tous les matins d’ailleurs. Mais elle est encore là. C’est notre bonheur familial…!

Pas question de la chasser…! Je joue donc « Tomorrow » d’Europe au piano en attendant qu’elle bouge. Ah oui, c’est un nouveau piano électronique… Yamaha P-525 tout blanc. Pourquoi un nouveau piano électronique au bout d’un an et demi déjà…? Voilà qui m’amène à l’évènement essentiel de 2024… C’est l’achat d’un appartement à Calvi, en Corse ! Nous prévoyons d’y aller 3-4 fois par an et de le louer à des vacanciers environ 16 semaines par an. Voilà la vue depuis l’appartement d’à côté où nous avons déjà séjourné deux fois…!

L’idée mérite une explication… En août dernier, j’ai contacté un peu au hasard un ami du lycée devenu conseiller patrimonial pour voir ce qu’on pourrait optimiser pour nos prochains placements financiers. Il m’a recommandé de souscrire une assurance-vie française. Mais pour être éligible, il faut justifier d’un domicile en France à l’ouverture du contrat. Ça peut également être un document sur l’honneur confirmant mon intention de revenir habiter un jour en France.

L’intérêt de l’assurance-vie, c’est apparemment l’exonération d’impôts sur les revenus. C’est intéressant dans l’optique de décider de prendre le capital plutôt qu’une rente à ma retraite et de le placer.

Une lettre de déclaration de domicile sur l’honneur aurait suffi. J’ai trouvé ça tiré par les cheveux. Je me suis donc intéressé à acquérir un vrai pied à terre en France en guise de résidence secondaire. Etant donné qu’on était très contents de nos deux séjours en Corse en 2024 et 2023, malgré de petits ennuis de santé à ce moment-là, c’est devenu une sérieuse option.

Le hasard a fait qu’un appartement était disponible dans le même ensemble d’immeubles que notre villégiature. L’opportunité est rare sur Calvi. Un T2 assez grand pour y passer quelques semaines par an, soit environ 52 m2, avec balcon et vue sur la baie et les montagnes, très près du centre, de la plage et de la gare mais tranquille, suffisamment récent pour ne pas devoir faire de travaux. Eh bien, il n’y en avait qu’un…! Le nôtre…!!!

La procédure d’achat a été un peu aventureuse. Notre banque a brillé par son inefficacité, ce qui nous a mis dans l’embarras. C’est avec un crédit de consommation en Suisse que nous avons bouclé le financement.

En général, 2024 a été une très belle année. Le seul bémol, c’est le stress du travail de professeur de français de mon épouse, mais un arrêt se dessine mi-2025. Là voilà en mode potiche, de bonne humeur lors d’un court séjour à Ascona payé essentiellement par des points offerts par la participation à mes tournois de tennis.

Ah! Le tennis! L’année 2024 aura été marquée par mon retour à l’Interclub. J’ai pu réintégrer la bonne équipe du CIS Wase après … 12 ans d’absence. Les résultats des matches n’ont pas été à la hauteur de mes espérances, mais mes coéquipiers ont toujours été bienveillants!

Je me suis équipé d’un système SwingVision pour enregistrer les entraînements avec le support de l’IA. Ça fait prendre conscience de la réalité sur le terrain… Excellent outil, voir mon article sur le tennis en ligne en général.

Mon environnement de tennis est optimal. J’ai le meilleur entraîneur à Birrhard de toute ma carrière. Il prend en compte mes besoins particuliers, essaie de nouvelles choses. C’est aussi un coach, pas seulement quelqu’un qui m’envoie des centaines de balles faciles du milieu du court. On est passés au revers à deux mains en février.

Le programme de la semaine est excellent. Je commence par jouer à Brugg avec des joueurs assez vieux, mais assez en forme, toujours de bonne humeur et positifs,. la plupart du temps en double. Ensuite, entraînement à Birrhard avec l’équipe. Le mercredi avec le coach, le jeudi avec un partenaire de meilleur niveau et le vendredi un peu moins fort que moi.

Le chant s’est également bien développé. J’ai changé de coach de chant étant donné que je plafonnais. J’ai pu développer une meilleure aisance dans les sons aigus.

J’ai continué à prendre des cours de piano classique et de piano-chant. Voilà ce que ça donne.

Le forum de discussion pour schizophrènes continue à tourner et ça va de mieux en mieux.

Que dire d’autre pour 2024 ? Notre fils nous a annoncé être en couple avec une jeune femme de son âge. Elle est bien sous tous rapports, comme on dit en français. Le souci, c’est qu’elle a arrêté de travailler en Suisse et habite maintenant essentiellement à Innsbruck. L’essentiel, c’est qu’ils soient heureux !

Ça fait un peu court comme rétrospective… ?

Vacances

Vacances à Hambourg et Copenhague

C’est reparti pour une semaine de vacances!

De retour de Corse mardi soir, échappant ainsi à la grève surprise des ports et aéroports. En route le samedi matin vers Hambourg, une étape vers notre destination finale, Copenhague. Pourquoi Hambourg? La ville est accessible en train depuis chez nous. Elle permet de faire une étape, de visiter le port ainsi que le musée du train miniature.

C’est de jour que nous voyageons. pour voir un peu de paysage. Comme la Deutsche Bahn nous avait annoncé un retard à l’arrivée de notre train initial à Hambourg et permis d’en prendre un autre, nous sommes partis vers 7h du matin.

Trajet sans histoire avec changement à Fulda. Les trains allemands permettent de commander une bière servie à la place, mais nous n’avons pas utilisé ce service.

Les trains permettent de faire des rencontres intéressantes. Cette fois-ci, c’est un Hollandais, en route vers La Hague avec des deux filles. Ce monsieur travaille dans la gestion de micro-crédits pour les pays en voie de développement. Je lui ai parlé de notre projet concrétisé d’achat d’appartement à Calvi. Peut-être un client!

C’est vers 17h que nous arrivons à Hambourg, en fait reposés par le trajet. J’apprécie de pouvoir étendre mes jambes, de me lever quand je veux, de pouvoir manger le pique-nique tranquillement. Je me félicite d’avoir acheté l’appartement à Calvi, accessible en précisément 10h de train en deux jours. Le jour précédent, on a conduit le chat chez notre fils à Zurich. Quand je conduis, je sens une tension dans la jambe. Ceci pourrait amener à ne plus prendre la voiture pour de longs trajets, même si on peut mettre le cruise control sur l’autoroute pour soulager la jambe.

En route vers notre hôtel, à pied étant donné qu’il ne pleut pas et que ça fait environ 1.4 km de la gare. Hambourg a été détruite par les bombardements de la seconde guerre mondiale. Mis à part l’ancienne bourse et la place principale, le reste est constitué d’immeubles assez récents à l’architecture peu originale.

Comme nous sommes arrivés suffisamment tôt, nous pouvons faire une visite du port de Hambourg au crépuscule. Ouf, le bateau est parti deux minutes après notre embarquement…! On croyait que c’était à 19h30 comme indiqué sur leur site. L’heure précise dépend de l’heure du coucher du soleil ainsi que de la marée.

L’heure est idéale, le temps également. Nous montons sur le ponton pour avoir une vue à 360 degrés. Devant nous se trouve un bâteau de croisière Aida, profitant également des conditions exceptionnelles. C’est une petite course-poursuite qui s’engage, l’Aida prenant le large, ses moteurs étant beaucoup plus puissants.

Le lendemain, visite au Miniatur Wunderland. C’est un musée de modèles réduits de chemins de fer, mais également de circuits de voiture et même … d’un aéroport! Fort heureusement, nous avons vérfifié la disponibilité des billets un peu avant. Cette attraction est très prisée et c’est complet toute la journée.

La journée commence tranquillement. On se repose à l’hôtel avant de partir un peu avant 11h vers Hambourg Harburg. C’est un quartier à l’Est de Hambourg, recommandé pour des murs taggés représentant la transition entre la ville et la mer. Bon, c’est une des attractions principales de Hambourg…

Repas de midi défiant toute concurrence à un restaurant turc. Plat du jour à moins de 10 euros par personne, salade comprise, et boisson à prix coûtant, au total 22.35 euros pour nous deux. Désolé pour les Allemands de dire ça, mais que les petits restaurants turcs se soient si bien établis, ce n’est pas une grosse perte pour leur tradition culinaire…

Le premier tag est trouvé grâce à Google, indiqué par l’office de tourisme dans une liste. Bon, c’est pas mal, mais au bout de quatre murs taggés à plusieurs addresses, nous décidons de rentrer à l’hôtel.

Le Miniatur Wunderland est situé près du port. C’est effectivement impressionnant et très bien fait. Cela me rappelle les bons côtés de ma jeunesse, oû je jouais au train électrique et au circuit de voitures électriques.

Retour à l’hôtel après avoir fait une reconnaissance du terrain à la gare pour éviter toute surprise lors du départ le lendemain. En effet, le programme sera serré… J’envisage d’acheter des chemises grande taille chez Hirmer, un magasin spécialisé situé à un quart d’heure à pied de la gare. Ca ouvre à 10h00 et notre train pour Copenhague part à 10h53. De plus, on doit acheter de quoi manger pendant le trajet étant donné qu’il n’y a pas de possibilité de restauration à bord.

Visite éclair et trois chemises achetées, dont deux même en soldes, de quoi ravir ma douce moitié. Marche rapide vers la gare oû nous achetons finalement deux plats asiatiques.

Voyage sans histoire vers Copenhague, parfois complètement sur l’eau, puisque Copenhague se situe sur une île.

Arrivée au AirBnB après une courte halte pour boire un chocolat chaud, histoire de se mettre de bonne humeur malgré la pluie. Après également une courte visite d’un petit supermarché oû nous ne trouvons pas grand-chose d’intéressant. Mon épouse fantasme devant de l’humus en barquette plastique. Ca me déprime un peu de devoir acheter ça au Danemark…

Une fois installés, nous essayons de trouver une autre petit supermarché, cette fois-ci conseillé par l’appli « Find Me Gluten Free ». Peu d’aliments sans gluten dans les rayons, mais toutefois un paquet de pain. Ca suffira pour commencer. Mon épouse là-aussi voudrait bien acheter de la nourriture en boîte ou en bocal…

On se dirige vers un restaurant de sushis situé sur le chemin du retour. Ah… une fois arrivés, on réalise que ce n’est pas un simple petit restaurant.. C’est plutôt classe, mais on s’en tire en payant à deux dans les 75 euros, ce qui reste raisonnable.

Notre AirBnB est idéalement situé, près du centre-ville, mais également au bord d’un grand parc, où je peux faire mes exercices de chant le matin.

Le programme de visite commence à pied, direction Christiana, la ville hippie de Copenhague. C’est assez décevent et ça fait penser à une ville détruite par un bombardement ou par la troisième guerre mondiale. La décoration du mur d’entrée est top.

Retour au centre-ville, où nous visitons un grand magasin danois s’appellant « Magasin du Nord », ainsi que le flagship store de Bang & Olufsen. C’est intéressant, je vois qu’il est possible de combiner une télé LG avec une barre de son de B&O, ceci pour moins de la moitié du coût de la télé B&O, qui ne me plaît pas tant que ça en fait au niveau des couleurs, trop doré sur doré.

Le soir, on se dirige vers Nyhavn, où on peut admirer des maisons colorées le long du canal. Un petit selfie qui nous rajeunit de plusieurs décennies…!

Le lendemain, tour d’une heure en bateau-mouche, où nous découvrons Copenhague depuis la mer. Excellente visite guidée avec beaucoup d’humour danois.

Le séjour s’est bien passé. On s’est reposés à l’appartement entre deux visites, sans remplir notre programme à outrance. Le shopping était intéressant. Pas mal de magasins n’appartenant pas tous aux éternelles chaînes internationales occupant malheureusement le terrain de la même manière dans la plupart des grandes villes. Le Magasin du Nord est très grand et dépayse. Pour ma part, j’ai acheté des chaussures au flagship store de Lloyd, un fabricant allemand, après être passé au flagship store d’Ecco, un fabricant danois m’ayant approvisionné durant de longues années. Deux-trois questions au flagship store de B&O. Quelques essais de manteau d’hiver non concluants, le design et le manque de couleurs ne correspondant pas à mes attentes.

Ce qui est remarquable, c’est de constater que dans les zones touristiques de Copenhague, on ne voit pratiquement pas de personnes au-dessus de 50 ans et presque tout le monde est autour de 20-40 ans.

Qu’avons-nous encore fait? La visite d’un musée de divertissement où nous avons essayé de faire tapisserie…

Le dernier jour, on est partis en train un peu au Nord, sur les conseils de notre voisin de train hollandais, pour voir le musée Louisiana. Arrivés à l’heure de l’ouverture, il y avait pas mal de queue pour rentrer. On voulait payer en liquide pour liquider nos quelques couronnes danoises, n’ayant jamais eu besoin de payer quoi que ce soit en cash jusqu’alors.

On s’est bien occupés en allant 100 mètres plus loin longer le bord de mer. De là, on est tombés sur un cimetière naturel danois avec des tombes marquées par des troncs d’arbre. En face, on voit au loin la Suède.

Le musée d’art moderne était un peu décevant, mais l’exposition temporaire Franz Gertsch précédée par une excellente vidéo montrant l’artiste en plein travail un peu avant ses 90 ans nous a beaucoup plue.

Retour sans histoire le vendredi soir en avion de Copenhague à Zurich, mis à part la remise des bagages ayant duré presque une heure.

En conclusion, d’excellentes vacances !

Vacances

Croisière sur le lac de Constance

Ce jeudi était un jour de congé, la Fête Dieu. Les écoles ont fait le pont. Ma chère épouse était partante pour faire une excursion à Bregenz. Un peu de pluie était prévue, mais c’est devenu un déluge continu.

Bregenz, c’est en Autriche, mais c’est seulement 2 heures de 9 minutes de Zufikon en train. Nous partons un quart d’heure plus tôt pour éviter de rater la correspondance à Dietikon. Le temps de boire un cappuccino et un latte macchiato décaféiné pour mon épouse. Oui, le réveil est dur…!

Prochaine correspondance à Winterthur, où nous prenons le train reliant Zurich à Munich directement. Pour l’avoir déjà vu passer, ce train est bien rempli. J’ai donc fait une réservation par le portail des CFF. Bonne idée, le train était pratiquement complet.

Une famille était assise à nos places, en route pour Munich. Je leur ai expliqué qu’on sortait déjà une heure plus tard à Bregenz. Quand le contrôleur est passé, c’est devenu marrant. Le site des CFF redirige vers les chemins de fer autrichiens, les ÖBB, mais un des tickets n’avait pas été imprimé. Heureusement, j’avais la feuille pour faire le téléchargement.

L’ambiance s’est réchauffée avec nos voisins. Le contrôleur leur a demandé les passeports, sans doute pour valider un forfait pour touristes. Leur forfait s’appelle « Swiss Travel Pass » et nous avons un compte « SwissPass », petite nuance.

J’ai vu qu’ils étaient américains. Les touristes US en Europe sont en général curieux, ouverts, sympathiques. C’est agréable de discuter avec eux. Ils s’intéressent à l’histoire, apprécient les beaux paysages et la bonne cuisine. J’ai donc engagé la conversation.

Nos amis viennent de Floride, le Sunshine state. Ils parcourent l’Europe à raison de deux jours par ville. Là, c’est destination Munich, puis Vienne et Budapest. Cool, on était récemment dans ces trois villes. Je leur montre quelques photos du musée des illusions de Vienne, en confondant légèrement Vienne et Munich… C’est un bon plan étant donné qu’il pleut. Autre idée, un café à chats.

Le golf les intéresse. Je les informe qu’à Schinznach Bad, il y a un magnifique golf public de 9 trous.

Lorsque je demande à Monsieur ce qu’il fait, il répond sobrement qu’il travaille dans le développement informatique et son fils dans la cybersécurité. Par curiosité, je consulte son profil LinkedIn après avoir quitté le train, étant donné qu’on a échangé nos adresses e-mail. Très intéressant, il est « Bitcoin Evangelist » chez Bitcoin Inc. à Las Vegas. Mon épouse me demande s’il est chez les Evangelistes, hahaha… Je ne suis pas un fan du bitcoin, mais force est de constater que c’est actuellement encore considéré comme un succès.

Nous prenons congé de nos voisins à l’arrivée à Bregenz. La pluie est battante, plus que prévu. La ville est quasi morte. Rien d’intéressant à voir. Evidemment, ma femme réussit à trouver un magasin de chaussures et s’achète une paire de jolis baskets, originale mais pas trop voyante.

Ensuite, recherche d’un restaurant. C’est plutôt la zone à Bregenz… On essaie de trouver un restaurant chinois. Avant d’y arriver, mon épouse voit un restaurant traditionnel. Bon choix !!! On rentre et on apprécie l’ambiance autrichienne. Le repas se fait dans le calme.

Tafelspitz (boeuf bouilli) pour moi et poisson pour madame. Les prix sont légèrement inférieurs à la Suisse.

On discute du programme. À priori, on voulait découvrir la ville de Bregenz, sans avoir d’objectif précis. La pluie torrentielle nous fait réfléchir à un programme de remplacement. Mon épouse suggère qu’on fasse le chemin de retour par bateau de Bregenz à Konstanz. Je suis un peu étonné étant donné que j’avais déjà acheté son billet de retour. Mais ça ne change pas grand-chose. Je consulte le plan de navigation. Excellent, on peut partir à 14h40 et arriver à 18h20 à Konstanz!

C’est parti pour la croisière !

Le temps est pluvieux et venteux. Beaucoup de bateaux à voile sur le lac ! À l’intérieur, on a la place. Presque personne ne fait d’excursion par mauvais temps. Pourtant, c’est là que c’est le plus agréable. D’être sur l’eau et de voir la pluie tomber, c’est magique.

Nous sommes trempés des quelques minutes à marcher du restaurant au bateau. Heureusement, j’avais des chaussettes de rechange et mon épouse vient d’acheter de nouvelles chaussures. Ah, pas de chance, les chaussettes sont trempées… La cabine intérieure du bateau est bien chauffée, pas de souci.

Le temps passe doucement. Mon épouse continue de discuter gentiment avec moi. Ces moments là sont précieux. Elle mentionne une fois qu’on s’en est bien sortis, sans mentionner tout ce qui s’est passé de difficile dans notre vie. Mon épouse est mon modèle photo favori. Je m’amuse à tester les fonctionnalités de collage de mon Google Pixel Pro.

Nous rentrons à Zufikon vers 20h40, très contents de notre journée !

Développement personnel·Tennis

Mon expérience des cours de tennis en ligne

Note à mes lecteurs : ceci est un brouillon pour l’enregistrement d’une vidéo destinée à être publiée sur le site de mon coach de tennis en ligne, Vincent Simone.

Je prends des cours de tennis depuis une vingtaine d’années avec des coachs en Suisse. Un de mes partenaires m’a parlé des vidéos YouTube de tennis qu’il regarde habituellement le matin. Il a le même âge que moi, début de la soixantaine. Il s’intéresse essentiellement à Boris Becker, John McEnroe.

Ces vidéos des années 80 lui plaisent énormément. Donc je me suis dit « give it a try ». J’ai donc commencé à visionner des vidéos de tennis tôt le matin en prenant mon petit déjeuner devant mon ordinateur. YouTube est sensible aux préférences des recherches. Rapidement, je suis tombé sur des canaux de plus en plus proches de mes intérêts, dont celui de Vincent Simone, Tennis Doctor.

Les cours de tennis en ligne en général

La qualité des vidéos de tennis en ligne est en général excellente. Les conseils sont avisés. Des milliers de clips sont disponibles gratuitement. Les coachs de tennis en ligne n’ont pas d’autre choix que de publier du contenu gratuit.

Les coachs de tennis proposent habituellement une souscription à une bibliothèque de cours par un montant forfaitaire unique. En 2024, on assiste à un changement de stratégie de leur part. L’offre se concentre sur un système de coaching individualisé, la bibliothèque de cours servant de support.

C’est sensé. Un utilisateur YouTube risque d’être frustré de découvrir qu’en cas d’achat d’une bibliothèque de cours, le contenu n’est pas beaucoup plus riche que sur le canal du coach en ligne.

Pourquoi prendre des cours en ligne en plus des cours avec un coach local

A priori, on peut se demander s’il n’y a pas un risque de conflit ou de contradiction dans les conseils et les méthodes.

Mon expérience est qu’un bon coach local montre au moins de l’intérêt pour le processus ainsi que pour l’opinion du coach en ligne.

Je ne suis pas non plus obligé de partager les conseils reçus du coach en ligne avec mon coach local. Je peux simplement commencer par essayer de les appliquer avec mes partenaires habituels. En général, on voit très vite si un conseil apporte quelque chose ou non.

J’ai l’impression que mes coachs locaux préparent plus sérieusement mes entraînements depuis que j’ai commencé le coaching de tennis en ligne. Un bon coach local considérera un autre bon coach en ligne comme une opportunité de s’améliorer davantage plutôt que comme une menace.

La qualité des cours des coachs locaux

Les critères de qualification pour devenir un coach de tennis en Suisse semblent être assez faciles.

La plupart des coachs locaux restent plantés au milieu du court et distribuent des balles en donnant les mêmes conseils assez basiques à tous leurs élèves.

Leur tarif est l’équivalent de minimum 135 dollars ou 125 euros de l’heure. Ça peut sembler cher, mais en déduisant le coût de la location du terrain, le salaire d’un coach est inférieur à la valeur médiane des salaires. De plus, faire ce métier jusqu’à 65 ans est très difficile. De même pour régulièrement remplir une semaine, ou pour être capable de travailler sur un court plusieurs heures de suite, voire une journée complète.

En 20 ans, j’ai eu une dizaine de coachs. L’un d’entre eux est invité régulièrement à des conférences internationales. Son titre ronflant est « Czech Professional Tennis Association Founder ». En 2010, il nous faisait jouer le revers à une main en open stance, prétendant que les meilleurs juniors utilisent cette technique. J’avais essayé. C’est du n’importe quoi… Idem pour le coup droit ainsi que pour le service et la volée, des conseils coûteux, mais focalisés sur des détails inutiles et contre-productifs. Un de mes partenaires réguliers considère que son mauvais coup droit vient de ce coach, n’ayant d’ailleurs qu’au total cinq cours standard dans son répertoire.

Un autre coach nous faisait préparer en coup droit la raquette haute, très haute et nous disait de faire un mouvement de frappe comme si on dessinait un oeuf (ou une lettre C). Mes balles sont devenues très hautes et très lentes.

Un autre coach considérait qu’il fallait orienter le manche de la raquette vers l’avant comme une torche. Ça n’a pas marché pour moi.

Actuellement, j’ai les meilleurs coachs locaux de toute ma carrière de tennis. Merci à eux !

Ce que j’apprécie chez Vincent Simone

C’est un jeune coach ayant l’ambition de révolutionner le monde du coaching de tennis en ligne. En français, on dirait qu’il a envie de secouer le cocotier. Il critique ouvertement les coachs locaux. Ce n’est pas très politiquement correct, mais ça a le mérite de réveiller les esprits.

Tout changement commence par une prise de conscience. Quand on prend des leçons de tennis, on respecte énormément son coach. On est presque en admiration devant lui.

Grâce aux vidéos YouTube et aux bibliothèques de cours en ligne, j’ai maintenant de très bonnes notions de l’entraînement au tennis. Ça m’a permis de dire à mes coachs qu’on ne devrait pas passer trop de temps à l’échauffement sur le petit terrain et d’avoir davantage de temps à disposition pour le reste de la séance.

Mis à part ses compétences pour le coaching de tennis en ligne, j’apprécie le sens de l’humour de Vincent.

Pourquoi avoir acheté son cours en ligne

À franchement parler, je me suis laissé guider par mon coeur et mon intuition.

Bien entendu, mon intérêt s’est développé après une première expérience positive de ses conseils. J’ai par hasard visionné une de ses vidéos où il expliquait comment il fallait tenir la raquette en position de préparation. Ça a tout de suite apporté une franche amélioration, alors que j’avais déjà essayé beaucoup de choses à ce sujet.

Ensuite, j’ai acheté son livre « The Tennis Bible ». La combinaison de son histoire personnelle et d’un résumé de conseils techniques m’a plu.

D’autre part, je considère qu’il faut rémunérer les YouTubeurs créant du contenu de qualité. Tout le monde ne peut pas se permettre d’investir dans des cours de tennis, ni avec des coachs locaux, ni en ligne. Ma contribution permet de continuer à créer du contenu et profite à ces nombreux joueurs anonymes.

Mon expérience de la collaboration avec Vincent

La collaboration a commencé par une séance de prise de contact par vidéo Zoom. Ça m’a permis de raconter mon histoire et de dire où j’en étais au sujet du tennis.

La prochaine étape a été de faire une analyse vidéo de mon service, mon point fort. Mon coach local m’a filmé sous différents angles. Vincent a créé une vidéo très analytique en soulignant avec un marqueur les aspects les plus importants.

La puissance de l’analyse vidéo m’a stupéfait, voir le prochain chapitre pour davantage de détails.

La collaboration me permet de poser toutes mes questions relatives au tennis et d’avoir une réponse en général en une journée. Mes deux dernières questions ont été de lui demander son avis pour changer mon revers à une main vers un revers à deux mains, ainsi que de savoir ce que je devais faire pour éviter de frapper les balles d’attaque dans le filet.

Les réponses de Vincent vont à l’essentiel. Maximum deux points à considérer en priorité. Ça évite de se disperser. Si c’est utile et possible, Vincent fait référence à sa biblithèque de cours ou à une de ses nombreuses vidéos sur YouTube.

Mon tennis s’est grandement amélioré durant les trois derniers mois. La qualité de l’entraînement est bien meilleure et les résultats aux tournois sont en progression.

La puissance de l’analyse vidéo

Cela mérite un chapitre en soi.

J’avais par le passé utilisé une caméra classique pour me filmer. Ça ne m’a finalement pas apporté grand-chose.

Les caméras des smartphones modernes ont une qualité incroyable. Le mode d’enregistrement en ralenti permet de voir chaque petit mouvement avec une précision impressionnante. Cette haute définition est essentielle pour utiliser tout le potentiel de l’analyse vidéo.

Les vidéos peuvent facilement être téléchargées sur ordinateur, partagées par Google Drive et visionnées image par image avec un lecteur VLC gratuit.

Le plus étonnant, c’est de constater que le mouvement enregistré par la caméra est différent du mouvement qu’on s’imagine faire.

L’analyse vidéo permet de prendre conscience de la réalité de notre tennis. Ça permet de voir si les choses évoluent et si oui, sur quels points.

Conclusion

Bien que le montant de la souscription soit assez élevé, je n’ai jamais regretté mon investissement.

Tous les conseils des coachs de tennis ne sont pas bons. Suivre de mauvais conseils donne de mauvais résultats. En outre, ça fait perdre du temps, de l’argent et de la concentration, puisque l’attention se porte sur un élément qui ne fonctionne pas.

Mes coups s’améliorent progressivement au niveau technique. Mon coup droit est devenu plus rapide, plus pénétrant et plus fiable. Je n’ouvre plus la main lors du mouvement de service et la raquette descend mieux derrière mon dos. J’ai été encouragé à commencer à jouer mon revers à deux mains. Mon jeu est beaucoup plus calme. Je m’énerve moins. Je ne suis plus frustré après un entraînement.

Les étoiles sont alignées. Je découvre et multiplie les sensations agréables au tennis.

J’espère que ça va rester comme ça quelques années !

Développement personnel·Tennis

Pourquoi je joue au tennis

J’écris cet article de blog à l’âge de bientôt 61 ans. J’ai commencé le tennis vers 35 ans. C’était à la base en remplacement du volleyball. Mon dos n’encaissait plus les sauts. Parfois, les douleurs duraient trois jours. Lorsque j’ai travaillé à Adtranz-Bombardier, il y avait des courts de tennis juste en face des bureaux. C’est là que j’ai frappé mes premières balles avec un collègue.

Lorsque j’ai pu à peu près jouer au tennis, je me suis inscrit au club de Bremgarten. D’abord le vendredi soir au « Happy Hour » comme ça s’appelait. On était parfois une vingtaine de joueuses et joueurs. C’était en double. Le tirage au sort du partenaire se faisait par cartes à jouer.

J’ai commencé à prendre des cours privés pour améliorer mon niveau. Mon premier prof était tchèque, Jiri Granat. C’était un ex-joueur de la Tchécoslovaquie, meilleur classement à l’ATP N° 68.

J’ai rapidement commencé à jouer des tournois. La première année, j’ai dû perdre presque 40 matches, contre 1 match gagné. Pour être honnête, cet adversaire avait un handicap, une sorte de trisomie.

Le tennis permet de vivre plus longtemps

À mon âge, le nombre d’années restantes en bonne santé à pouvoir jouer sans handicap est une question clé. D’après plusieurs études, le tennis est le sport qui prolonge le plus l’espérance de vie, soit jusque presque 10 ans de plus, en comparaison d’une année et demie pour un club de fitness.

Ayant survécu à pas mal d’évènements traumatisants, dont 9 graves psychoses, j’ai bien l’intention de profiter du temps qu’il me reste à vivre en bonne santé. Des connaissances et des amis sont morts entretemps. Je pense par exemple à Stefan Bächli, le gérant du centre de tennis d’Urdorf, mort d’une crise cardiaque à 51 ans lors de ses vacances aux Seychelles en décembre 2023. Je pense également à mon ami Patrice, atteint progressivement de multiple sclérose d’où une incapacité à l’âge de 56 ans de continuer à jouer. Je pense à Vojko, mon psychiatre pendant une vingtaine d’années, devenu un ami et un partenaire d’entraînement. Il a disparu après sa deuxième tentative de suicide en avril 2015. Ci-dessous une photo de nous deux en janvier 2015, quatre mois plus tôt.

La vie tient parfois à un fil. La balle est souvent retombée du bon côté du filet pour moi. Comme dans le film Match Point, voir mon article de blog à ce sujet. Un jour, ça s’arrêtera pour moi aussi. Je pense léguer une petite partie de ma fortune à PlusSport par exemple, pour soutenir le sport chez les handicapés en Suisse.

Le tennis est un jeu

C’est un sport, mais c’est surtout un jeu aux multiples facettes.

Je pense que le tennis permet non seulement de rester jeune, mais de répéter des comportements de jeunes enfants à l’âge adulte. Le fait de s’entraîner avec des partenaires oblige à continuellement convenir de dates et heures de rendez-vous. Ça me rappelle les moments où on organisait des rencontres entre enfants pour jouer.

Le tennis est un jeu. Même ceux qui ne souhaitent pas jouer pour des points se concentrent sur l’amélioration ou le maintien de leur niveau de jeu.

Le fait de compter les points motive à donner la meilleure performance possible, même à 80 ans. C’est ce que je vois lors de mes petits matchs en double à Schinznach Bad avec des joueurs ayant une moyenne d’âge de 75 ans.

Le tennis est social

C’est évident. Pour pouvoir jouer régulièrement avec un partenaire ou en double, il faut être capable de s’entendre un minimum avec les autres participants ou participantes.

Les discussions peuvent avoir lieu autour de thèmes sensibles, comme la politique, le réchauffement climatique ou comme durant la pandémie, la vaccination contre la COVID. Le fait d’avoir une passion commune permet d’aplanir les différences d’opinion et d’essayer de partager son point de vue ou ses connaissances. Un de mes amis/partenaires de tennis a par exemple retransmis un post Facebook expliquant que le CO2 est bon pour les arbres, donc pourquoi voir autant de problèmes autour de ce sujet? Une petite recherche Internet m’a permis de répondre à son post en soulignant que c’est le CO2 dans la stratosphère qui crée un effet de serre.

Ci-dessous une photo d’un week-end prolongé au Schluchsee, en Forêt-Noire, avec l’équipe de Bremgarten en 2012.

Un club de tennis, c’est un peu le panier à crabes… On se mordille mutuellement pour voir si on est encore en vie… On se raconte les petites et les grandes histoires !

Le tennis est une école de réparation et d’espoir

Certains aiment restaurer des voitures de collection ou s’occuper de bricoler à l’intérieur de leurs maisons. Le tennis, c’est à peu près pareil. C’est toujours en chantier pour quelque chose. Par exemple pour améliorer son coup droit, éviter de donner des points bêtement à l’adversaire, essayer une nouvelle raquette ou tester le dernier conseil reçu.

Le tennis me donne l’impression de pouvoir revenir en arrière dans le film et de pouvoir rejouer la scène en mieux. C’est aussi une école cultivant l’espoir. De janvier 2014 à fin 2016, j’étais incapable d’avoir la coordination pour toucher une balle. Mon excellent service avait disparu. J’arrivais à peine à jouer dans le petit terrain. J’avais renoncé à pouvoir rejouer correctement. Eh bien, l’espoir tenant à un fil m’a permis de revenir sur les courts.

Le tennis me donne l’impression de rattraper le temps perdu…

Le tennis est une recherche d’harmonie

Quand on regarde les pros, on est fascinés par la fluidité et l’efficacité de leurs gestes. Et encore… la perspective des retransmissions télévisées écrase la vue du court et donne une perception ralentie du jeu.

Le tennis permet de dépenser à l’américaine

Ça doit être similaire au sentiment des golfeurs. Le tennis et le golf sont des sports accessibles aux amateurs. Ce sont des sports assez coûteux si on y va franchement. Pour moi, dépenser beaucoup d’argent au tennis me fait du bien… C’est similaire aux sentiments des Américains lorsqu’ils se laissent aller au shopping…

En octobre 2017, ma femme et mon fils ont fait une demande de curatelle à la mairie de notre lieu d’habitation. La raison était des dépenses irréfléchies lors de ma dernière psychose en août 2017. Si la juge leur avait donné raison, je n’aurais sans doute pas pu recommencer à jouer au tennis. La réhabilitation technique et physique a été un processus très coûteux.

Donc là, j’ai l’accès au compte en banque et j’en profite dans les limites de nos revenus, plutôt larges. Le niveau de mes dépenses pour le tennis en 2023 est affolant, même scandaleux et provocateur pour des lecteurs potentiels, donc je préfère ne pas le mentionner. À noter que certaines dépenses comme les programmes de coaching en ligne sont à caractère unique.

Le tennis est une école de vie et de travail

J’avais plutôt du mal à vraiment accepter la hiérarchie au travail. Au tennis, la hiérarchie du classement est implacable. C’est sur le terrain et lors des matchs que ça se décide. Un niveau de jeu d’une catégorie au-dessus de son propre niveau est souvent inatteignable, même si on a l’illusion à l’entraînement d’y arriver presque. Et deux niveaux au-dessus, aucune chance de gagner le match. Des niveaux, il y en a plus d’une dizaine sur l’échelle de classement…

Le tennis comme le sport en général développe le goût de l’effort. Au tennis, on peut travailler de multiples facettes, ce qui représente une richesse et permet la diversité dans la recherche de l’effort. Certains voient la technique en priorité, d’autres le mental, d’autres la liberté de l’esprit.

Le tennis est une recherche d’excellence

C’est bien sûr un terme relatif. L’excellence absolue comme celle de Federer, Nadal, Djokovic est hors de portée. Mais de rechercher à utiliser son potentiel de manière optimale prend tout son sens.

Le tennis permet d’agrandir son territoire

La schizophrénie, c’est le contraire. C’est une réduction du périmètre de vie à son appartement, voire son lit dans sa chambre à coucher. J’ai vécu ça durant un bon moment… De 2014 à 2019, tout me semblait loin loin loin, inaccessible… D’aller au fitness était de plus en plus difficile. Je préparais parfois mes affaires en renonçant à y aller… alors que c’est seulement à quelques minutes de chez moi.

Le tennis me fait sortir de chez moi, prendre le train et le bus, où je côtoie du monde. Quand je vais à Schinznach Bad, les étudiants remplissent le bus pour aller à leurs cours. Ou dans le train vers Dietikon, je m’assieds à côté de ceux qui se rendent à leur travail le matin ou en reviennent le soir.

Habituellement, je bois un cappuccino avant l’entraînement ou autre chose après, selon la situation (bière à Urdorf, jus de pomme coupé à l’eau gazeuse à Schinznach Bad ou un petit verre de vin blanc).

Le tennis permet de maîtriser ses émotions

C’est évident lors des phases de jeu, mais ça aide également dans la vie courante.

Le tennis développe l’instinct de chasseur

Jouer des points, battre un adversaire, s’améliorer sont des objectifs sains. D’aller à un tournoi de tennis s’apparente à une chasse… On prépare son équipement et on se prépare mentalement pour se donner les meilleures chances de réussite. Développer cet instinct de chasseur est certainement bénéfique pour l’organisme. Ça doit réactiver le sentiment de survie des hommes préhistoriques.

Le tennis permet le saut dans l’inconnu

La progression semble toujours possible. C’est à portée de main, mais souvent on n’y arrive pas tout à fait. Cette perspective est fascinante. D’arriver à faire des choses nouvelles ou en amélioration est une très forte motivation à continuer à s’entraîner.

La fascination du conseil magique qui change tout

Le joueur de tennis, surtout si c’est un intellectuel, se laisse facilement convaincre d’un argument magique dont l’application résoudra tous ses problèmes. Un de mes partenaires pense que la clé d’un bon service, c’est d’avoir le coude en avant juste avant la frappe.

La récompense de faire simple au lieu de compliqué

Les images des pros sont trompeuses. On a par exemple l’impression qu’ils préparent leur raquette très haut en coup droit et brossent la balle de bas en haut. En réalité, leur raquette traverse la balle avec une trajectoire presque horizontale, le corps se soulevant lors de la frappe.

Le tennis, ça occupe

Organiser les rendez-vous, s’occuper des réservations, remplir mon agenda, oui, ça m’occupe!

Je suis souvent parti cinq ou six bonnes heures de chez moi … C’est un remède contre l’ennui.

Développement personnel·Musique et show·Rétrospective·Vacances

L’année 2023 en rétrospective

Je commence à écrire cette rétrospective au petit matin en me battant contre notre chatte. Elle ronronne doucement sur le bureau et souhaite se coucher sur le clavier. Hé oui, c’est notre nouvelle routine du matin. Je me réveille tôt, en général environ vers 4h, sans pouvoir me rendormir. Je prends mon petit déjeuner (thé noir et müesli maison aux fruits, pomme et poire) en regardant des vidéos de tennis sur YouTube. Pas de panique, je me couche parfois tôt et je dors une bonne heure après le repas de midi. Ce n’est pas conseillé, mais ça fonctionne dans mon cas sans inconvénients de digestion ou autres remontées de l’estomac.

Le tennis va plutôt bien, on y reviendra plus tard dans cette rétrospective. La chose la plus essentielle en 2023 est peut-être l’achat …. d’un nouveau lit! Etant donné ma taille, 1m96, j’avais parfois des torticolis au réveil dûs à mon avis à la longueur de mon lit précédent, soit 2m00. Mon cou ne reposait pas correctement sur l’oreiller. J’ai dû faire des séances de kiné pour me rétablir. Ça m’a convaincu d’investir – enfin – dans un plus grand lit. Ce n’était pas possible dans notre appartement précédent, mais maintenant, aucun souci. Allons-y donc pour un lit de 2m20 de longueur et 1m80 de largeur (au lieu de 1m60 actuellement).

J’ai acheté un lit chez Sponda. Le modèle Lain, en cerisier, assorti à notre plancher en poirier. Les matelas Match 22 et les sommiers ont été achetés chez philrouge. On peut aller à leur siège social/usine pour se coucher sur un système de réglage électrique du sommier permettant d’optimiser la disposition des lattes de soutien.

Autre achat en 2023, une nouvelle … casserolle! Curieusement, il est difficile de trouver des casserolles de 26 cm de diamètre. J’ai trouvé une marque danoise par recherche Google : Scanpan. À part ça, je me suis équipé d’un piano électronique Casio de couleur jaune moutarde. Ça me permet de m’exercer quand Isabelle dort ou tôt le matin et éventuellement tard le soir. Sur la lancée de ces menus achats, j’ai encore fait l’acquisition d’une enceinte B&O A9 édition limitée route de la soie, assortie à mon fauteuil en cuir bordeaux. Ma femme n’a pas encore digéré ce dernier achat, fait de manière impulsive durant ses courtes vacances en février dernier…

Revenons à l’année 2023 de manière plus chronologique. Elle a débuté le 1er janvier par une promenade le long de la Limmat à Dietikon. J’ai pris l’habitude de faire mes exercices de chant en pleine nature, plus particulièrement le long de rivières. La lumière est fascinante à cette période de l’année!

Merci au passage à mon fils…! Eh oui, il m’avait légèrement bousculé l’année dernière en mettant son manteau, ce qui m’avait forcé à remplacer mon smartphone par un Google Pixel Pro 6, ce qui me motive à continuer de faire de très belles photos!

Chanter en explorant ses limites me rend heureux! Comme on dit en allemand : Der Weg ist das Ziel. C’est le processus d’apprentissage qui est le plus intéressant, pas forcément d’atteindre un objectif donné.

Voici une autre photo prise un peu plus tard à Zufikon.

Fin février, nous avons eu la visite de nos amis Alain et Nathalie. Le moment le plus fort était la traversée des Alpes suisses en train panoramique, le Glacier Express, de Chur à Zermatt et retour en train « normal ». Au total, environ 11h de train sur la journée.

Nous voici le jour avant le départ au restaurant de notre ami Thomas, entretemps parti à la retraite et maintenant membre de notre chorale mixte grâce à ma prise de contact.

En mars, j’ai pris en charge la fonction de trésorier de la chorale mixte. La personne en charge jusqu’à présent a donné sa démission et a décidé de ne plus venir aux répétitions pour pouvoir passer plus de temps avec son compagnon.

Mais… j’ai la chance d’avoir une assistante!

Mi-mars, nous sommes allés en excursion à Locarno pour admirer les fleurs. Alors qu’il neigeait au Nord du Gothard, le thermomètre avoisinait les 20 degrés au Tessin. J’ai été rendu attentif à cette possibilité d’excursion par un post sur un groupe Facebook.

Début avril, nous partons vers la Corse, à Calvi. C’est une influenceuse joueuse pro de tennis, Lola Marandel, qui m’a incité à partir vers cette destination, voir Vacances à Calvi. De superbes vacances, malheureusement moins agréables pour ma femme suite à son problème de tympan percé et un retour choquant en raison d’une sorte d’attaque cérébrale de notre chatte, voir le lien plus haut vers l’article de blog pour les détails.

Le 21 avril a été mon anniversaire des 60 ans. À priori, je n’avais aucune intention d’organiser une fête. C’est en discutant avec mes amis que j’ai eu l’idée de faire une réunion Zoom autour du thème du chant. Mon prof de chant, Martin Selle, a accepté de préparer et de conduire la réunion avec moi. J’ai eu la chance d’avoir le support d’une participante bilingue. Ceci a permis de donner les explications en français (par elle) et en allemand (par moi-même).

Un site Web a été créé pour l’occasion. Une bonne vingtaine de participants étaient là. C’était bien réussi!

Quelques photos de ma jeunesse ont été récupérées chez ma mère pour la présentation. On a pu voir que ma passion pour la musique ne datait pas d’hier…!

En mai, week-end en famille à Freiburg in Breisgau, environ 60 km au Nord de Bâle pour un concert pop+classique d’Alphaville. C’était à l’initiative de notre fils. Moment très agréable, surtout comparé au concert hyper-bruyant de The Cure l’année dernière.

En juin, sortie à Zurich pour voir notre fils jouer dans sa troupe de théatre. On est fiers de lui!

Mi-juillet, excursion d’une journée à Gstaad pour voir le tournoi, ainsi que mon ami Roberto en plein action comme arbitre de ligne à ce tournoi ATP.

En juillet, on est restés en Suisse, tout en faisant parfois des excursions, ici à Arosa pour voir les ours.

Ainsi qu’à Meiringen pour voir l’Aareschlucht.

Et à Neuchâtel

L’été était très beau. On est allés souvent au lac de Hallwil ou à l’étang d’Hedingen.

En septembre, sortie au Weissenstein, où nous avons vu par hasard des parapentistes.

Excursion en septembre au Seelisberg pour voir la descente des vaches des alpages pour l’hiver.

En octobre, très belles vacances à La Rochelle et au Puy du Fou. Voilà la vue depuis notre AirBnB.

En octobre, ma soeur nous a rendu visite et nous sommes allés au Piz Gloria / Schilthorn, où un film de James Bond a été tourné.

L’année s’est terminée en beauté. On est allés à un spectacle de cirque en alternance avec un diner le 23 décembre au soir. Et le 24 décembre, on est allés aux thermes de Baden. Pas de vacances à l’hôtel à Vals cette année. On ne voulait pas laisser le chat tout seul parce qu’on pense que les voisins ne s’en occupent pas vraiment durant notre absence.

Et le tennis, le forum, le piano dans tout ça…? Peu de photos, mais une motivation intacte!

Mon budget de tennis pour 2023 a été …. indécent. Mais je vois ce que ça m’apporte : des contacts, une structure de mes journées, une bonne santé physique et intellectuelle, etc…

J’ai commencé à regarder des vidéos YouTube le matin au réveil, étant donné que mon ami Christian m’en parlait souvent. Je me suis permis de souscrire des cours en ligne chez ces YouTubeurs, en plus des cours de mes profs de tennis en Suisse, dont voici la petite liste des prix… Ma femme n’était pas ravie. Elle craint que ces cours en ligne soient de l’arnaque. Mon expérience est très différente. J’en suis très content!

J’ai gagné trois matches au tournoi du club de Bremgarten en août. Certes le tirage au sort m’a aidé, mais ces matches ont montré que j’avais les dispositions physiques et mentales requises pour jouer en compétition. La technique, on y travaille régulièrement. Pour l’instant, le bilan des tournois d’hiver n’est pas bon. Que des défaites, mais c’est un processus d’apprentissage assez long. Mon objectif est de devenir R7 au classement suisse. Le problème? Les autres participants jouent tous à un niveau légèrement supérieur. Bon, on ne se décourage pas!

Le forum marche bien. La fréquentation est stable. Certains membres se désinscrivent, mais reviennent plus tard. Un des membres, donc un ex-membre, est exclu définitivement en raison d’un comportement non adapté à un forum de discussion. Il est manipulateur, pervers, grossier, etc… Il revient sans cesse en se faisant passer innocemment pour un nouveau membre. Un forum de discussion est un bon outil de développement personnel, aussi bien qu’en tant que participant qu’en tant que modérateur/administrateur. Donc on continue!

Le piano continue son bonhomme de chemin. Actuellement, j’ai commencé une nouvelle pièce de Debussy, Clair de Lune. C’est mon premier morceau de niveau avancé. Ma prof de piano franco-israelienne me soutient bien dans le travail en profondeur à faire absolument pour y arriver. Et si je n’y arrive pas, c’est ok. Je ne me mets pas la pression.

Voilà voilà. L’année 2023 était excellente. Elle a dépassé mes espérances. Je souhaite en 2024 pouvoir continuer à explorer mes possibilités de m’améliorer au tennis en restant épargné par les blessures et autres problèmes de santé. J’espère que notre chatte vivra encore un moment en continuant de nous apporter autant de joie. J’espère aussi que ma femme va pouvoir gérer ses élèves difficiles un peu mieux. Je souhaite à mon fils d’être satisfait dans sa vie en général. Et à vous, chers lecteurs, bonne continuation!

Vacances

Vacances à La Rochelle

C’est parti pour notre deuxième semaine de vacances cette année, après Calvi en avril.

J’ai d’abord étudié la possibilité d’aller dans un Bed and Breakfast dans le Périgord. Une ancienne collègue de Colt Technology Services s’est reconvertie en hôte de la Ferme de Tayac. On s’est concertés avec ma femme pour se rendre compte que ce type de vacances pouvait vite nous ennuyer et virer à la frustration en cas de pluie.

Ce sera donc encore une fois des vacances dans une ville près de la mer. La Rochelle, on ne connaît pas. Sur le chemin du retour, on passera au Puy du Fou, étant donné que ma femme a vu un reportage sur le parc à la télé.

Bien qu’il soit possible d’aller à la Rochelle en une seule journée, nous faisons une halte à Paris. En avril 2022, nous avons séjourné à l’hôtel Off Seine, c’est un bateau situé directement sur la Seine. De très bons souvenirs !

Le TGV Bâle – Paris était évidemment plein ce dimanche de début de vacances scolaires. Essentiellement des Chinois et des étudiantes pour des stages de français intensif. Lors du trajet, je reçois un appel de l’hôtel. Suite à un dégât des eaux, notre chambre est indisponible. On nous propose de nous reloger dans un autre hôtel du groupe, dans une suite, à priori de valeur supérieure. C’est d’accord.

Le Seven hôtel se trouve dans le 5è. La chambre porte le doux nom de 7è chakra. Bel éclairage, des poufs au sol, une enceinte Marshall pour connecter le smartphone et écouter Massilia Sound System, un groupe découvert lors de nos vacances au Club Med à la Martinique.

Pour le repas du soir, nous décidons de chercher un bistrot parisien. Il fait encore 22 degrés à 19h ce 1er octobre. C’est donc sur la terrasse que nous nous installons. Ma femme a de la peine à déglutir depuis la période de la COVID. Difficile de déterminer la cause. C’est très gênant et ça l’empêche de se nourrir.

Après un petit déjeuner dans le salon-bibliothèque de l’hôtel, nous prenons le bus direction gare Montparnasse, de là TGV direct, terminus La Rochelle. C’est étonnant pour un lundi midi, mais là aussi, le TGV est plein !

Arrivés à La Rochelle, nous trouvons facilement l’appartement AirBnB. La vue sur le port est effectivement très belle ! Notre hôte nous a préparé une bouteille de rosé au frais. Parfait pour commencer le séjour. Un petit tour à pied pour s’approvisionner, un peu de repos et nous nous dirigeons vers un restaurant où j’ai craqué pour du thon mi-cuit.

Mardi matin, pas de pluie. Nous décidons de faire une excursion à l’Ile de Ré. Une copine de ma femme nous a recommandés d’y aller en bus. Ok ok… plus de deux heures depuis la gare routière de La Rochelle pour arriver au Phare des Baleines, à l’extrémité Ouest de l’Ile, soit une quarantaine de kilomètres.

Les maisons sur l’île sont assez identiques, à un seul étage, aux murs blancs et aux volets verts. Le bus circule principalement à l’intérieur des terres. La partie intéressante commence vers la fin du parcours, lorsque nous passons à travers les marais salants.

Le phare vaut le détour ! Magnifique vue sur l’océan, très fort vent. Deux Kitesurfers, quelques promeneurs dans la mer à marée basse.

Les deux jours suivants, nous visitons l’aquarium et le musée maritime, et nous cherchons la plage de La Rochelle.

L’aquarium abrite des méduses, des poissons de méditerranée et d’ailleurs, des requins de taille respectable.

La partie la plus intéressante du musée maritime est la visite d’un bateau d’analyses météorologiques des années 1970.

Le port de plaisance de La Rochelle est l’un des plus grands au monde. Des bateaux à perte de vue. La plage dite de la Concurrence se situe près de la vieille ville. Le sol ressemble plutôt à un marécage desséché et l’eau est boueuse. La baignade à La Rochelle n’est pas conseillée !

Le dernier jour à La Rochelle, nous sommes allés à Rochefort pour voir l’arsenal. C’est un bâtiment allongé de plus de 200 m de long où ont été tressées les cordes des bateaux de Louis XIV. Il fallait tirer les bateaux de guerre à bras d’homme de l’embouchure de la Charente à Rochefort. Le bâtiment a été construit sur un marais, avec des chênes pour le stabiliser.

Au retour de Rochefort, nous passons par Fouras pour voir la plage avec vue sur Fort Boyard. Très belle plage ici ! Nous ne voyons pas bien le fort, mais ça valait le court détour avec notre voiture de location. On s’est décidés à louer une voiture pour rallier le Puy du Fou, étant donné que la navette depuis Angers par exemple aurait pris trop de temps.

La plupart des spectacles au Puy du Fou sont « immersifs ». Nous choisissons le programme au petit bonheur la chance. Le premier spectacle est dénommé « Le bal des oiseaux ». C’est fascinant de voir et presque sentir survoler des faucons, hiboux et autres oiseaux de proie quelques centimètres au-dessus de nos têtes.

Le prochain spectacle se situe dans une arène romaine. Gaulois contre Romains. Défilé romain avec un cortège d’oies, batailles de gladiateurs, courses de chars.

Ensuite, un autre spectacle autour de Jeanne d’Arc, avec des cavaliers exécutant des prouesses sur leurs chevaux.

Le soir, spectacle exceptionnel « Les Noces du Feu ». Un piano et une violoncelliste sortent de l’eau. Spectacle son et lumière magique avec d’autres acteurs, des ballerines et des plongeurs.

Nous passons la nuit dans une grande tente romaine avant de repartir vers Angers, où nous prenons le TGV du retour.

La voiture de location est inspectée avec beaucoup de zèle sous toutes les coutures. Une rayure qui était sans doute déjà là sera identifiée et enregistrée. Le forfait assurance tous risques nous permet de rester zen.

Un dernier repas en France à Angers à la Brasserie de la Gare avec ris de veau et rognons et nous rentrons à la maison. Le chat ne nous accueille pas encore. Il est chez notre fils, nous le chercherons le soir.

Manger et boire·Vacances

Vacances à Calvi

Une nouvelle destination de vacances ! Enfin, pas si nouvelle que ça, puisqu’on était allés à l’Ile Rousse quand notre fils était petit, soit il y a presque … 30 ans. Mon « meilleur » souvenir de ce séjour est resté l’entrainement au desallage en catamaran… Il s’agissait de faire volontairement chavirer le catamaran, puis de se tenir à la corde de secours sous le catamaran, traîné par le vent et de rétablir la situation en remontant sur le catamaran…

C’est une influenceuse qui m’a attiré à Calvi : Lola Marandel, une joueuse de tennis professionnelle que je suis depuis mes débuts sur Instagram. Oui, il faut bien se concentrer pour lire « zilia » sur la bâche, le sponsor principal du tournoi de Calvi!

L’année dernière, Lola Marandel avait participé au Ladies Open de Calvi. Ça m’a donné envie de la voir jouer.

Le tournoi a eu lieu cette année juste après la période de nos vacances. Mais aucune raison de repousser !

Nos vacances ont commencé le dimanche de Pâques. À priori peu de trafic sur l’autoroute en direction du sud. Miracle, aucune attente au tunnel du Gothard ! Pause de midi à Canobbio, au bord du Lac Majeur, puis autoroute vers Savona où nous avons pris le ferry vers la Corse.

La traversée se passe sans problème au niveau technique. La cabine est très agréable. Ma femme se rétablit d’une grippe, mais commence à saigner d’une oreille. C’est inquiétant, le sang vient de l’intérieur. Le médecin du navire l’ausculte avec les moyens du bord et lui prescrit des antibiotiques en nous conseillant d’aller faire examiner ça à notre arrivée à Bastia. C’est le lundi de Pâques, donc nous allons aux urgences de l’hôpital, qui nous transfèrent à un cabinet médical. Verdict : tympan percé…! D’après mes recherches sur Chat GPT, mon nouveau hobby, une grippe peut déclencher ce type d’accident. Heureusement, c’est réversible avec le traitement approprié.

Arrivée à Calvi en début d’après-midi. L’appartement est très bien, la vue panoramique sur la baie de Calvi est même plus belle que sur les photos de l’Airbnb.

Je fais quelques courses avant d’aller à un concert de musique corse à la cathédrale St-Jean-Baptiste de Calvi. Repas rapide sur le balcon avec une soupe en brique, du pain évidemment sans gluten et du jambon persillé.

Le mardi matin commence par une promenade au bord de mer. La plage de Calvi est magnifique. Très peu de monde tôt le matin. C’est l’occasion de m’entraîner au chant, ma nouvelle passion. Je continue jusqu’au club de tennis, situé à un peu moins de 2 km. Le terrain est en ciment. On m’explique qu’en Balagne, avec le vent, il n’est pas question de construire des courts en terre battue. Effectivement, le vent est assez fort ce jour-là, environ 5 sur l’échelle de Beaufort, comme toute la semaine d’ailleurs.

Il serait même possible de prendre … le train pour aller au club de tennis. À condition de bien planifier… la desserte se fait par autorail toutes les 2-3 heures.

De retour à l’appartement, je m’occupe de ma femme. Des gouttes à mettre dans son oreille, des médicaments à vérifier. Nous cherchons un magasin pour acheter de quoi protéger son oreille. À Calvi, on trouve une demi-douzaine de magasins de chapeaux, mais ils ne sont pas adaptés à la situation ou insuffisamment jolis pour ma femme. Finalement, nous achetons un couvre-oreille dans… une pharmacie !

Calvi est une jolie petite ville bourgeoise. Ce n’est pas le tourisme de masse. Les magasins proposent des articles originaux. Ce n’est ni le centre-ville standardisé des grandes marques internationales, ni la succession d’échoppes de souvenirs reproduits à l’identique.

Les restaurants sont très agréables en début de saison. Pas la peine de se bousculer pour avoir une table avec une belle vue et/ou de l’ombre. Les prix sont raisonnables avec des plats originaux et très bien présentés à 25 euros.

Le jeudi matin, j’ai réussi à trouver un prof de tennis pour une heure d’entraînement au club de Calvi.

Avant de rentrer, nous faisons le plein de boîtes de pâté et autres produits corses, du miel et des confitures. Curieusement, on ne trouve pas de pâté en Suisse alémanique.

Le retour des vacances s’est fait via l’Ile Rousse et Saint-Florent, où nous avons mangé une dernière fois avant de prendre le ferry à Bastia pour Savona. La météo n’était pas bonne. Nous avons commencé à douter de pouvoir partir, mais ça s’est fait finalement après une heure de décalage.

Des courses ont été également faites en Italie, essentiellement des boîtes de sauce pour pâtes.

Nous reviendrons à Calvi en y restant plus longtemps !

Au retour de nos vacances, ma femme ira à l’hôpital pour un contrôle et se fera opérer, sa lésion au tympan ne s’étant pas refermée avec les gouttes et le traitement par médicaments.

Au retour, ma femme s’est fait examiner l’oreille. Le médecin de l’hôpital a décidé de l’opérer immédiatement.

Je suis allé lui apporter des affaires pour la nuit. Lorsque je suis rentré, notre chat est allé à mon encontre, remontant péniblement l’escalier de la cave dans un état catastrophique et s’effondrant avec des convulsions. Diagnostic : sans doute une attaque cérébrale. J’étais effondré, sachant la gravité et l’effet irréversible par deux cas d’hommes touchés dans mon entourage.

Le chat s’est entretemps bien rétabli. Etonnant ! La prochaine fois que nous partirons en vacances, notre fils s’occupera du chat.