Développement personnel·Rétrospective

L’année 2024 en rétrospective

Je commence en général à relire la rétrospective de l’année précédente. C’est amusant, notre chatte est encore dans la même position, à squatter le clavier, comme tous les matins d’ailleurs. Mais elle est encore là. C’est notre bonheur familial…!

Pas question de la chasser…! Je joue donc « Tomorrow » d’Europe au piano en attendant qu’elle bouge. Ah oui, c’est un nouveau piano électronique… Yamaha P-525 tout blanc. Pourquoi un nouveau piano électronique au bout d’un an et demi déjà…? Voilà qui m’amène à l’évènement essentiel de 2024… C’est l’achat d’un appartement à Calvi, en Corse ! Nous prévoyons d’y aller 3-4 fois par an et de le louer à des vacanciers environ 16 semaines par an. Voilà la vue depuis l’appartement d’à côté où nous avons déjà séjourné deux fois…!

L’idée mérite une explication… En août dernier, j’ai contacté un peu au hasard un ami du lycée devenu conseiller patrimonial pour voir ce qu’on pourrait optimiser pour nos prochains placements financiers. Il m’a recommandé de souscrire une assurance-vie française. Mais pour être éligible, il faut justifier d’un domicile en France à l’ouverture du contrat. Ça peut également être un document sur l’honneur confirmant mon intention de revenir habiter un jour en France.

L’intérêt de l’assurance-vie, c’est apparemment l’exonération d’impôts sur les revenus. C’est intéressant dans l’optique de décider de prendre le capital plutôt qu’une rente à ma retraite et de le placer.

Une lettre de déclaration de domicile sur l’honneur aurait suffi. J’ai trouvé ça tiré par les cheveux. Je me suis donc intéressé à acquérir un vrai pied à terre en France en guise de résidence secondaire. Etant donné qu’on était très contents de nos deux séjours en Corse en 2024 et 2023, malgré de petits ennuis de santé à ce moment-là, c’est devenu une sérieuse option.

Le hasard a fait qu’un appartement était disponible dans le même ensemble d’immeubles que notre villégiature. L’opportunité est rare sur Calvi. Un T2 assez grand pour y passer quelques semaines par an, soit environ 52 m2, avec balcon et vue sur la baie et les montagnes, très près du centre, de la plage et de la gare mais tranquille, suffisamment récent pour ne pas devoir faire de travaux. Eh bien, il n’y en avait qu’un…! Le nôtre…!!!

La procédure d’achat a été un peu aventureuse. Notre banque a brillé par son inefficacité, ce qui nous a mis dans l’embarras. C’est avec un crédit de consommation en Suisse que nous avons bouclé le financement.

En général, 2024 a été une très belle année. Le seul bémol, c’est le stress du travail de professeur de français de mon épouse, mais un arrêt se dessine mi-2025. Là voilà en mode potiche, de bonne humeur lors d’un court séjour à Ascona payé essentiellement par des points offerts par la participation à mes tournois de tennis.

Ah! Le tennis! L’année 2024 aura été marquée par mon retour à l’Interclub. J’ai pu réintégrer la bonne équipe du CIS Wase après … 12 ans d’absence. Les résultats des matches n’ont pas été à la hauteur de mes espérances, mais mes coéquipiers ont toujours été bienveillants!

Je me suis équipé d’un système SwingVision pour enregistrer les entraînements avec le support de l’IA. Ça fait prendre conscience de la réalité sur le terrain… Excellent outil, voir mon article sur le tennis en ligne en général.

Mon environnement de tennis est optimal. J’ai le meilleur entraîneur à Birrhard de toute ma carrière. Il prend en compte mes besoins particuliers, essaie de nouvelles choses. C’est aussi un coach, pas seulement quelqu’un qui m’envoie des centaines de balles faciles du milieu du court. On est passés au revers à deux mains en février.

Le programme de la semaine est excellent. Je commence par jouer à Brugg avec des joueurs assez vieux, mais assez en forme, toujours de bonne humeur et positifs,. la plupart du temps en double. Ensuite, entraînement à Birrhard avec l’équipe. Le mercredi avec le coach, le jeudi avec un partenaire de meilleur niveau et le vendredi un peu moins fort que moi.

Le chant s’est également bien développé. J’ai changé de coach de chant étant donné que je plafonnais. J’ai pu développer une meilleure aisance dans les sons aigus.

J’ai continué à prendre des cours de piano classique et de piano-chant. Voilà ce que ça donne.

Le forum de discussion pour schizophrènes continue à tourner et ça va de mieux en mieux.

Que dire d’autre pour 2024 ? Notre fils nous a annoncé être en couple avec une jeune femme de son âge. Elle est bien sous tous rapports, comme on dit en français. Le souci, c’est qu’elle a arrêté de travailler en Suisse et habite maintenant essentiellement à Innsbruck. L’essentiel, c’est qu’ils soient heureux !

Ça fait un peu court comme rétrospective… ?

Développement personnel·Tennis

Mon expérience des cours de tennis en ligne

Note à mes lecteurs : ceci est un brouillon pour l’enregistrement d’une vidéo destinée à être publiée sur le site de mon coach de tennis en ligne, Vincent Simone.

Je prends des cours de tennis depuis une vingtaine d’années avec des coachs en Suisse. Un de mes partenaires m’a parlé des vidéos YouTube de tennis qu’il regarde habituellement le matin. Il a le même âge que moi, début de la soixantaine. Il s’intéresse essentiellement à Boris Becker, John McEnroe.

Ces vidéos des années 80 lui plaisent énormément. Donc je me suis dit « give it a try ». J’ai donc commencé à visionner des vidéos de tennis tôt le matin en prenant mon petit déjeuner devant mon ordinateur. YouTube est sensible aux préférences des recherches. Rapidement, je suis tombé sur des canaux de plus en plus proches de mes intérêts, dont celui de Vincent Simone, Tennis Doctor.

Les cours de tennis en ligne en général

La qualité des vidéos de tennis en ligne est en général excellente. Les conseils sont avisés. Des milliers de clips sont disponibles gratuitement. Les coachs de tennis en ligne n’ont pas d’autre choix que de publier du contenu gratuit.

Les coachs de tennis proposent habituellement une souscription à une bibliothèque de cours par un montant forfaitaire unique. En 2024, on assiste à un changement de stratégie de leur part. L’offre se concentre sur un système de coaching individualisé, la bibliothèque de cours servant de support.

C’est sensé. Un utilisateur YouTube risque d’être frustré de découvrir qu’en cas d’achat d’une bibliothèque de cours, le contenu n’est pas beaucoup plus riche que sur le canal du coach en ligne.

Pourquoi prendre des cours en ligne en plus des cours avec un coach local

A priori, on peut se demander s’il n’y a pas un risque de conflit ou de contradiction dans les conseils et les méthodes.

Mon expérience est qu’un bon coach local montre au moins de l’intérêt pour le processus ainsi que pour l’opinion du coach en ligne.

Je ne suis pas non plus obligé de partager les conseils reçus du coach en ligne avec mon coach local. Je peux simplement commencer par essayer de les appliquer avec mes partenaires habituels. En général, on voit très vite si un conseil apporte quelque chose ou non.

J’ai l’impression que mes coachs locaux préparent plus sérieusement mes entraînements depuis que j’ai commencé le coaching de tennis en ligne. Un bon coach local considérera un autre bon coach en ligne comme une opportunité de s’améliorer davantage plutôt que comme une menace.

La qualité des cours des coachs locaux

Les critères de qualification pour devenir un coach de tennis en Suisse semblent être assez faciles.

La plupart des coachs locaux restent plantés au milieu du court et distribuent des balles en donnant les mêmes conseils assez basiques à tous leurs élèves.

Leur tarif est l’équivalent de minimum 135 dollars ou 125 euros de l’heure. Ça peut sembler cher, mais en déduisant le coût de la location du terrain, le salaire d’un coach est inférieur à la valeur médiane des salaires. De plus, faire ce métier jusqu’à 65 ans est très difficile. De même pour régulièrement remplir une semaine, ou pour être capable de travailler sur un court plusieurs heures de suite, voire une journée complète.

En 20 ans, j’ai eu une dizaine de coachs. L’un d’entre eux est invité régulièrement à des conférences internationales. Son titre ronflant est « Czech Professional Tennis Association Founder ». En 2010, il nous faisait jouer le revers à une main en open stance, prétendant que les meilleurs juniors utilisent cette technique. J’avais essayé. C’est du n’importe quoi… Idem pour le coup droit ainsi que pour le service et la volée, des conseils coûteux, mais focalisés sur des détails inutiles et contre-productifs. Un de mes partenaires réguliers considère que son mauvais coup droit vient de ce coach, n’ayant d’ailleurs qu’au total cinq cours standard dans son répertoire.

Un autre coach nous faisait préparer en coup droit la raquette haute, très haute et nous disait de faire un mouvement de frappe comme si on dessinait un oeuf (ou une lettre C). Mes balles sont devenues très hautes et très lentes.

Un autre coach considérait qu’il fallait orienter le manche de la raquette vers l’avant comme une torche. Ça n’a pas marché pour moi.

Actuellement, j’ai les meilleurs coachs locaux de toute ma carrière de tennis. Merci à eux !

Ce que j’apprécie chez Vincent Simone

C’est un jeune coach ayant l’ambition de révolutionner le monde du coaching de tennis en ligne. En français, on dirait qu’il a envie de secouer le cocotier. Il critique ouvertement les coachs locaux. Ce n’est pas très politiquement correct, mais ça a le mérite de réveiller les esprits.

Tout changement commence par une prise de conscience. Quand on prend des leçons de tennis, on respecte énormément son coach. On est presque en admiration devant lui.

Grâce aux vidéos YouTube et aux bibliothèques de cours en ligne, j’ai maintenant de très bonnes notions de l’entraînement au tennis. Ça m’a permis de dire à mes coachs qu’on ne devrait pas passer trop de temps à l’échauffement sur le petit terrain et d’avoir davantage de temps à disposition pour le reste de la séance.

Mis à part ses compétences pour le coaching de tennis en ligne, j’apprécie le sens de l’humour de Vincent.

Pourquoi avoir acheté son cours en ligne

À franchement parler, je me suis laissé guider par mon coeur et mon intuition.

Bien entendu, mon intérêt s’est développé après une première expérience positive de ses conseils. J’ai par hasard visionné une de ses vidéos où il expliquait comment il fallait tenir la raquette en position de préparation. Ça a tout de suite apporté une franche amélioration, alors que j’avais déjà essayé beaucoup de choses à ce sujet.

Ensuite, j’ai acheté son livre « The Tennis Bible ». La combinaison de son histoire personnelle et d’un résumé de conseils techniques m’a plu.

D’autre part, je considère qu’il faut rémunérer les YouTubeurs créant du contenu de qualité. Tout le monde ne peut pas se permettre d’investir dans des cours de tennis, ni avec des coachs locaux, ni en ligne. Ma contribution permet de continuer à créer du contenu et profite à ces nombreux joueurs anonymes.

Mon expérience de la collaboration avec Vincent

La collaboration a commencé par une séance de prise de contact par vidéo Zoom. Ça m’a permis de raconter mon histoire et de dire où j’en étais au sujet du tennis.

La prochaine étape a été de faire une analyse vidéo de mon service, mon point fort. Mon coach local m’a filmé sous différents angles. Vincent a créé une vidéo très analytique en soulignant avec un marqueur les aspects les plus importants.

La puissance de l’analyse vidéo m’a stupéfait, voir le prochain chapitre pour davantage de détails.

La collaboration me permet de poser toutes mes questions relatives au tennis et d’avoir une réponse en général en une journée. Mes deux dernières questions ont été de lui demander son avis pour changer mon revers à une main vers un revers à deux mains, ainsi que de savoir ce que je devais faire pour éviter de frapper les balles d’attaque dans le filet.

Les réponses de Vincent vont à l’essentiel. Maximum deux points à considérer en priorité. Ça évite de se disperser. Si c’est utile et possible, Vincent fait référence à sa biblithèque de cours ou à une de ses nombreuses vidéos sur YouTube.

Mon tennis s’est grandement amélioré durant les trois derniers mois. La qualité de l’entraînement est bien meilleure et les résultats aux tournois sont en progression.

La puissance de l’analyse vidéo

Cela mérite un chapitre en soi.

J’avais par le passé utilisé une caméra classique pour me filmer. Ça ne m’a finalement pas apporté grand-chose.

Les caméras des smartphones modernes ont une qualité incroyable. Le mode d’enregistrement en ralenti permet de voir chaque petit mouvement avec une précision impressionnante. Cette haute définition est essentielle pour utiliser tout le potentiel de l’analyse vidéo.

Les vidéos peuvent facilement être téléchargées sur ordinateur, partagées par Google Drive et visionnées image par image avec un lecteur VLC gratuit.

Le plus étonnant, c’est de constater que le mouvement enregistré par la caméra est différent du mouvement qu’on s’imagine faire.

L’analyse vidéo permet de prendre conscience de la réalité de notre tennis. Ça permet de voir si les choses évoluent et si oui, sur quels points.

Conclusion

Bien que le montant de la souscription soit assez élevé, je n’ai jamais regretté mon investissement.

Tous les conseils des coachs de tennis ne sont pas bons. Suivre de mauvais conseils donne de mauvais résultats. En outre, ça fait perdre du temps, de l’argent et de la concentration, puisque l’attention se porte sur un élément qui ne fonctionne pas.

Mes coups s’améliorent progressivement au niveau technique. Mon coup droit est devenu plus rapide, plus pénétrant et plus fiable. Je n’ouvre plus la main lors du mouvement de service et la raquette descend mieux derrière mon dos. J’ai été encouragé à commencer à jouer mon revers à deux mains. Mon jeu est beaucoup plus calme. Je m’énerve moins. Je ne suis plus frustré après un entraînement.

Les étoiles sont alignées. Je découvre et multiplie les sensations agréables au tennis.

J’espère que ça va rester comme ça quelques années !

Développement personnel·Tennis

Pourquoi je joue au tennis

J’écris cet article de blog à l’âge de bientôt 61 ans. J’ai commencé le tennis vers 35 ans. C’était à la base en remplacement du volleyball. Mon dos n’encaissait plus les sauts. Parfois, les douleurs duraient trois jours. Lorsque j’ai travaillé à Adtranz-Bombardier, il y avait des courts de tennis juste en face des bureaux. C’est là que j’ai frappé mes premières balles avec un collègue.

Lorsque j’ai pu à peu près jouer au tennis, je me suis inscrit au club de Bremgarten. D’abord le vendredi soir au « Happy Hour » comme ça s’appelait. On était parfois une vingtaine de joueuses et joueurs. C’était en double. Le tirage au sort du partenaire se faisait par cartes à jouer.

J’ai commencé à prendre des cours privés pour améliorer mon niveau. Mon premier prof était tchèque, Jiri Granat. C’était un ex-joueur de la Tchécoslovaquie, meilleur classement à l’ATP N° 68.

J’ai rapidement commencé à jouer des tournois. La première année, j’ai dû perdre presque 40 matches, contre 1 match gagné. Pour être honnête, cet adversaire avait un handicap, une sorte de trisomie.

Le tennis permet de vivre plus longtemps

À mon âge, le nombre d’années restantes en bonne santé à pouvoir jouer sans handicap est une question clé. D’après plusieurs études, le tennis est le sport qui prolonge le plus l’espérance de vie, soit jusque presque 10 ans de plus, en comparaison d’une année et demie pour un club de fitness.

Ayant survécu à pas mal d’évènements traumatisants, dont 9 graves psychoses, j’ai bien l’intention de profiter du temps qu’il me reste à vivre en bonne santé. Des connaissances et des amis sont morts entretemps. Je pense par exemple à Stefan Bächli, le gérant du centre de tennis d’Urdorf, mort d’une crise cardiaque à 51 ans lors de ses vacances aux Seychelles en décembre 2023. Je pense également à mon ami Patrice, atteint progressivement de multiple sclérose d’où une incapacité à l’âge de 56 ans de continuer à jouer. Je pense à Vojko, mon psychiatre pendant une vingtaine d’années, devenu un ami et un partenaire d’entraînement. Il a disparu après sa deuxième tentative de suicide en avril 2015. Ci-dessous une photo de nous deux en janvier 2015, quatre mois plus tôt.

La vie tient parfois à un fil. La balle est souvent retombée du bon côté du filet pour moi. Comme dans le film Match Point, voir mon article de blog à ce sujet. Un jour, ça s’arrêtera pour moi aussi. Je pense léguer une petite partie de ma fortune à PlusSport par exemple, pour soutenir le sport chez les handicapés en Suisse.

Le tennis est un jeu

C’est un sport, mais c’est surtout un jeu aux multiples facettes.

Je pense que le tennis permet non seulement de rester jeune, mais de répéter des comportements de jeunes enfants à l’âge adulte. Le fait de s’entraîner avec des partenaires oblige à continuellement convenir de dates et heures de rendez-vous. Ça me rappelle les moments où on organisait des rencontres entre enfants pour jouer.

Le tennis est un jeu. Même ceux qui ne souhaitent pas jouer pour des points se concentrent sur l’amélioration ou le maintien de leur niveau de jeu.

Le fait de compter les points motive à donner la meilleure performance possible, même à 80 ans. C’est ce que je vois lors de mes petits matchs en double à Schinznach Bad avec des joueurs ayant une moyenne d’âge de 75 ans.

Le tennis est social

C’est évident. Pour pouvoir jouer régulièrement avec un partenaire ou en double, il faut être capable de s’entendre un minimum avec les autres participants ou participantes.

Les discussions peuvent avoir lieu autour de thèmes sensibles, comme la politique, le réchauffement climatique ou comme durant la pandémie, la vaccination contre la COVID. Le fait d’avoir une passion commune permet d’aplanir les différences d’opinion et d’essayer de partager son point de vue ou ses connaissances. Un de mes amis/partenaires de tennis a par exemple retransmis un post Facebook expliquant que le CO2 est bon pour les arbres, donc pourquoi voir autant de problèmes autour de ce sujet? Une petite recherche Internet m’a permis de répondre à son post en soulignant que c’est le CO2 dans la stratosphère qui crée un effet de serre.

Ci-dessous une photo d’un week-end prolongé au Schluchsee, en Forêt-Noire, avec l’équipe de Bremgarten en 2012.

Un club de tennis, c’est un peu le panier à crabes… On se mordille mutuellement pour voir si on est encore en vie… On se raconte les petites et les grandes histoires !

Le tennis est une école de réparation et d’espoir

Certains aiment restaurer des voitures de collection ou s’occuper de bricoler à l’intérieur de leurs maisons. Le tennis, c’est à peu près pareil. C’est toujours en chantier pour quelque chose. Par exemple pour améliorer son coup droit, éviter de donner des points bêtement à l’adversaire, essayer une nouvelle raquette ou tester le dernier conseil reçu.

Le tennis me donne l’impression de pouvoir revenir en arrière dans le film et de pouvoir rejouer la scène en mieux. C’est aussi une école cultivant l’espoir. De janvier 2014 à fin 2016, j’étais incapable d’avoir la coordination pour toucher une balle. Mon excellent service avait disparu. J’arrivais à peine à jouer dans le petit terrain. J’avais renoncé à pouvoir rejouer correctement. Eh bien, l’espoir tenant à un fil m’a permis de revenir sur les courts.

Le tennis me donne l’impression de rattraper le temps perdu…

Le tennis est une recherche d’harmonie

Quand on regarde les pros, on est fascinés par la fluidité et l’efficacité de leurs gestes. Et encore… la perspective des retransmissions télévisées écrase la vue du court et donne une perception ralentie du jeu.

Le tennis permet de dépenser à l’américaine

Ça doit être similaire au sentiment des golfeurs. Le tennis et le golf sont des sports accessibles aux amateurs. Ce sont des sports assez coûteux si on y va franchement. Pour moi, dépenser beaucoup d’argent au tennis me fait du bien… C’est similaire aux sentiments des Américains lorsqu’ils se laissent aller au shopping…

En octobre 2017, ma femme et mon fils ont fait une demande de curatelle à la mairie de notre lieu d’habitation. La raison était des dépenses irréfléchies lors de ma dernière psychose en août 2017. Si la juge leur avait donné raison, je n’aurais sans doute pas pu recommencer à jouer au tennis. La réhabilitation technique et physique a été un processus très coûteux.

Donc là, j’ai l’accès au compte en banque et j’en profite dans les limites de nos revenus, plutôt larges. Le niveau de mes dépenses pour le tennis en 2023 est affolant, même scandaleux et provocateur pour des lecteurs potentiels, donc je préfère ne pas le mentionner. À noter que certaines dépenses comme les programmes de coaching en ligne sont à caractère unique.

Le tennis est une école de vie et de travail

J’avais plutôt du mal à vraiment accepter la hiérarchie au travail. Au tennis, la hiérarchie du classement est implacable. C’est sur le terrain et lors des matchs que ça se décide. Un niveau de jeu d’une catégorie au-dessus de son propre niveau est souvent inatteignable, même si on a l’illusion à l’entraînement d’y arriver presque. Et deux niveaux au-dessus, aucune chance de gagner le match. Des niveaux, il y en a plus d’une dizaine sur l’échelle de classement…

Le tennis comme le sport en général développe le goût de l’effort. Au tennis, on peut travailler de multiples facettes, ce qui représente une richesse et permet la diversité dans la recherche de l’effort. Certains voient la technique en priorité, d’autres le mental, d’autres la liberté de l’esprit.

Le tennis est une recherche d’excellence

C’est bien sûr un terme relatif. L’excellence absolue comme celle de Federer, Nadal, Djokovic est hors de portée. Mais de rechercher à utiliser son potentiel de manière optimale prend tout son sens.

Le tennis permet d’agrandir son territoire

La schizophrénie, c’est le contraire. C’est une réduction du périmètre de vie à son appartement, voire son lit dans sa chambre à coucher. J’ai vécu ça durant un bon moment… De 2014 à 2019, tout me semblait loin loin loin, inaccessible… D’aller au fitness était de plus en plus difficile. Je préparais parfois mes affaires en renonçant à y aller… alors que c’est seulement à quelques minutes de chez moi.

Le tennis me fait sortir de chez moi, prendre le train et le bus, où je côtoie du monde. Quand je vais à Schinznach Bad, les étudiants remplissent le bus pour aller à leurs cours. Ou dans le train vers Dietikon, je m’assieds à côté de ceux qui se rendent à leur travail le matin ou en reviennent le soir.

Habituellement, je bois un cappuccino avant l’entraînement ou autre chose après, selon la situation (bière à Urdorf, jus de pomme coupé à l’eau gazeuse à Schinznach Bad ou un petit verre de vin blanc).

Le tennis permet de maîtriser ses émotions

C’est évident lors des phases de jeu, mais ça aide également dans la vie courante.

Le tennis développe l’instinct de chasseur

Jouer des points, battre un adversaire, s’améliorer sont des objectifs sains. D’aller à un tournoi de tennis s’apparente à une chasse… On prépare son équipement et on se prépare mentalement pour se donner les meilleures chances de réussite. Développer cet instinct de chasseur est certainement bénéfique pour l’organisme. Ça doit réactiver le sentiment de survie des hommes préhistoriques.

Le tennis permet le saut dans l’inconnu

La progression semble toujours possible. C’est à portée de main, mais souvent on n’y arrive pas tout à fait. Cette perspective est fascinante. D’arriver à faire des choses nouvelles ou en amélioration est une très forte motivation à continuer à s’entraîner.

La fascination du conseil magique qui change tout

Le joueur de tennis, surtout si c’est un intellectuel, se laisse facilement convaincre d’un argument magique dont l’application résoudra tous ses problèmes. Un de mes partenaires pense que la clé d’un bon service, c’est d’avoir le coude en avant juste avant la frappe.

La récompense de faire simple au lieu de compliqué

Les images des pros sont trompeuses. On a par exemple l’impression qu’ils préparent leur raquette très haut en coup droit et brossent la balle de bas en haut. En réalité, leur raquette traverse la balle avec une trajectoire presque horizontale, le corps se soulevant lors de la frappe.

Le tennis, ça occupe

Organiser les rendez-vous, s’occuper des réservations, remplir mon agenda, oui, ça m’occupe!

Je suis souvent parti cinq ou six bonnes heures de chez moi … C’est un remède contre l’ennui.

Développement personnel·Musique et show·Rétrospective·Vacances

L’année 2023 en rétrospective

Je commence à écrire cette rétrospective au petit matin en me battant contre notre chatte. Elle ronronne doucement sur le bureau et souhaite se coucher sur le clavier. Hé oui, c’est notre nouvelle routine du matin. Je me réveille tôt, en général environ vers 4h, sans pouvoir me rendormir. Je prends mon petit déjeuner (thé noir et müesli maison aux fruits, pomme et poire) en regardant des vidéos de tennis sur YouTube. Pas de panique, je me couche parfois tôt et je dors une bonne heure après le repas de midi. Ce n’est pas conseillé, mais ça fonctionne dans mon cas sans inconvénients de digestion ou autres remontées de l’estomac.

Le tennis va plutôt bien, on y reviendra plus tard dans cette rétrospective. La chose la plus essentielle en 2023 est peut-être l’achat …. d’un nouveau lit! Etant donné ma taille, 1m96, j’avais parfois des torticolis au réveil dûs à mon avis à la longueur de mon lit précédent, soit 2m00. Mon cou ne reposait pas correctement sur l’oreiller. J’ai dû faire des séances de kiné pour me rétablir. Ça m’a convaincu d’investir – enfin – dans un plus grand lit. Ce n’était pas possible dans notre appartement précédent, mais maintenant, aucun souci. Allons-y donc pour un lit de 2m20 de longueur et 1m80 de largeur (au lieu de 1m60 actuellement).

J’ai acheté un lit chez Sponda. Le modèle Lain, en cerisier, assorti à notre plancher en poirier. Les matelas Match 22 et les sommiers ont été achetés chez philrouge. On peut aller à leur siège social/usine pour se coucher sur un système de réglage électrique du sommier permettant d’optimiser la disposition des lattes de soutien.

Autre achat en 2023, une nouvelle … casserolle! Curieusement, il est difficile de trouver des casserolles de 26 cm de diamètre. J’ai trouvé une marque danoise par recherche Google : Scanpan. À part ça, je me suis équipé d’un piano électronique Casio de couleur jaune moutarde. Ça me permet de m’exercer quand Isabelle dort ou tôt le matin et éventuellement tard le soir. Sur la lancée de ces menus achats, j’ai encore fait l’acquisition d’une enceinte B&O A9 édition limitée route de la soie, assortie à mon fauteuil en cuir bordeaux. Ma femme n’a pas encore digéré ce dernier achat, fait de manière impulsive durant ses courtes vacances en février dernier…

Revenons à l’année 2023 de manière plus chronologique. Elle a débuté le 1er janvier par une promenade le long de la Limmat à Dietikon. J’ai pris l’habitude de faire mes exercices de chant en pleine nature, plus particulièrement le long de rivières. La lumière est fascinante à cette période de l’année!

Merci au passage à mon fils…! Eh oui, il m’avait légèrement bousculé l’année dernière en mettant son manteau, ce qui m’avait forcé à remplacer mon smartphone par un Google Pixel Pro 6, ce qui me motive à continuer de faire de très belles photos!

Chanter en explorant ses limites me rend heureux! Comme on dit en allemand : Der Weg ist das Ziel. C’est le processus d’apprentissage qui est le plus intéressant, pas forcément d’atteindre un objectif donné.

Voici une autre photo prise un peu plus tard à Zufikon.

Fin février, nous avons eu la visite de nos amis Alain et Nathalie. Le moment le plus fort était la traversée des Alpes suisses en train panoramique, le Glacier Express, de Chur à Zermatt et retour en train « normal ». Au total, environ 11h de train sur la journée.

Nous voici le jour avant le départ au restaurant de notre ami Thomas, entretemps parti à la retraite et maintenant membre de notre chorale mixte grâce à ma prise de contact.

En mars, j’ai pris en charge la fonction de trésorier de la chorale mixte. La personne en charge jusqu’à présent a donné sa démission et a décidé de ne plus venir aux répétitions pour pouvoir passer plus de temps avec son compagnon.

Mais… j’ai la chance d’avoir une assistante!

Mi-mars, nous sommes allés en excursion à Locarno pour admirer les fleurs. Alors qu’il neigeait au Nord du Gothard, le thermomètre avoisinait les 20 degrés au Tessin. J’ai été rendu attentif à cette possibilité d’excursion par un post sur un groupe Facebook.

Début avril, nous partons vers la Corse, à Calvi. C’est une influenceuse joueuse pro de tennis, Lola Marandel, qui m’a incité à partir vers cette destination, voir Vacances à Calvi. De superbes vacances, malheureusement moins agréables pour ma femme suite à son problème de tympan percé et un retour choquant en raison d’une sorte d’attaque cérébrale de notre chatte, voir le lien plus haut vers l’article de blog pour les détails.

Le 21 avril a été mon anniversaire des 60 ans. À priori, je n’avais aucune intention d’organiser une fête. C’est en discutant avec mes amis que j’ai eu l’idée de faire une réunion Zoom autour du thème du chant. Mon prof de chant, Martin Selle, a accepté de préparer et de conduire la réunion avec moi. J’ai eu la chance d’avoir le support d’une participante bilingue. Ceci a permis de donner les explications en français (par elle) et en allemand (par moi-même).

Un site Web a été créé pour l’occasion. Une bonne vingtaine de participants étaient là. C’était bien réussi!

Quelques photos de ma jeunesse ont été récupérées chez ma mère pour la présentation. On a pu voir que ma passion pour la musique ne datait pas d’hier…!

En mai, week-end en famille à Freiburg in Breisgau, environ 60 km au Nord de Bâle pour un concert pop+classique d’Alphaville. C’était à l’initiative de notre fils. Moment très agréable, surtout comparé au concert hyper-bruyant de The Cure l’année dernière.

En juin, sortie à Zurich pour voir notre fils jouer dans sa troupe de théatre. On est fiers de lui!

Mi-juillet, excursion d’une journée à Gstaad pour voir le tournoi, ainsi que mon ami Roberto en plein action comme arbitre de ligne à ce tournoi ATP.

En juillet, on est restés en Suisse, tout en faisant parfois des excursions, ici à Arosa pour voir les ours.

Ainsi qu’à Meiringen pour voir l’Aareschlucht.

Et à Neuchâtel

L’été était très beau. On est allés souvent au lac de Hallwil ou à l’étang d’Hedingen.

En septembre, sortie au Weissenstein, où nous avons vu par hasard des parapentistes.

Excursion en septembre au Seelisberg pour voir la descente des vaches des alpages pour l’hiver.

En octobre, très belles vacances à La Rochelle et au Puy du Fou. Voilà la vue depuis notre AirBnB.

En octobre, ma soeur nous a rendu visite et nous sommes allés au Piz Gloria / Schilthorn, où un film de James Bond a été tourné.

L’année s’est terminée en beauté. On est allés à un spectacle de cirque en alternance avec un diner le 23 décembre au soir. Et le 24 décembre, on est allés aux thermes de Baden. Pas de vacances à l’hôtel à Vals cette année. On ne voulait pas laisser le chat tout seul parce qu’on pense que les voisins ne s’en occupent pas vraiment durant notre absence.

Et le tennis, le forum, le piano dans tout ça…? Peu de photos, mais une motivation intacte!

Mon budget de tennis pour 2023 a été …. indécent. Mais je vois ce que ça m’apporte : des contacts, une structure de mes journées, une bonne santé physique et intellectuelle, etc…

J’ai commencé à regarder des vidéos YouTube le matin au réveil, étant donné que mon ami Christian m’en parlait souvent. Je me suis permis de souscrire des cours en ligne chez ces YouTubeurs, en plus des cours de mes profs de tennis en Suisse, dont voici la petite liste des prix… Ma femme n’était pas ravie. Elle craint que ces cours en ligne soient de l’arnaque. Mon expérience est très différente. J’en suis très content!

J’ai gagné trois matches au tournoi du club de Bremgarten en août. Certes le tirage au sort m’a aidé, mais ces matches ont montré que j’avais les dispositions physiques et mentales requises pour jouer en compétition. La technique, on y travaille régulièrement. Pour l’instant, le bilan des tournois d’hiver n’est pas bon. Que des défaites, mais c’est un processus d’apprentissage assez long. Mon objectif est de devenir R7 au classement suisse. Le problème? Les autres participants jouent tous à un niveau légèrement supérieur. Bon, on ne se décourage pas!

Le forum marche bien. La fréquentation est stable. Certains membres se désinscrivent, mais reviennent plus tard. Un des membres, donc un ex-membre, est exclu définitivement en raison d’un comportement non adapté à un forum de discussion. Il est manipulateur, pervers, grossier, etc… Il revient sans cesse en se faisant passer innocemment pour un nouveau membre. Un forum de discussion est un bon outil de développement personnel, aussi bien qu’en tant que participant qu’en tant que modérateur/administrateur. Donc on continue!

Le piano continue son bonhomme de chemin. Actuellement, j’ai commencé une nouvelle pièce de Debussy, Clair de Lune. C’est mon premier morceau de niveau avancé. Ma prof de piano franco-israelienne me soutient bien dans le travail en profondeur à faire absolument pour y arriver. Et si je n’y arrive pas, c’est ok. Je ne me mets pas la pression.

Voilà voilà. L’année 2023 était excellente. Elle a dépassé mes espérances. Je souhaite en 2024 pouvoir continuer à explorer mes possibilités de m’améliorer au tennis en restant épargné par les blessures et autres problèmes de santé. J’espère que notre chatte vivra encore un moment en continuant de nous apporter autant de joie. J’espère aussi que ma femme va pouvoir gérer ses élèves difficiles un peu mieux. Je souhaite à mon fils d’être satisfait dans sa vie en général. Et à vous, chers lecteurs, bonne continuation!

Développement personnel·Musique et show·Rétrospective·Tennis

L’année 2022 en rétrospective

En relisant L’année 2021 en rétrospective , je constate que j’ai déjà mis la barre bien haute en 2021 !

Eh bien force est de constater qu’en 2022, ça a continué dans la bonne direction…!

Le coaching reste un élément essentiel dans ma vie. J’ai entretemps arrêté les séances de coaching de développement personnel, n’en ayant plus besoin. Le coaching tennis continue de plus belle avec Petar, mon nouvel entraîneur à la TAD et Jarda comme précédemment. Le piano et le piano-chant deviennent une passion atteignant le niveau du tennis, ce qui n’est pas peu dire !

Ce qui est nouveau en 2022, c’est le coaching spécifique pour le chant. En mai, on a commencé « The Show must go on » de Queen en piano-chant (accompagnement piano en chantant) avec ma coach franco-suisse. Là, grosse révélation, je me suis rendu compte que Freddy Mercury avait une tessiture assez haute… En juin, j’arrivais péniblement à chanter (ok, le verbe correct est plutôt « sortir »…) le si aigu de « Show » parfois le matin, mais pas le soir. Je « chantais » les phrases « does anybody » etc.… en alternant voix de poitrine et voix de tête. Ma femme n’aimait pas, mais avec le recul, je dois avouer que c’était assez affreux…

Le découragement n’est pas le genre de la maison. J’ai donc recherché en allemand sur Google comment chanter plus haut. Je suis tombé sur les vidéos de Martin Selle, un Munichois. Certaines de ses vidéos ont 200’000 vues. Je me suis inscrit à un cours d’essai (payant, mais à tarif réduit), curieux de voir s’il allait venir en personne. Cool, c’était bien lui ! J’avais un peu le trac qu’il me dise à la fin que mon niveau était insuffisant pour ce genre de cours. La seule condition, c’est apparemment d’être motivé et là, pas de souci !

J’ai donc commencé à faire des exercices de chant. Avec mon nouveau smartphone Google Pixel Pro 6, acheté grâce à mon fils (il m’avait légèrement bousculé au printemps en mettant son manteau, ce qui a entraîné la mort subite du précédent), j’ai commencé à enregistrer les séances de coaching pour les passer en revue tout en marchant dans la forêt, dans le quartier, le long de la rivière ou au lac, parfois devant des vaches… J’étais fasciné par cette impression de liberté. Mes nouveaux écouteurs Bluetooth de Bose sports fonctionnent à merveille. Il suffit d’emporter cette petite boîte bleue en plus du smartphone et c’est parti !

Le chant est passé d’une occupation à une passion. Pourtant, ça faisait déjà 7 ans que j’étais membre assidu de ma chorale à Rudolfstetten. Mais je ne m’étais jusque-là jamais posé la question de la technique de chant, ignorant même la notion de voix de tête par exemple. On n’est plus que 2 ténors hommes (+ une femme à la voix devenue plus grave, mais affaiblie), puisque notre 3è ténor avait malheureusement eu un sérieux accident en tombant d’une échelle voici deux ans. Pour compenser, la présidente de la chorale m’avait demandé lors de la dernière excursion de la chorale en août 2021 si je pouvais chanter plus fort… Elle m’a dit que j’ai une belle voix, mais pas assez sonore.

Au bout de quelques semaines, donc assez rapidement, mon volume sonore a augmenté grâce aux séances de coaching. Les femmes du registre alto à ma gauche ont été étonnées ! Il y a trois ans, j’entendais mon voisin chanter plus fort que moi. J’étais peu sûr de moi pour entonner correctement. Maintenant, c’est le contraire 🙂 À souligner qu’il a malheureusement eu une attaque cérébrale cet été dont il ne s’est sans doute pas complètement remis.

Ma chorale vieillit et aucune relève en vue. C’est une perspective un peu déprimante… En faisant régulièrement des exercices, je pense parfois atteindre le niveau pour devenir le chanteur d’un groupe de musique amateur. Bon, c’est juste une idée, pas de pression… Je découvre un nouveau monde grâce à Internet en utilisant l’application Smule par exemple. Ça permet de faire des solos ou des duos accompagnés de musique. Encore une bonne chose découverte en 2022 ! Et voilà le résultat en septembre : https://www.smule.com/recording/emmanuel-moire-sois-tranquille/2321849636_4470886921?channel=Copy-Link

Bien sûr, on peut toujours faire mieux ! Et fin 2022, ça a encore bien progressé !

Chanter me donne ce sentiment de « Party ohne Ende », c’est à dire de fête sans fin. Je suis mieux connecté à moi-même. Je redécouvre les émotions de la musique, étouffées durant plusieurs années par les neuroleptiques. Je prends de nouveau du plaisir à écouter de la musique en route dans le train par exemple. Je chante même en guise de préparation mentale avant les tournois de tennis !

Et voilà mon nouveau sac à dos avec mes loisirs préférés, fait et peint à la main en Alsace.

Bon, le tennis passe visiblement en deuxième place en 2022… c’est pas mal, dans la mesure où entre 2014 et 2016, je croyais que c’était définitivement mort ! Mes objectifs pour 2021 ont été partiellement atteints. J’ai participé régulièrement à des tournois, en gagnant un match de façon régulière au bout d’un combat de deux heures (adversaire niveau bon R8) et un match WO par abandon d’un joueur s’étant blessé en voulant sauver une bonne balle d’attaque de ma part. Plus quelques autres résultats honorables genre 3:6 5:7 contre des joueurs classés R7.

J’ai fait exactement un entraînement avec mon ancienne équipe du TC Bremgarten, en remplaçant un joueur ayant mal au dos ce jour-là. Petite anecdote marrante… le joueur un peu handicapé est venu en spectateur en fin du match d’entraînement alors que je jouais en double contre son frère jumeau. Il a claironné « faute de pied » sur un de mes services au jeu décisif final. Cela ne se fait pas à notre niveau, où les fautes de pied sont plutôt la norme… Pas fair-play. J’avais encore un service sur le partenaire du jumeau. Ace… et question lancée au spectateur : « et là, il y avait aussi faute de pied ? »… Trois balles plus tard j’ai conclu sur un bon smash en guise de balle de match. Soirée réussie, mais niveau encore insuffisant au goût du capitaine.

Qu’à cela ne tienne, je fais de nouveau partie du club de tennis de Bremgarten. J’ai pu m’entraîner régulièrement le mercredi midi avec Beat, de niveau bon R7, voire R6. Beat est ce qu’on appelle un « Querdenker », sceptique mais bon vivant. J’ai aussi participé au tournoi annuel du club en août. Perdu quatre matches en une semaine, mais content d’être capable de montrer que je pouvais de nouveau me battre sur un terrain. En fin de saison, j’ai également commencé parfois à m’entraîner avec Ernest, un autre membre du club du même niveau que Beat.

L’entraînement à la TAD continue de plus belle avec Petar, un coach âgé de 23 ans d’origine serbe et italienne. Ces derniers mois, je sens que ça va décoller… en 2023. La grosse découverte en 2022, c’est comment accélérer la balle. D’abord une toute première fois, waow…, puis en répétant et en systématisant. La première fois qu’on réussit à frapper beaucoup plus vite sans effort, c’est surtout l’étonnement qu’une chose pareille soit possible. Mon style de frappe était plutôt de pousser la balle, certes avec un important mouvement du corps, mais complètement inefficace. Au moment où j’écris, pas encore de performances lors des tournois de la saison d’hiver, mais les adversaires étaient parfois beaucoup trop forts (ex-R4 par exemple). Comme je le disais plus haut, le découragement n’est pas le genre de la maison !

Oui, le tennis coûte une blinde, surtout la TAD qui a même augmenté le prix des cours au cours de l’année. Mais on ne vit qu’une fois, ça me fait du bien et je peux financièrement me le permettre. Ma femme n’a pas d’autre choix que de l’accepter… Ce n’est pas faux d’affirmer que le tennis de compétition peut s’arrêter brutalement suite à une blessure par exemple. À mon âge, ce risque est à prendre en compte.

En cas d’accident au tennis, le piano, le piano-chant, le chant et le forum me permettraient de supporter la situation.

Le forum a été animé, mais on est arrivés au bout de l’année sans perdre plus de membres que sur les doigts d’une main. Je me suis fait traiter de dictateur, de petit despote décidant de tout lui-même en faisant semblant de consulter les membres. Ma femme pense qu’il y a un fond de vérité. Mais la contestation fait partie de la vie politique moderne… Je l’accepte et j’essaie à chaque incident de voir quelle leçon je peux en tirer. Certains membres n’arrivent pas à oublier les vieilles rancœurs. C’est assez usant, mais je sais qu’ils s’useront plus vite que moi…

Le site Web a été complètement refait à l’identique. En septembre 2021, j’avais commis l’erreur d’engager un Indien trouvé sur Upwork pour améliorer le référencement. Il a créé des liens vers le forum depuis des sites d’annuaires professionnels sans aucun rapport avec un forum schizophrénie. Un consultant trouvé sur Superprof m’a conseillé de reconstruire le site pour indirectement éliminer ces backlinks. Les statistiques de fréquentation du blog montraient clairement que Google nous a sanctionnés. Donc il fallait agir.

Ma femme estime que je vis dans la performance, sautant d’un loisir à un autre pendant qu’elle travaille dur comme professeur de français à mi-temps à l’école primaire. Ok, elle n’a pas complètement tort. C’est vrai que je recherche la performance maximale dans mes loisirs. C’est une seconde nature. Quoique maintenant, j’ai compris que pour atteindre la meilleure performance possible, mieux vaut être relâché. C’est donc une saine recherche de la performance comparée aux efforts passés crispés d’autrefois empreints de frustration.

Tout le monde vit dans la performance, non ? Par exemple une femme au foyer prend plaisir à réussir un bon gâteau. Il y a une phase de préparation, un léger stress lié à l’incertitude de ce que ça va donner et la satisfaction du résultat à partager avec d’autres personnes.

À part ça la famille va bien, le chat vieillit bien et mes amis me soutiennent dans mes projets. Les élèves de ma femme sont de plus en plus difficiles. Il suffit d’un ou deux dans une classe pour pourrir l’ambiance. Je la console en lui rappelant que dans son travail de professeur de français au primaire, elle n’est pas exposée au risque de licenciement pour restructuration comme dans les entreprises privées.

Ma femme a fait une belle fête pour ses 60 ans, contente d’avoir surmonté deux fois le cancer dans sa vie.

Ma mère ne décolère pas à mon sujet. Elle estime que mon comportement suite à l’affaire du blog a été impardonnable. Je lui ai envoyé un bouquet de fleurs pour son anniversaire des 89 ans en juillet avec une carte assez neutre où j’ai écrit que j’espérais qu’elle n’était plus aussi fâchée. C’était à la fois pour la féliciter, pour faire une tentative de renouer le contact, mais aussi pour me libérer de son emprise. C’était une façon de dire que je ne la crains plus et que j’en suis détaché. Mon fils lui a rendu visite en novembre. Elle a passé beaucoup de temps à vociférer à mon égard et curieusement à se plaindre de mon neveu-fayot à l’origine du tremblement de terre du blog en 2020. Alors qu’il venait tous les samedis après-midi chez sa grand-mère, c’est pratiquement terminé. Il a semble-t-il de nouveaux copains qui lui ont mis ça dans la tête.

Mon fils a changé de travail en se dirigeant vers une start-up utilisant l’intelligence artificielle pour le contrôle des frais.

Pour ce qui me concerne, le travail devient un lointain souvenir… J’aide régulièrement ma femme pour son travail, mais je me considère maintenant comme un préretraité. Encore 5 ans jusqu’à la retraite officielle. Je pense plusieurs fois chaque jour que j’ai la chance de pouvoir vivre de façon anticipée et en bonne santé cette vie de loisirs sans avoir d’inconvénients liés aux médicaments à faible dose. À mon âge, le bonheur est semble-t-il maximal, voir Devenir heureux en vieillissant

Cette année, j’ai vidé la cave en remplissant 17 sacs poubelle de 35 litres et chargé une fois la voiture pour la déchetterie. Mis à part une trousse de toilette artisanale d’une copine de ma femme jetée dans le feu de l’action, rien à regretter. Mes dossiers de candidatures sont passés à la trappe en quelques minutes. Plus besoin d’envoyer des lettres de candidatures, de se faire du souci pour les certificats de travail (en Suisse, c’est le principe du livret ouvrier, même pour les cadres). Plus de stress de se rendre au bureau en se demandant qui sera le prochain sur la liste des licenciements (mon quotidien chez Colt).

On a aussi passé de bonnes vacances cette année, Vacances à Paris sur mer , Vacances à Casalzuigno et Vacances à Budapest ainsi qu’à Vals.

Mon rétablissement depuis 2014 est à mon avis un petit miracle ou le fruit d’efforts bien ciblés. Question de point de vue.

Pourvu que ça dure encore un peu !

Blog·Développement personnel·Schizophrénie

Mon HP a fêté ses 150 ans

L’HP, c’est l’hôpital psychiatrique pour les lecteurs non initiés… Hier, « mon » HP favori (comme si on pouvait choisir son HP lorsqu’on est interné de force…) a fêté ses 150 ans d’existence. Le programme était alléchant: des stands, des visites guidées, des jeux et une grande roue. Tout ou presque était gratuit.

L’HP se situe sur le site de Königsfelden , une très belle église où ont maintenant lieu des spectacles, comme celui auquel j’avais assisté la semaine précédente, Gib mir die Hand. J’ai calculé avoir passé pas loin de 9 mois au total dans cet hôpital, l’équivalent d’une grossesse, quoi…

Mon état d’esprit hier, c’était de venir pour fêter, oui de fêter mon rétablissement presque miraculeux, d’apprécier de revenir en touriste en cet endroit chargé en émotions négatives, de me fondre dans la masse des visiteurs la plupart complètement déconnectés de cet univers psychiatrique.

La fête a déjà commencé lors du voyage en train. Certains endroits du trajet Dietikon – Brugg sont magnifiques, en particulier le Wasserschloss, le château d’eau de la suisse, où la Reuss (qui passe auparavant par mon village), l’Aare et la Limmat se rejoignent. Magnifique, oui, mais chargés en émotions. Pendant une à deux années, je souhaitais me suicider de désespoir à cet endroit en posant ma tête sur le rail. Techniquement parlant, c’est plus difficile qu’on croit, mais j’avais étudié ça en détail. Mais bon, revenons à la fête…

Les Suisses savent très bien organiser des fêtes. L’attraction principale était … un jeu de piste. Voici le plan du site. Il fallait trouver un mot composé de plusieurs lettres et syllabes dont la solution se trouvait sur les différents stands. La solution était Zeitreise, voyage dans le temps.

J’ai commencé par déjeuner au restaurant de l’HP. Comme patient, j’étais confiné dans les bâtiments où le repas est préparé par les services centraux de restauration. Repas au bar à salades, crevettes sauce cocktail comprises.

On voit d’ailleurs l’église depuis le restaurant.

Une fois le repas terminé, je me dirige vers la grande roue, assez imposante sur le site!

C’est la première fois de ma vie que je suis monté sur une grande roue. Quand on a été longtemps suicidaire, l’élévation fait remonter des angoisses de passer à l’acte de façon impulsive, d’autant que les cabines de cette grande roue n’étaient pas sécurisées. Je me détends en prenant le site en photo et en faisant quelques grimaces prises en selfie.

On voit bien le labyrinthe où avait traditionnellement lieu la fête du solstice d’hiver, ainsi que les jardins.

Prochaine étape, visite guidée d’une station, en l’occurence une nouvelle station réservées aux troubles des personnes de plus de 65 ans, dénommée Sophia, la sagesse, la qualité unanimement reconnue lorsqu’on vieillit. En fait, c’est une station réservée aux assurés des caisses maladie ayant un contrat semi-privé ou privé. J’ai un contrat de division commune. Etant donné mon diagnostic de schizophrénie, la caisse refuse catégoriquement un changement de contrat. Par contre, je pourrais aller dans une station semi-privée ou privée en payant le supplément de ma poche.

J’ai profité de cette visite pour parler avec la responsable du salon de fitness, histoire de voir si mon programme d’entraînement de musculation est bien adapté, ainsi que d’anticiper l’évolution des prochaines années.

Ensuite, je me concentre sur le jeu de piste. J’en profite pour poser quelques questions sur les stands. Par exemple pourquoi les Français et les Suisses romands ont des pair-aidants dans les HP, alors qu’en Suisse alémanique, ce rôle est complètement occulté. Personne ne le sait!!! La seule réponse, c’est qu’en Suisse, le fédéralisme permet ce genre de différences.

Jeu de dés au stand des ressources humaines, où j’égalise le record du jour et je gagne un bon d’achat de 5 francs. Le personnel est partout tellement aimable qu’on aurait envie de passer du temps à l’HP juste pour le plaisir!

Je me dirige vers le point de rendez-vous pour la prochaine visite, celle de la station de prise en charge d’urgence. En attendant, je discute avec une psychologue connaissant la pathologie de schizophrénie. Le sujet qui m’intéresse, c’est de savoir ce qu’elle pense de cet article écrit récemment sur le site Web de la Roue.

C’est une allemande, donc le français est un no-go, mais évidemment, elle maîtrise l’anglais, ce qui est utile, puisque la traduction automatique de l’article en allemand est curieusement un fiasco. Très attentive, elle juge l’article très bien, structuré et pragmatique.

J’en profite pour lui demander son avis sur notre forum d’entraide pour schizophrènes en général, plus particulièrement sur le fait que certains croient que c’est un frein à leur intégration irl dans la vie réelle. Comme moi, elle pense que l’un n’empêche pas l’autre, du moment qu’on ne passe pas tout son temps sur le forum.

Pendant la visite de la station de prise en charge d’urgence, j’en profite pour parler avec le psychiatre. Ce qui me préoccupe, c’est le niveau d’aripiprazole dans mon sang, voir dans Google « aripiprazole blood levels ». Mon niveau est de l’ordre de grandeur de 30 ng/ml, alors que le laboratoire indique 110 à 250 ng/ml comme le niveau normal, c’est même 150 à 500 ng/ml pour le laboratoire suisse.

Je crains qu’en cas d’accident, la police me fasse une prise de sang et interprète le niveau dans le sang comme un signe que je ne prends plus mon médicament, l’Abilify.

Le psychiatre m’explique que l’essentiel, c’est l’effet du neuroleptique au niveau du cerveau et que oui, il soit possible que mon foie ou mes reins fonctionnent bien et expliquent ce niveau.

Autres questions: y a-t-il encore des chats dans les stations? Oui, selon un soignant, mais pas partout, ça dépend de la pathologie des patients. Est-ce que les chambres d’isolation sont toujours peintes en fuchsia, couleur paraît-il choisie pour calmer les psychotiques les plus excités? Apparemment, elles sont grises crème maintenant. La nouvelle mode de la psychiatrie, quoi….

Je finis ma visite par le stand de religion. Ils proposent de choisir une citation, puis de marcher dans le labyrinthe en concentrant ses pensées dessus. Je choisis « Le bonheur ne se reconnaît pas avec la tête, mais avec le coeur ».

Avant de commencer mon tour, j’explique à la dame responsable du stand qu’habituellement, je ne crois pas en Dieu, mais qu’en psychose, je suis non seulement convaincu de son existence, mais je me prends pour Jésus-Christ sauveur de l’humanité, en précisant que ce genre d’idées est répandu chez les patients en crise.

Elle est un peu dépassée et me remet symboliquement une petite boîte de sel. D’autres personnes arrivent au stand et je termine mon tour avant de me diriger vers la gare de Brugg.

J’aurais pu ramener d’autres souvenirs, un parapluie estampillé PDAG, une bouteille en plastique, etc… mais non, je ne vois pas l’intérêt de me charger de ce genre d’accessoires.

C’est avec une certaine fatigue émotionnelle que je termine cette journée en jouant un peu au piano chez moi.

Développement personnel·Rétrospective·Tennis

L’année 2021 en rétrospective

Disons-le tout net: ça fait huit ans que je ne me suis plus senti aussi bien!

Depuis que j’ai dû arrêter de travailler pour Colt début 2014, j’ai dû faire face à pas mal de grosses difficultés. Au désespoir entretenu par l’incertitude succède maintenant une vie de préretraité s’occupant avec des loisirs intéressants.

Je prends conscience de la finitude de mon existence et j’entends bien profiter du temps qu’il me reste!

En complément du soutien de ma famille et de mes amis, j’ai décidé de faire appel à une coach de vie.

Cette prise de contact est le fruit du hasard. En fait, j’avais acheté début janvier 2021 une formation assez chère pour créer un blog-business. J’étais à la recherche d’une idée de thème de blog et je pensais peut-être faire un blog sur le vin avec mon ami Patrice.

J’ai d’abord voulu améliorer ma relation avec ma mère, au point mort suite à l’article de blog sur la mort de mon père. Les séances de coaching se sont d’abord enchaînées sans trop de résultat. Les discussions se sont étendues aux situations de vie en général. Ma coach ne me ménage pas, mais son approche structurée correspond à mes besoins.

Autre facteur d’amélioration: le tennis. J’ai timidement recommencé il y a plus de quatre ans avec de gros soucis de coordination. L’objectif est maintenant devenu de réintégrer l’équipe d’Interclub de Bremgarten, que j’ai dû quitter en 2014 en raison de mes problèmes de santé, en essayant d’atteindre à moyen terme le classement R7 (environ 30/2 en France).

J’ai actuellement deux coachs de tennis. Je reste fidèle à Jarda, mon coach de Bad Schinznach, mais pour la technique, c’est Flo de la TAD (Tennis Academy Dedial) qui s’en occupe essentiellement. À peine âgé de 20 ans, Flo a déjà une expérience exceptionnelle du tennis. Au moment où j’écris, Flo doit malheureusement faire une pause pour se rétablir d’une blessure à l’épaule. La TAD coûte une blinde, mais les méthodes d’entraînement sont au top, aussi bien didactiques qu’au niveau des équipements utilisés.

Voilà Flo avec à la Rafa Nadal Academy, où il a passé deux années à s’entraîner pour essayer de rentrer sur le circuit professionnel de l’ATP.

Le piano est presque devenu aussi important que le tennis. Là aussi, j’ai deux jeunes profs, une franco-israélienne habitant près de Tel-Aviv et une franco-suisse habitant en France. Avec la seconde, on travaille des morceaux chant + piano. J’avais commencé l’année avec ma prof de piano de l’école de musique de Bremgarten, mais j’ai suspendu les cours en août en raison d’une discussion anti-vaccin.

À priori, ça peut paraître étrange de prendre des cours de piano par Zoom, mais en pratique, ça marche très bien. Lorsque je joue, je mets en marche la seconde caméra fixée sur un trépied pour que les profs puissent voir mes mains.

Je suis très content de ces cours. Malgré mes légers problèmes de mémoire, j’arrive à progresser. Il semble que la mémoire musicale soit moins affectée. Je prends plaisir à me concentrer pendant deux mois sur un nouveau morceau, motivé par des techniques d’apprentissage avancées.

Autre élément important en 2021: le lancement d’un forum pour schizophrènes. Début septembre, le docteur Dupagne (DDD) annonce la fermeture du forum Atoute, prévue pour fin février 2022. Ce forum m’a beaucoup apporté par les discussions, les vidéos de nouvelles musiques, les contacts que j’ai pu établir. DDD ne souhaite pas léguer son forum à une autre personne, mais a encouragé les membres à s’organiser pour monter quelque chose de neuf.

Je n’ai pas hésité à lancer un nouveau forum. Cette initiative m’a permis d’utiliser mon expérience en entreprise, ainsi que mes connaissances en création de site WordPress. L’ambiance était tendue au bout de trois mois en raison de disputes avec le modérateur du forum « Arrêter l’alcool », mais ça s’est arrangé avec son départ.

Globalement, je suis très satisfait de ma vie actuelle. J’ai appris cette année à mieux comprendre ce qui me convient et à éviter le reste. J’ai par exemple décidé d’arrêter le ski de piste. C’est trop risqué étant donné mon manque de maîtrise technique. Une chute pourrait être fatale pour la suite de ma « carrière » au tennis. Ça ne nous empêche pas de faire quelques excursions à la montagne avec ma femme.

Blog·Développement personnel·e-Concierge

Des nouvelles du blog-business

C’est par une publicité Facebook ou Instagram que je suis tombé mi-janvier sur la formation d’Olivier Roland pour devenir Blogueur Pro. Les premières vidéos m’ont fasciné. Découvrir l’éco-système d’un blog-business, avoir une deuxième chance en tant qu’entrepreneur, s’occuper intelligemment pendant le semi-confinement (pas de tennis…), connaître de nouvelles personnes, tout cela m’a convaincu de me lancer dans l’aventure.

Ce projet à prix relativement élevé (2’000 euros + frais de site) a provoqué l’ire de mon épouse, inquiète de me voir levé régulièrement à 5 heures du matin pour travailler sur mon ordinateur. Un sommeil court associé à un projet grandiose a presque toujours été un signe annonciateur de rechute en psychose.

Ma première idée de blog-business était de faire un blog sur le vin en collaboration avec un de mes amis ayant un diplôme de sommelier. Je garde un excellent souvenir de notre achat de vin en préparation d’une visite d’amis de ma femme à la maison.

Après réflexion et un bon repas, on a laissé tomber cette idée, vu que la concurrence est très forte dans ce domaine.

Mais j’avais déjà une idée de secours… Construire un moteur de recherche assisté par des personnes, où les internautes se serviraient d’une case de texte pour soumettre leur souhait de recherche à un team de bénévoles. Par exemple sur le thème du sommeil perturbé: donner des pistes originales pour l’hypnose et le neurofeedback dynamical.

Ce n’est pas très loin de l’idée grandiose que j’avais développé lors de mes psychoses à répétition… Mais j’avais confiance dans la méthode « Ikea » de la formation Blogueur Pro pour valider mon idée de business et faire mes premiers pas.

J’ai donc payé la formation, en espérant que le premier cours me permette de trouver une idée plus appropriée. Le remboursement était garanti sous 30 jours ou au bout d’un an, si on n’atteint pas 2’000 euros de chiffre d’affaires mensuel, à la condition d’avoir suivi scrupuleusement la méthode.

Ma prochaine idée était donc de construire un blog avec des tutorials pour aider les personnes ayant du mal à se servir d’un smartphone ou d’un ordinateur. C’est peut-être une annonce pour un service de bénévolat dans une association de quartier proche de mon domicile qui m’a mis sur cette piste.

Entretemps, ma femme a reçu un Mac Air pour son travail de professeur de français à l’école primaire. Cela me permet de découvrir le monde d’Apple en complément de Windows/Androïd et de constater que la recherche de solutions sur Internet est une activité qui me convient bien.

Après avoir suivi le premier module de la formation Blogueur Pro, je m’aperçois qu’il sera plus difficile que prévu d’écrire de multiples articles de qualité et de faire de bonnes vidéos pour du support informatique. Mon premier article ne m’apporte aucun trafic supplémentaire, bien que réalisé en respectant toutes les règles du référencement (utiliser les mots-clé, etc…).

Je ne vois pas l’utilité de continuer la formation. Olivier Roland explique dans le module 2 qu’on va faire face à une traversée du désert et lance un challenge d’écrire un article par jour pendant 30 jours pour créér du contenu. Ce n’est pas réaliste pour moi… Je lui propose poliment de me rembourser partiellement la formation, mais au bout de deux mois, il est bien entendu trop tard…

Je ne me fais pas d’illusion sur le remboursement au bout d’un an. Il semble que 80% à 90% des personnes ayant acheté la formation ne vont pas au bout. On peut mettre ça sur le compte de leur manque de discipline, mais c’est un peu facile comme argument. Je pense tout simplement qu’il faut une bonne idée de blog-business pour se lancer ET du talent pour écrire des articles.

Bon, pour finir, je me lâche un peu… Voici une vidéo qu’on peut trouver directement sous le site d’Olivier Roland:

Olivier Roland fait croire à ses clients potentiels qu’il suffit de suivre la formation en mode Ikea pour réussir. C’est évidemment faux, dans la mesure où la plupart des idées de blog-business de ses élèves ne sont pas monétisables.

Certains blogueurs gagnent bien leur vie avec leur business, mais ils ont tout simplement du talent, et ça, ça ne s’apprend pas…!

Voici un bon exemple:

Blog·Développement personnel·Social Media

Masterclasse Blogueur Pro – mon idée de business

Jusqu’à présent, mon idée de business était de créer un blog autour des accords mets/vins. En recherchant par Google ce qui existe déjà, je me suis rendu compte que même avec la collaboration de mon ami sommelier, j’échouerai sans doute à atteindre l’objectif d’un business monétisable, d’où une frustration probable.

Je suis tombé par hasard sur un excellent blog sur le vin, voici un article grâce à un contact sur mon forum pour personnes souffrant de schizophrénie. La rédactrice du blog, Emilie, ancienne sommelière avait mentionné sur son site qu’elle était à la recherche d’un co-rédacteur. Pendant notre discussion téléphonique, je me suis rapidement rendu compte que je ne serai pas à la hauteur, et que mes objectifs n’étaient pas clairs. Il faut dire qu’Emilie est également Coach de vie et d’entreprise. Son approche structurée m’a beaucoup aidé à réaliser la situation.

J’étais donc en panne d’idées, mais la garantie de remboursement de la formation sous 30 jours sans condition me permettait de commencer à suivre les instructions des vidéos. Une étape décisive était l’identification des forces, des domaines où je sais plus que la moyenne des gens, mon éducation, mes talents, ainsi que mon profil psychologique.

Mes forces

  • esprit éclectique
  • résilience psychique
  • capacité à répéter les efforts
  • sens de ce qui est beau
  • bon vendeur de soi
  • grande tolérance

Mes domaines d’expertise

  • technique au tennis
  • gérer les psychoses et se rétablir
  • project management
  • process management
  • système de gestion de commandes
  • vente
  • porno (oui, oui…)

Mon éducation

  • techniques de vente et de marketing
  • bourse
  • efficacité
  • langues et cultures étrangères

Mes talents

  • communiquer, aussi avec des communautés
  • networking
  • one-man army
  • Out-of-the-box thinking (intraduisible…)
  • trouver du soutien et de l’inspiration auprès des autres
  • découvrir, serendipity
  • bon instinct
  • débouillard
  • oser
  • vendre
  • être original
  • esprit de synthèse et de simplification
  • attention aux détails
  • structuré
  • discipliné, déterminé, appliqué
  • trouver des solutions
  • keine Berührungsängste (intraduisible…)
  • nicht zu schade, etwas zu machen (intraduisible…)
  • flexible

Strength finder

  • adaptibiilty
  • futuristic
  • command
  • etc…

Mon idée de business

Savez-vous ce que font les concierges dans les hôtels de luxe? Ils trouvent l’impossible pour leurs clients!

Voici un lien. Mon idée de blog-business est de proposer un service similaire via le net, accessible à tout le monde.

Mon site s’appellera e-concierge.blog.

Je travaillerai donc comme un concierge d’un 5 étoiles, trouvant ce qu’il faut trouver.

Je me servirai de mon réseau de connaissances, que je vais évidemment rapidement développer.

Le blog va également avoir un côté inspirateur, ou divertissant en publiant les recherches les plus folles.

Le domaine econcierge.blog était déjà réservé, il est redirigé vers ce lien. C’est un service de conciergerie.

J’ai bien cherché, il n’existe pas de service équivalent.

Exemples d’activités réussies récemment

  • trouvé un étui de mobile pour mon voisin, la marque Honor étant assez peu connue
  • trouvé le prix de la formation Masterclasse Blogueur Pro en une minute
  • trouvé un concurrent à Masterclasse Blogueur Pro, Théophile Eliet, grâce à un de mes contacts
Blog·Développement personnel·Social Media

Masterclasse Blogueur Pro – inscription

Ouf, voilà une semaine chargée en émotions…

Le 18 janvier, une publicité dans mon fil Facebook (ou Instagram?) retient toute mon attention. C’est une invitation à une présentation d’un cours en ligne de création de blog, la Masterclasse Blogueur Pro d’Olivier Roland. Je m’inscris illico, en mentionnant mon adresse e-mail « créative » pour éviter tout risque ultérieur de spam.

Le premier e-mail arrive aussitôt. Surprise, je reçois gratuitement un booklet, « Vivez la vie de vos rêves ».

2021-01-27

Je suis d’abord un peu dépassé par le flot d’informations et le rythme soutenu de la série d’e-mails qui va suivre et je lis le texte seulement en diagonale. Le timing de cette formation est bon, puisque je suis actuellement privé de mon hobby favori, le tennis. Autre motivation: le désir de faire quelque chose qui m’inspire, m’occupe, me met en contact avec d’autres personnes.

Je lirai le booklet seulement quelques jours plus tard. Le fait de recevoir des conseils concrêts et utiles dans les vidéos me donne confiance dans la qualité du service payant. L’expérience d’Olivier Roland et son honnêteté sont convaincants.

Le prix de la formation n’est pas mentionné dans les e-mails, ni affiché sur son site . Grazie Google, je réussis à trouver le prix dans un article indépendant, 1’997 euros. Le prix restera tabou jusqu’à la fin de l’ultime présentation.

Olivier Roland propose dans la 1ère vidéo de la masterclasse de partir à la rencontre de blogueurs ayant réussi en suivant sa méthode. Ils ont tous pour point commun d’avoir démarré leur blog à temps partiel, de n’avoir aucune expérience du blogging, de n’avoir investi qu’une faible somme pour créer leur business, d’avoir vu leur business se développer énormément pendant la crise de 2020, grâce au fait qu’il est entièrement sur le web et de pratiquer une de leurs passions tout en aidant des milliers de personnes dans leur domaine.

Un groupe Facebook et un groupe Telegram sont formés pour joindre une communauté. Je rejoins les deux. Facebook est évidemment beaucoup plus adapté, mais le fait de faire partie d’un groupe secret Telegram flatte mon ego. Le groupe Facebook s’appelle « Masterclasse Blogueur Pro 2021 ». Olivier Roland mentionne dans ses présentations qu’une nouvelle scéance de formation aura lieu au plus tôt dans six mois, ceci pour créer un effet de rareté. C’est le jeu…

En préalable à la Masterclasse Facebook, un fil de commentaires est créé sur une autre plateforme afin d’inciter les participants à formuler le projet de leurs rêves et à s’impliquer davantage.

La Masterclasse Facebook est animée par des employés d’Olivier qui souhaitent la bienvenue aux nouveaux participants et les encouragent avec des likes et des commentaires. Ils peuvent se présenter avec leur projet, ceci avec l’aval des modérateurs du groupe pour les nouveaux articles. Le flot d’idées m’inspire. L’activité des commentaires est grisante. Je dois faire attention à ma santé. Ma suractivité sur Facebook engendre une excitation inhabituelle, proche de celle qui m’a précipité vers mes multiples rechutes en psychose. Je regarde les notifications sur mon portable en permanence. Je commence à ne plus dormir assez. Dans ces circonstances, je prends en complément de la quétiapine dosée à 25 ou 50 mg lorsque je me réveille la nuit. C’est un neuroleptique, dosé à environ 400 mg en dose de maintien pour éviter les rechutes. L’Abilify, mon médicament de maintien principal n’aide pas vraiment à passer de bonnes nuits, c’est en fait plutôt un médicament boostant, générant même des insomnies ou des réveils anticipés.

Les e-mails contiennent des liens vers les vidéos des bloggeurs qui ont réussi à développer leur activité de façon significative, en générant plus de 100’000 euros par an de revenus. Ils sont dans des secteurs très variés. Leur réussite incite à faire croire que n’importe qui peut y arriver. On est maintenant à fond dans leur tunnel de vente.

Voici le lien vers la vidéo de Coline et Rémy.

Le bombardement d’e-mails continue à raison d’un à trois par jour. Le succès est au rendez-vous, puisque plus de 2’000 personnes ont rejoint le groupe Facebook de la Masterclasse Blogueur Pro. Chouette, je fais partie d’un groupe de gens motivés à réussir!

Le prochain e-mail encourage à faire des vidéos de soi, ça fait plus authentique et permet de véhiculer des émotions.

Les participants les plus avertis ajoutent un hashtag dans leur présentation, #jaipeurmaisjelefaisquandmême ou #monidée. Belle BD, « je préfère avoir peur et le faire quand même ».

2021-01-27 (2)

Les gourous de vente sur Internet ont presque tous un point commun: ils n’ont pas vraiment fait d’études. Mais ce sont des bêtes à concours lorsqu’il s’agit de vendre leurs services/produits.

Le prochain e-mail annonce un atelier pour gagner de l’argent sur Internet avec un blog et son écosystème (chaîne Youtube, page Facebook, compte Instagram, etc.) en 2021 et au-delà, comment bien choisir le sujet de son blog… et comment être sûr qu’il s’agit d’un domaine qui rapporte, les 3 ingrédients indispensables pour faire du blog une réussite, l’outil indispensable qui fait LA différence entre 300 euros par mois et 3000 euros par mois et que 95% des blogueurs ne connaissent pas, et comment générer des revenus importants en quelques jours.

Afin d’avoir la meilleure expérience, il est recommandé de suivre l’atelier sur un ordinateur plutôt qu’un smartphone ou une tablette, car la présentation est conçue pour être affichée au mieux sur un grand écran.

L’effet de rareté continue. Olivier Roland mentionne dans son e-mail que le nombre de places à la prochaine web conférence est limité par son logiciel à 2’000.

La prochaine vidéo montrera les 5 critères pour réussir un blog en partant de zéro. Olivier Roland explique ses débuts difficiles, où il n’a pratiquement pas gagné d’argent en un an avec son blog technologique, Technosmart.
Cette humilité est dangereusement convaincante, puisqu’on croit que n’importe qui peut réussir grâce à ses méthodes.

Olivier Roland explique que pour trouver une idée de blog qui vous passionne, il suffit de noter les dix premières idées qui viennent spontanément. Il présente le triangle de la réussite et les 3 éléments indispensables pour réussir son blog (à compléter). En ajoutant un commentaire sur une nouvelle page, on a accès à 204 études de bloggeurs.
C’est impressionnant!

À noter le compteur de jours, heures et minutes qui décompte le temps restant jusqu’à la fin de l’accès aux vidéos.

La 3è vidéo explique les 7 erreurs à ne pas commettre pour devenir libre et indépendant grâce au blog. En cadeau, on nous offre également une vidéo « comment installer un blog au design professionnel en 5 minutes ».

La prochaine étape est la grand-messe de présentation de dimanche soir, le 24 janvier. Jusqu’à présent, les vidéos d’Olivier Roland étaient des enregistrements. La scéance du 24 janvier sera en interaction. Les participants pourront poser leurs questions par la vidéo Facebook ou bien sur le canal Youtube.

La date d’ouverture des inscriptions ainsi que le prix de la formation sont dévoilées. Je suis chaud bouillant et impatient de m’inscrire à partir du mardi 26 janvier. Pour l’instant, je n’ai pas d’idée de blog-business monétisable, mais je me dis qu’avec ma créativité, je vais y arriver.

Olivier Roland a réponse à tout. Des participants lui demandent son avis concernant la viabilité de leur projet. Il leur répond qu’il n’est pas Dieu, donc ne sait pas tout sur toutes les branches d’activité du monde. Honnête, mais très fort!

Evidemment, il mentionne que les vidéos gratuites des bloggeurs ayant réussi seront retirées d’Internet après la clôture des inscriptions.

Mardi 26 janvier, enfin la délivrance, je peux m’inscrire! Le site a quelques bugs, mais en s’y reprenant à deux fois, ça fonctionne.

À noter la garantie satisfait ou remboursé sans condition au bout de 30 jours, ainsi que la garantie de remboursement si au bout d’une année, on n’a pas atteint 2’000 euros de revenus (sous condition d’avoir suivi la méthode).

Fin provisoire de l’histoire, les aventures continuent!

Pour moi, le bilan est pour l’instant positif. J’ai passé un bon moment à visionner les vidéos, à échanger avec d’autres sur le groupe privé Facebook de la Masterclasse. J’ai créé une page Facebook « Sommelier à la maison » en invitant mes contacts. Environ 10 sur 80 ont accepté. J’ai pu discuter de mon projet de blog d’accord vins/mets avec trois amis irl. Deux m’ont même invité à manger chez eux, ce qu’ils n’avaient jamais fait jusque là. Un de mes amis travaillant dans le domaine de la création de sites web a confirmé que j’avais encore la tête sur les épaules, ce qui a rassuré ma femme.

Ma femme m’a d’ailleurs roué de coups avec ses poings lorsque je lui ai annoncé que j’allais m’inscrire. Plusieurs raisons à cela: son aversion de Social Media, mais surtout sa crainte que je rechute en psychose ou que je me laisse embobiner par un gourou. J’admets qu’en 2017, en crise psychotique, j’ai failli rejoindre le groupe des Mormons.

L’excitation du démarrage d’une nouvelle activité est normale. C’est d’ailleurs ce que dit Olivier Roland. Mais là, j’ai encore le cerveau chauffé alors que j’ai bien ralenti mon activité. Le lavage de cerveau de son arsenal de vente a fait son effet… Mais je me dis qu’à défaut de réussir mon blog-business, je pourrais écrire un livre sur les arnaques du web. On m’a rendu attentif au fait que la formation d’Olivier Roland n’était pas à la hauteur des attentes, mais je me suis quand même décidé, étant donné que ça m’occupe, m’enrichit et que je crois pouvoir faire valoir mon droit au remboursement si nécessaire.

Un peu plus tard

Maintenant il est une heure du matin et je n’arrive pas à m’endormir. Je suis en train de me documenter sur le neurofeedback dynamique. C’est une technologie nouvelle en Suisse (et en France).

L’excitation agit sur moi comme une drogue puissante. Elle a été alimentée pendant plusieurs jours par ma suractivité sur les réseaux sociaux, les e-mails, les vidéos YouTube et ma découverte grisante de la méthode d’Olivier Roland. Ce n’est pas toutes les cinq minutes que je consulte mon mobile ou mon ordinateur pour voir si quelqu’un a écrit quelque chose de nouveau, ou mis un like ou un commentaire sur mes articles, mais toutes les 10 secondes.

Je suis un peu sonné. Je sens mon cerveau épuisé lorsque je me lève, ainsi que tout mon corps fatigué. D’écrire ces lignes me fait baîller, c’est un bon signe. J’écoute de la musique relaxante mais vivante, actuellement Worakls Coeur de la nuit. Je change en choisissant la Sarabande d’Haendel, une musique qui me rappelle mes séjours en clinique psychiatrique.

Je ne peux pas m’empêcher d’aller voir si quelqu’un a commenté ma dernière contribution sur le forum Atoute. Pourquoi? À cette heure, il reste très peu de monde en activité. Je ne vais finalement pas jeter un coup d’oeil.

Habituellement, 50 mg de quétiapine me suffisent pour me rendormir. Là, c’est comme si je n’avais rien pris. Je regarde par la fenêtre. Ma femme se réveille. Elle dort sur le canapé du rez-de-chaussée, comme d’habitude.
Je suis au premier étage. Je pose mon casque et je vais me coucher illico.

Ce soir, j’ai mangé une boîte de sardines en complément. Lorsque je suis en état pré-psychotique, j’ai tendance à aimer les maqueraux et les sardines, alors qu’en temps normal, je suis moins attiré.

Il me semble que la musique ne m’aide pas à m’endormir, quelle qu’elle soit. C’est une source de sollicitations pour le cerveau.

Je repense à l’instant où j’ai découvert mon idée de business-blog. Cela supposait-il un état « up », dopé par la dopamine générée par cette phase créative du projet?

Nouveau baîllement et regard par la fenêtre. Sortie progressive du tunnel mental dans lequel je me suis retrouvé chassé ou plutôt volontairement engagé. Encore un baîllement. Prise de conscience de mes joues un peu creusées par la fatigue.

Je remarque qu’il faut recharger mon mobile. Je règle le réveil sur 7h15. Ma femme est en vacances, mais Paula, notre femme de ménage, vient un peu après 7h45.

Les « Like » sur Facebook, ça me rappelle peut-être mon enfance. Devenir dépendant de l’amour accordé de manière conditionnelle. Je sens maintenant mes tempes. Pipi. Je me regarde dans la glace. J’ai une sale gueule, fatigué. Je me pèse, 94.5 kg, soit trois kilos de moins qu’il y a encore une semaine. Assurément, la suractivité fait maigrir. C’est associé au fait qu’étant donné que je suis occupé, je pense moins à manger.

Bon, ça devrait suffire… dodo…